la plaque de Pédalator   

La Jean-Racine

23/04/2006 - St Rémy-lès-Chevreuse (78)

Rando 70km

ça vaut le déplacement !

Excellentissime

La Jean-Racine est l'une des meilleures et plus grosses randonnées VTT d'Île de France qui attire chaque année
un nombre impressionnant de vététistes venus profiter des beaux chemins et du cadre de la vallée de Chevreuse,
sachant trouver dans cette organisation du club Véloxygène de St-Rémy-lès-Chevreuse
le sérieux et la passion qui font le succès de cette épreuve.

En début d'année j'avait échangé quelques mails avec Fabrice (BriceXTR sur le forum VV) l'un des acteurs majeur du club organisateur, qui souhaitait cette année repousser la date de la JR en vue d'avoir de meilleures conditions météo. Après l'avoir croisé sur le sentiers des Vaux de Cernay alors qu'il était en reco avec ses gars, en février j'ai repris contact avec lui pour avoir un peu plus d 'info sur le tracé qu'il nous avait concocté pour l'édition 2006; celle-ci s'annonçait plus ardue, avec encore de nouveaux singles et passages ludico-technique qu'il sait si bien dénicher ou créer à la minime. Bref sans hésiter et grâce à sa complicité j'ai envoyé mon bulletin d'inscription pour le parcours 72km à la seconde où s'ouvraient les inscriptions.


Samedi j'ai peaufiné le montage de mon TITUS FCR Exogrid, en recoupant le pivot de fourche car j'avait trouvé ma position idéale, en remplaçant la câblerie de frein arrière Ride-On par de la NOKON (ce qui me permet de gagner quelques grammes et surtout de récupérer de la puissance du fait de l'incompressibilité de la gaine en perles d'alu), en remplaçant le pneu avant crevé dimanche dernier. J'en ai profité pour essayer le système de liquide préventif, en remplissant chaque pneu avec 40ml de ce mélange censé obturé les petits trous, comme ceux causés par les épines. Ça peut servir au retour des beaux jours en Vallée de Chevreuse, en 2005 j'y ai crevé deux fois. Ce sera la première sortie du TITUS sur une distance de 70km, ce qui va me permettre de voir si le semi-rigide est encore 'viable' pour mon dos sur terrain sec et long parcours.

Ces trois derniers jours on aura fortement sollicité le paquet de nouilles, en prévision des efforts a fournir sur le grand parcours de La Jean-Racine.

Dimanche 23 Avril

Le réveil nous rappel à l'ordre dès 5h30. Et oui, même un dimanche il faut savoir se lever très tôt si l'on veut être assuré de partir dans les premiers sur les parcours très fréquenté de La Jean-Racine. C'est un petit effort qu'il faut savoir consentir pour avoir la voie libre dans les sentiers si l'on souhaite enchaîner les montées raides et les passages techniques sans devoir poser pied à terre là où les vététistes moins aguerris calent en créant des bouchons. Alors plutôt que de râler derrière eux à la moindre difficulté et que chacun puisse trouver le plaisir de rouler à son niveau, nous prenons toujours les devants.

Nous quittons Plaisir à 6h38, direction St-Rémy. La météo a été belle ces derniers temps, le terrain devrait être bien sec et comme les températures remontent on se permet même de ressortir le cuissard court et le maillot manches courtes, sans toutefois oublier d'emmener une paire de manchettes et un coupe-vent pour affronter la fraîcheur matinale.

On arrive quelques minutes avant 7h au premier parking de St-Rémy. Mince, il est déjà rempli au 3/4; ils viennent de plus en plus tôt maintenant !

Coucou aux Bikets qui se préparent, il y a déjà Manu, Franck et Loïc. On file rapidement rejoindre le gymnase pour retirer nos plaques de cadre. L'organisation avait mis en ligne au fur et à mesure les informations concernant les pré inscrits, je connaissais donc notre numéro de plaque (Number One pour moi !) et savait à quelle table aller pour les retirer. Fichtre, il y a déjà une petite file d'attente devant les tables des pré inscrits au 55 et 70km. Un pauvre bénévole officie seul à la nôtre, il semble un peu débordé et pas encore très réveillé. En attendant, coucou et papotage avec des connaissances, Pascal un de nos Bikets, mais aussi Pascal Réparetout, ainsi qu'Olivier du VTT Saint Germain qui a un DEVINCI Moonracer comme le mien. J'arrive presque devant la table, pas de bol pour mon prédécesseur car il n'y a pas les plaques de plusieurs vététistes; le bénévole en fait donc une manuellement avec les anciennes. Pour gagner du temps je sors la mienne et celle de Mary du tas, ce qui a l'air de le déboussoler un peu, mais ça ira. Ils sont un peu perdu car il a oublié de distribuer les bons pour le sandwich aux premiers vététistes déjà passés ici. La queue derrière nous grandit déjà, mais un autre bénévole plus tonique arrive pour le seconder. Nous on en a terminé, on s'esquive avec le plan du parcours et nos plaques (jolie cette année la plaque, ça change du triangle riquiqui des années précédentes, une de plus dans ma grande collection).

On repart à la voiture se préparer. Déjà pas mal de monde circule en tout sens. Bise à Mary qui va rouler avec ses Fox (où devrais-je plutôt dire les FOX qui vont rouler avec Mary, car elle a envie de rouler...) et je file devant le gymnase. L'heure officielle du premier départ est prévue à 7h30, mais déjà les Bikets ont pris les devant sur le parcours pour éviter les bouchons. Bon, ben on va les rattraper alors. Je raz le compteur et décolle, allure sportive mais sans forcer pour le moment afin de m'échauffer.

Un kilomètre de piste cyclable, je rattrape Fabrice un de nos Bikets et roule avec lui. Hop à gauche dans le chemin qui monte vers le Bois de Méridon. Le sol est dur et nos pneus dérapent parfois sur les gros graviers du début. Le chemin se rétrécit, on entre en sous-bois, le chemin est bien caillouteux en haut sur une petite portion, puis on retrouve une allée pour un instant de répit.

BriceXTR avait raison; dès le début la couleur est annoncé, on est rapidement dans une succession de petits coup de cul où je suis bien content d'avoir pris le départ de bonne heure, ça risque déjà de coincer ici, on aura droit a de beaux sentiers non emprunté lors des éditions précédentes.

Alors que l'on progresse sur les sentiers, Seb@bes passe en coup de vent. Sans attendre, je me jette immédiatement dans son sillage et l'on va ainsi rouler tous les deux a un rythme réellement endiablé durant les 20 premiers kilomètres, descente gaz, montées au train, à peine de répit sur les portions planes, même en course je n'ai pas roulé aussi vite.

Descentes rapides avalées vraiment très vite, seul l'absence de suspension arrière du TITUS et son freinage V-Brake -auquel je me réhabitue progressivement en gardant une marge de sécurité- me limitait lorsqu'il fallait débouler dans les chemins bien secs et empierrés. Incroyable tout de même le confort du Titane dans ces conditions. J'avait tout de même le pneu arrière trop gonflé (2.4 bar) et une section un peu plus grosse que les 1.95" aurait été appréciable sur ce terrain tout sec.

On passera ensuite près du Château de Méridon, avec sa descente caillouteuse suivie de sa remontée dans l'élan et au mollet, ses beaux sentiers, puis on déboule rapidement dans une descente, le terrain est tout sec, chouette. Hop à gauche dans un chemin en creux; des gars en face remontent "ça doit pas être par là, il n'y a plus que des flèches oranges". Pourtant je vois bien une flèche rouge qui indique de tourner à gauche, donc on repart tous en descente, on arrive sur la petite route qui nous mène à Choisel. 250m de route, on traverse la D906 sécurisée par des bénévoles, on reprend le chemin en face, une longue montée progressive en sous-bois, que l'on avale au train. On arrive sur le plateau au dessus de Senlis. Descente rapide qui nous mène 160m plus bas au pied de la bonne et sévère montée -souvent la dernière de la rando de Choisel- que l'on doit gravir pour revenir sur le plateau près de la Ferme de Malvoisine et son poney-club.

En haut de cette bosse j'aperçoit le groupe de Marmotte (leur objectif; enchaîner le 70km puis le 40km) attendant wwwFabien qui avait -encore- crevé. Coucou en passant, on repart dans un single à donf.

Fabrice a décroché depuis un moment, rythme trop rapide plus problème avec ses pédales, dommage.

Durant toutes cette chevauchée effectuée TGV, mon lièvre montait presque toutes les bosses debout sur les pédales en tirant un braquet énorme (pour s'entraîner ? habitude de routier ?), ça devait l'user tout de même car arrivé sur les sommets je revenait sur lui. Enfin ça ne lui réussissait pas trop de tirer un gros braquet, car sur plusieurs petits coup de cul raides que je passait entièrement sur le VTT, je l'ai vu monter un peu à pied. Sur un sentier en dévers de terre meuble il s'est couché au sol suite à un virage avec dérapage. Dans ce rythme endiablé, moi aussi j'ai eu droit à ma gamelle en bas d'une descente rapide qui se terminait étroite entre deux pans de terre avec légère chicane, juste avant de déboucher sur la route D149. Freinage de dernière minute, bac de sable, la roue avant qui n'était plus dans l'axe se plante un peu dans le sable ou contre une racine, un V-Brake avant peut-être sollicité un peu fort, un revêtement Céramique neuf, bref la roue arrière se soulève une fois, je rattrape le coup, deux fois et hop presque par dessus le cintre, bloqué par le talus mais l'intérieur du genoux à cogné. Pas de bobo, une égratignure de rien, je suis reparti.

Une remontée dans le Bois des Boisseau et l'on arrivent sur la large piste forestière qui y circule en balcon, mais au lieu de la suivre jusqu'au bout comme font la majorité des rando, nous la quittons un instant pour descendre en suivant un balisage nous faisant passer sur un tapis de feuilles et de terre à peine marqué par le passage, on retrouve en bas un reste de sentier que l'on suit pour revenir sur l'allée forestière, peu avant le moment où elle traverse la D91 au niveau des Cascades des vaux de Cernay.

On remonte un peu la route et on rattrape le chemin qui mène aux étangs de Cernay, mais contrairement à l'habitude, on part sur un sentier à gauche, on traverse la D24 pour aller chercher en face la bosse de la Côte de Cernay qui nous amène sur le plateau de St-Robert.

On chemine un instant en lisière de bois, puis zou dans la pente en sous-bois, une belle descente un peu pentue dans la terre nous amène au début d'un beau single en dévers sur la terre meuble de bruyère, un bon kilomètre de plaisir, de courtes montagnes russes, une voie inconnue que les gars de BriceXTR ont du créer ou ressortir de l'oubli. Merci les gars du beau boulot ! Séparation 55/70km, nous on grimpe pour aller faire une petit boucle en plus vers Auffargis. Il faut dire que le 70km était constitué de 3 boucles supplémentaires qui venaient se greffer sur un tronc commun avec le parcours 55km. Pour répartir l'afflux de vététistes et avoir des parcours adaptés aux différents niveaux, le parcours 40km partait quant à lui dans un secteur complètement opposé aux 55 & 70km.

Belle descente, une montée courte et raide, mon dérailleur arrière XO-carbone a décidé de faire des siennes, en revenant complètement arrière. On l'a remis en place, mais il penchait vers l'intérieur et par la suite la chaîne est tombée par deux reprises entre la cassette et les rayons. Les vitesses ne fonctionnaient plus très bien, sur le plateau milieu ça allait sur les 4 premier pignons, puis après la chaîne sautait parfois et faisait du bruit. Par contre sur le petit plateau, ça allait sur les 4 derniers pignons, mais ça n'était pas top sur les premiers. Il fallait que j'anticipe plus le passage des vitesses à l'approche des raidillons et que je surveille dans les plus raides si la chaîne ne tentait pas de passer derrière la cassette. Mardi matin j'ai jeté un oeil sur l'arrière du TITUS; la patte de dérailleur en alu est tordue, pourtant je ne pense pas l'avoir cognée. Peut-être est-ce lié au retournement du XO. En tout cas j'ai bien fait de commander 2 pattes d'avance avec le TITUS.

On arrive au niveau de l'entrée de l'Abbaye des Vaux de Cernay, on remonte de suite par un chemin encaissé qui grimpe fort et nous ramène vers La Tuilerie. De là on aura un moment de répit avec des chemins plus roulant sur le plateau, avant d'entamer de nouvelles séances montée-descente. C'est dans une longue remontée sur chemin dur et large, vers le kilomètre 20 et des brouettes, que l'on rattrape le groupe des Bikets constitué de Franck/Loïc/Manu/Nico. J'ai regardé mon compteur à ce moment et j'avait alors 18,1km/h de moyenne... J'avait pas mon cardio ce matin, mais nul doute que l'aiguille est resté à maintes reprises collée dans le plafond. Comme je n'avait plus trop envie de rouler bourrin, car en forçant je risquait de tout laisser sur place, je laisse filer mon lièvre partir et décide de rester avec mes Bikets pour finir le parcours, ça sera plus cool et plus sympa de rouler avec eux vu que l'on n'a pas roulé ensemble depuis un moment à cause des vacances et des dimanches humides qui en ont coincé plus d'un au fond de la couette .

On arrive près de la sablière où se tenait le 1er ravito, situé au kilomètre 21,74. Très peu de vététistes. Bonjour à BriceXTR qui lâche son portable pour recueillir nos première impressions et s'enquérir de l'état du balisage : du tout bon maître ! Je grignote un bout de pain d'épice, un carré de chocolat et un quartier d'orange, pas vraiment très faim. Glou-glou d'un godet de jus d'orange, puis on repart.

Sentiers sablonneux tranquille, petite montée sableuse entre les bouquets de bruyère, chemin en dur, passage du Ru des Vaux sur des palettes de bois mises là exprès car le petit pont de bois d'à coté est pourri tout craqué, puis on rattrape le sentier du GR venant d'Auffargis et on va le suivre un peu, pour entamer une bonne remontée. Un peu de sentier puis on redescend en suivant le sentier très caillouteux menant au pont de Grandval. Loïc préfère prendre en face la voie directe plein de cailloux, nous on passe à droite par l'autre sentier plus terreux et l'on se retrouve en bas.

On suit le petit sentier qui longe le Ru des Vaux, zig-zag entre gros cailloux, zones de racines, cuvette, puis on remonte par un autre sentier qui grimpe pas mal jusqu'au GR. On le suit un peu, hop à droite pour une belle descente. On revient ainsi sur le chemin que suit le GR près de l'étang et l'Abbaye des Vaux de Cernay. Nous suivrons ensuite plein de sentiers dans ce coin des Vaux de Cernay, de quoi encore manger du dénivelé positif, récompensé par du négatif souvent bien sympathique dont des passages inconnus tracé pour l'occasion, du pentu technique marrant, le terrain avait parfois été bien chahuté par les engins forestiers qui ont laissés de nombreux bout de bois qu'il fallait éviter de se choper dans les roues. Une bonne descente suivie immédiatement de sa remontée un peu caillouteuse et l'on arrive près des anciennes carrières, l'occasion de choisir la voie 'difficile' pour s'amuser. Certains vététiste jouent la prudence et suivent le panneau 'facile'. Passage descendant court et pentu avec gros cailloux, arrivé dans le trou il fallait remonter ente cailloux et racines, finger in the nose, le Francky content de revenir au VTT après des semaines de calme suite à chute au ski. Nouveau trou de carrière avec descente-remontée, un poil plus hard mais passable sur le VTT.

Encore de beaux chemins, de bonnes suées à monter pour dévaler avec plaisir ensuite, on revient sur une partie connue de la JR de l'an passé, avec la remontée sur Champ Romery, le morceau de Plaine passant par Le Mousseau. On arrive ainsi dans la zone boisée suivante pour y suivre de nouveaux sentiers bien sympa, ce qui nous amenait au 2ème ravito situé au kilomètre 41,51 en lisière de forêt du hameau Les Baudoins. C'est là que l'on a vu arriver Damien des Koyotes. Petit grignotage et on repart.

Un court morceau de bitume, vers Les Layes, on redescend maintenant pour traverser L'Yvette, quelques mètres de bitume puis on reprend à gauche une petite route pour aller chercher le petit sentier montant avec l'escalier en rondins, qui nous amène sur le Chemin de la Porte Dorée. Voie large et plate pour se reposer et reformer le groupe, puis c'est la longue descente rapide qui mène vers Le Pommeret. Là on sait qu'on va attaquer un bon morceau, une des plus longue et grosse grimpette du coin. Petit plateau engagé, en avant toute, on laisse un peu d'écart avec les prédécesseurs au cas où ils calent, je colle la roue de Loïc, on passe le virage ou Manu a posé pied, on poursuit la grimpette et on arrive au final, il est un peu plus raide sur 2m et le sol est glissant par temps sec. Un vététiste l'aborde puis tout d'un coup commence à se retourner et tombe sur le coté, dévale 2m dans les buissons et s'arrête, un pied encore coincé dans sa cale auto. ça va ? ça va, alors on continue en terminant la montée pour attaquer le beau single qui suit.

On traverse la route en haut des Sept Tournants, on reprend le sentier en face puis on va rejoindre le Bois de Maincourt et ses sentiers sympa et la belle descente entre les gros cailloux, qui s'érode et se creuse pas mal. Peu de répit, on repart dans le sentier qui monte longuement en longeant le Ravin de l'Angoumois. En haut, surpris de voir le petit carrefour de sentier dont le sol est maintenant couvert de cailloux blanc concassés, le sentier que l'on prend à gauche est passé en quelques années d'une largeur d'un mètre à celle suffisante pour laisser passer un 4x4 et le sol est lui aussi remblayé. Plus loin c'est pareil, le petit carrefour est maintenant large et remblayé en dur. Snif.

On repart sur un chemin, puis on reprend des sentiers du Bois de la Roncerie, on arrive ainsi sur le petit single descendant, en creux avec appuis et cailloux dans le fond, qui longe le pied de la Butte Ronde. En bas on suit le sentier qui nous amène tranquillement au bas de la route des 17 Tournants où se situait le 3ème Ravito au kilomètre 53,24. Petit grignotage, les bénévoles sont bien contents de voir arriver des 'clients', seuls trois vététistes sont passés avant nous.

On repart, au moment où une ambulance pin-pon hurlant passe, sûrement un client durant la rando. Durant cette matinée, à trois reprises j'aurais entendu ces sirènes. Espérons pour les accidentés que cela ne soit pas grave.

On grimpe le sentier entre deux murs et on retraverse la route des 17 Tournants, sécurisée par un bénévole - content de voir passer du monde- pour reprendre le sentier en face, une sacré bonne grimpette où un photographe de l'organisation avait largement le temps de nous immortaliser (ça tombe bien car ayant pris le départ très tôt, le shooter officiel n'était pas encore en place quand nous sommes passé). Arrivé en haut de la bonne bosse, hop à droite toute pour suivre le beau single des 17 Tournant, à fond, tout en relances, petits sauts, virages secs, racines, creux, bref super, surtout que je suis tout seul dedans à ce moment donc gaaaaz. Des cons ont cassé par deux fois de bouteilles en verre sur le chemin.

Regroupement, on traverse la route des Dix-Sept Tournants, puis on suit le GR par des chemins bien roulant où l'on se paye une petite pointe de vitesse tout à droite, jusqu'à ce que l'on aborde la longue descente rapide qui arrive sur Chevreuse. On traverse la ville où les pompiers officient suite à maison en feu et on rejoint le pied du sentier qui monte au Château de la Madeleine, la montée classique par le chemin en lacets, pavé de cailloux et bétonné en haut, montée cool sans faire la course. Le soleil brille bien et arrivés au sommet on retire les manchettes et le coupe vent, fait chaud. On repart ensuite pour achever la boucle finale spécifique au 70km, presque identique à celle de l'an dernier à quelques sentiers prêt, un final bien cassant enchaînant montées casse-pattes sur un terrain bien sec et tout dur où les empreintes de sabots des chevaux nous secouaient bien le dos.

On arrive sur les hauts de Chevreuse, où comme l'an dernier il manquait les flèches de balisage, mais là je savait qu'elle descente prendre et tout le monde en a profité, vu qu'un paquet de vététistes revenait en arrière du chemin opposé.

Dernière descente, encore quelques petites montées, puis c'est le dernier sentier descendant qui nous ramène dans les rues de St-Rémy-lès-Chevreuses. Nous voici de retour au gymnase peu après midi.

Pas mal de monde à l'arrivée, les gars de VTT AVENTURE distribuent les prospectus pour leur Transmo. Je retrouve David et Jacky qui ont fait le 55km et s'en retourne chez eux. Une averse de pluie se met alors à tomber et tout le monde se réfugie sous les abris dispo, dans le gymnase ou sous les auvents des stands des exposants des grandes marques VTT (CANNONDALE, SCOTT, SPECIALIZED, MAGURA) . La pluie n'est pas forte et ne dure même pas dix minutes.

En attendant Mary je discute avec des connaissances, en cherchant un coin tranquille pour discuter car l'orchestre nous casse les oreilles; l'ambiance saxo est sympa, mais la sono trop forte. J'irais ensuite laver le TITUS à peine sale. Il y a plusieurs jets d'eau disponibles et il ne me faudra même pas 5 minutes d'attente pour en toucher un; il faut dire que les vélos ne sont pas bien crados et on n'y passe pas trop de temps.

Le groupe de Marmotte avec quelques forumeurs de VV est arrivé du 70km. Ils refont le plein d'eau, puis après avoir hésité, repartent finalement sur le parcours 40km comme prévu. J'aurais bien été avec eux, profiter du beau temps pour rouler encore, mais mon problème de vitesses ne m'y incite guère et je devait attendre Mary car elle n'a pas la clé du break.

Mary arrive plus tard avec les rescapés de ses FOX, bien contente elle aussi du parcours. Partis un quart d'heure après nous, ils ont été un peu plus gêné par le monde sur le parcours. Pendant que je garde les VTT, elle va chercher le sandwich saucisse plastique et cannette de Perrier.

Christophe et Pédalator
Pédalator et Christophe

On restera longuement sur place à discuter avec des connaissances, j'aurais ainsi l'occasion de rencontrer 20.100 alias TwentyNiner sur les forums. Il a fait la rando sur son 29", impressionnant la taille des roues, et en fourche rigide en plus !

Après avoir remercié BriceXTR pour cette belle édition de la JR et tout le boulot que lui et ses bénévoles ont accompli pour notre plaisir, nous quittons Saint-Rémy vers 15h30, le groupe de Marmotte n'est pas encore arrivé.

John et Pédalator
Pédalator et John

Voici une nouvelle JR qui s'achève, la meilleure pour moi avec plein de nouveaux sentiers et passages bien sympa, une infime portion de bitume, balisage nickel, ravitos comme il faut, sécurité aux traversées dangereuses. Ce matin là il y a avait 2909 inscrits à Saint-Rémy, record encore explosé ! Mais il faudra peut-être songer à limiter le nombre d'inscriptions pour le respect du milieu et éviter les embouteillages.

Pédalator


Profil du circuit
Profil du parcours 72km

Les données de Pédalator
 POLAR
S725
CM436MGPSmap
60CSx
Départ :-7h307h30
Temps roulé :-4h18'42-
Temps déplacement :--4h27
Temps total :---
Moyenne:-15,9km/h15,3
Vitesse max.:-55,3km/h55,5km/h
Distance:-68,93km68,11km
Dénivelé positif :-+1497m+933m (??? Beta version...)
Dénivelé positif IGN Rando:+2118m d'après tracé GPS
Dénivelé positif Carto Exploreur:+1898m d'après tracé GPS
Température Min/Max:-7°C/19°C-
FC Moy/Max:---
Période échantillons:-- 
Fichiers échantillons :-23042006JR70km.turRDN-70kmTRK-70km
Distance/dénivelé annoncés :72km / +1600m
Réglages2035mm2035mm-
  
Vélo : semi-rigide TITUS FCR Exogrid Moutain
Pneus : 
AV :SCHWALBEJimyTubeless2.10"2,0 bars 2035mm préventif
AR :MICHELIN COMP-S UST 1.95"2,4 bars   préventif
   
Suspensions :  
Fourche :FOX FLOAT 100RL60 psi100mm débattement fixe
      
Transmission : 22/32/44 et 11-32    

Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 22:05