Vous en connaissez beaucoup qui se lèveraient à 4h du mat' leur premier jour de vacances, pour se taper 2h30 de voiture dans le seul but d'aller faire 80 bornes de VTT ? Ben oui, le Pédalator et La Mary; faut vraiment être passionnés de VTT tout de même ! En plus, 4h du mat', je crois qu'il n'y a qu'au
Grand Raid Cristalp que je me suis levé aussi tôt pour aller pédaler.
Amusant de quitter le gîte dans la nuit, juste éclairés à la lueur d'une frontale pour descendre le sentier du village menant au parking.
Le trajet Jansac-Ardèche s'est fait rapidement, il faut dire qu'à 5h du matin un dimanche on ne croise quasi personne dans ce coin. Coté Ardèche,
des petites routes tournicotant sans cesse et montant parfois bien sévère, ça doit être sympa et sportif en vélo de route par ici. Ce coin est bien vert et un bon orage a bien mouillé le terrain par endroit, mais le ciel est assez dégagé ce matin.
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Nous démarrons à 7h37 au pied de la Vierge, on passe le pont passant au dessus de La Saliouse, puis on remonte une
petite rue du village, on traverse la D278, puis d'emblée nous sommes mis au parfum en abordant le premier sentier, petit plateau
enclenché, ça monte de suite.
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Le sentier grimpe pas mal durant 700m, au début on y roule sur l'herbe couchée encore
humide sous laquelle quelques cailloux se cachent pour faire ripper nos roues, mais ça grimpe sans trop forcer, puis nous
entrons dans un sous bois de sapins sombre où l'on roule sur un sol de terre brune avec quelques petites racines. Deux virages
et nous débouchons sur une petite route que nous suivons sur 1,2km, en légère descente au début puis en douce montée par la
suite. On quitte le goudron en prenant à gauche un petit sentier qui grimpe doucement en balcon sous les sapins. Je m'arrête
quelques instant pour tomber la veste, la grimpette m'ayant mis à bonne température. Le sentier se poursuit en grimpant durant
700m, puis on revient sur une petite route. |
La route grimpe doucement sur 1,8km, on suit alors deux autres vététistes, puis on
commence à redescendre sur 1km jusqu'à un virage d'où part une piste forestière. Là, plus de marque de balisage;chiotte, on a
loupé quelque chose, en faisant trop confiance à ceux qui nous précédaient. On repart en montée et l'on retrouve des vététistes
et le balisage sur une piste partant à droite. Il faut noter que le balisage était en majorité effectué avec des flèches de
peinture orange au sol, avec des points de confirmation, mais à plusieurs reprises on a trouvé que sur certains changements de
direction une rubalise aurait été la bienvenue car parfois il nous fallait chercher quelques instants la marque du balisage peu
visible dans l'axe de progression, ou en partie effacée sur la terre ou l'herbe. |
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Nous progressons ensuite en montant, puis redescendant un peu avant de remonter encore, sur des
chemins forestiers agréables et quelques portions de petite route, jusqu'au village de Saint Clément où se trouvait
monté le premier ravitaillement, situé au kilomètre 14, point dégagé d'où l'on pouvait admirer la vue tout en
refaisant quelques forces avec les victuailles proposées; sucreries traditionnelles agrémentées de spécialités locales comme du
saucisson ou du fromage; un peu tôt pour le salé, mais plus tard il sera le bienvenu. |
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| Nous repartons du ravito par une descente sur un sentier sympa, avec petits virages en
sous-bois, puis un bout de piste et un court morceau de bitume augmentent notre vitesse jusqu'à La Ribette, un creux
du relief. Passage de barrière. |
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Maintenant on remonte par un chemin qui monte pas mal sur plus d'un kilomètre, moulinette en
action, le sol mélange cailloux et herbes, nous avons le temps d'observer les beaux paysages du coin. Mary dépasse une autre
participante, Nathalie qui roule pas mal, on l'a retrouvera tout au long du parcours et à l'arrivée, son mari roule devant avec
son pote puis l'attende.
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La montée se poursuit maintenant sur des pistes et chemins forestiers agréables, qui grimpent doucement en nous emmenant
faire le tour du Mont Signon, où se trouve prés du sommet une ancienne carrière de lauze, ces grandes plaques de pierres au son si claire lorsqu'elles s'entrechoquent, puis on suit un instant une petite route descendante vers Chaudeyrolles. |
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Montée douce sur piste, on chemine un instant sur ces pistes larges et ce décor qui me rappel un peu le plateau de l'Aubrac, puis descente rapide sur piste caillouteuse, suivie d'un bout de goudron menant vers Chantemerle. Petite erreur d'aiguillage en suivant Nathalie qui suivait la voie empruntée l'an dernier, demi-tour et reprise du droit chemin dont Mary avait pourtant bien repérée la direction. Un bout de petite route, puis on la quitte pour emprunter le sentier du GR73. |
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Une petite bosse au début, puis on bascule dans une descente rapide sur piste un peu défoncée, avec un peu de caillasses et des bouts de bois, puis la piste devient chemin de terre qui va grimper assez fort dans les bois à ce que j'en vois depuis le bas. Je m'arrête quelques instants pour vidange biologique. Tiens que vois-je venir à l'horizon, un maillot rose; ne serait-ce pas un Sanglier égaré en Ardèche ? Mais si, c'est Yves que voici. |
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Il s'arrête et on se serre la patte, il a de la famille dans le coin et profite de l'occasion pour venir faire cette rando, avant de rejoindre son lieu de villégiature estivale dans les Alpes. Pendant ce temps là les filles ont continuées, alors je remonte en selle et part à l'attaque de la grimpette, malgré notre rythme cool je ne reverrais Yves que de loin à l'arrivée, il a du s'arrêter prendre des photos. |
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La montée est assez forte sur chemin dans les bois, puis sur sentier entre les herbes, gros cailloux éparses, un instant en lisière du bois de résineux, puis on entre dans le sous-bois sombre, j'ai rattrapé puis dépassé les filles car ça grimpe et le sentier devient technique, moult racines se mettent en travers de notre progression, puis 2 ou 3 passages de gros cailloux nécessitent un peu de marche sur quelques mètres, j'arrive à rester assez souvent sur le vélo et apprécie les capacités de franchissement du SPARK dont les 110mm de débattement à l'arrière font merveille, un long passage technique sympa puis ça grimpe trop fort avec trop de grosses caillasses vers le sommet, voir une grosse marche où le vélo doit être soulevé. |
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On débouche sur un replat des pentes du Mont Mézenc, donnant une belle vue sur les environs. Dommage que le temps se couvre, ce matin le ciel était bleu avec du soleil. J'attend les filles, aide Mary à tirer son vélo au dessus de la marche, puis on repart en suivant le sentier qui chemine doucement sur les pentes du Mont, des passages techniques sympa, puis on commence à redescendre en suivant le sentier du GR7. |
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On traverse la route au niveau de la Croix de Peccata, on pensait trouver là un ravito mais non, juste un parking avec un tas de voitures, le miam ce sera pour plus tard. On descend en face une petite piste forestière en herbe, arrivons à un carrefour et là plus de balisage. On essaye à gauche sur 50m et on retombe sur une piste en dur plus large où nos compères de route aperçoivent le balisage, good on est de retour sur la bonne
voie, à droite toute. On embraye sur la piste qui tourne autour du du Mont d'Alambre, puis on commence à remonter sur un sentier, on retraverse la route on se dirige vers un petit sentier sympa en descente qui longe une zone boisée, petits virages, obstacles, ornières, j'ai l'impression de retrouver des passages et des paysages comme on en trouve en Auvergne du coté de La Bourboule. Un court bout de route et on attaque un sentier qui grimpe dans l'herbe vers
Les Roches des Cuzets, pas trop de rendement, on a le temps d'admirer les belles fleurs locales. Un coup de jarret, retour sur un chemin plus roulable, ça descend assez vite, prudence plus bas car le chemin comporte des virages avec pierres fuyantes, un gars du sud en semi-rigide nous passe toutes voiles dehors, on arrive dans un virage où un petit attroupement annonce notre arrivée devant le 2ème ravitaillement, situé au kilomètre 44, on l'attendait celui-là. La table est
bien pourvue, en sucré comme en salé : saucisson, formage, du pain. Il y a même d'excellent yaourt aux fruits et céréales, dont deux exemplaires seront vite avalés. J'en profite pour remplir le Camelback car il commence à faire chaud. On prend le temps de bien se restaurer, puis on repart.
Le parcours grimpe alors en nous emmenant par des chemins et des sentiers agréables vers le pied du Suc de Taupernas, puis on grimpe au Suc de la Lauzière. Le profil est maintenant descendant en majorité, on suit des sentiers et des chemins agréables, jusqu'à la traversée de la D378 où l'on récupère une large piste forestière. On va la suivre durant 6km en descente, de grands lacets en sous-bois, pas très intéressant alors on s'amuse à mettre la plaque et dévaler ça
rapidement, relance aux virages, ça secoue un peu avec les gros graviers éparses, on découche sur une petite route qui remonte vers Borée. |
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Mais on tourne avant, dans un sentier qui grimpe entre des murets de pierres, sol en herbe avec quelques cailloux dessous, avec sur notre gauche la vision du Gouleyou, puis on grimpe pour faire le tour des Roches de Borée et on redescend rapidement vers le village de Borée que l'on traverse pour suivre une petite route sur le bord de laquelle était installé le 3ème ravitaillement, au kilomètre 64. Petite
pause restauration, un peu moins de choix ici, puis on repart. |
On quitte la route et on grimpe sur un chemin contournant le Rocher de Pialoux, désormais c'est pur bonheur durant 15km, avec quasi de la descente et plein de sentiers techniques, de la caillasse à la pelle, sans compter les racines, j'ai l'impression de retrouver tout le meilleur de La Valsloppet et les terrains typiques de l'Ardèche Sud. |
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Après un sentier bien technique en descente, de la pente et des virages avec de la grosse caillasse, où j'était bien content de presque tout passer sur le vélo, on file vers St-Martin de Valamas. |
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Là nous attendait la bonne grosse remontée, le truc à faire rendre les armes à tout vététiste bien cuit en fin de parcours, commençant par un chemin tout pavé de gros cailloux remontant assez fort, les filles ont préféré le monter à pied mais ça se montait sans trop de difficulté, puis après un replat on mettait la deuxième couche, sur un sentier un peu plus facile sauf le dernier coup de cul pour arriver au sommet d'un tas de cailloux, on avait
alors une belle vue. |
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On repartait alors sur un petit sentier bien sympa, descendant doucement, une petite remontée en deux virage raides puis des chemins est des pistes nous ramenait au départ. Les organisateurs récupèrent notre plaque de cadre, nous donne un Tee-Shirt souvenir.
Le profil général de la rando traduit bien ce que j'en ai ressentit, à savoir l'impression de grimper sans cesse durant la
première moitié du parcours, quelques descentes rapides ponctuant notre progression, mais sans jamais descendre longtemps, puis une
seconde moitié à tendance descendante.
Plusieurs petites portions de route, on en profite pour admirer les paysages et pour récupérer un peu après des passages plus
techniques ou moins roulant. Pas mal de chemins et quelques pistes sur la première partie du parcours, peu de petits sentiers mais
la seconde partie du parcours en comporte un grand nombre bien sympa et copieusement caillouteux, les rendant techniques. La seule chose est le balisage qui est vraiment difficile à suivre par moment, pourtant on a l'habitude avec toutes les épreuves VTT auxquelles nous participons depuis des années.
On range les vélos, puis on passe sous la tente prendre le plateau repas, pour refaire les forces en papotant sous le chaud soleil, pendant que certains se trempent dans la retenue d'eau toute proche.
Nous rentrons maintenant vers la Drôme, on mettra un peu plus de temps mais c'est les vacances alors no stress. Elles commence bien avec cette rando bien sympa qui permet de voir un autre aspect de l'Ardèche, moins sèche et plus verte, moins montagneuse. Si nous sommes pas trop loin les années à venir, nous essayerons d'y revenir.