la plaque de cadre de Pédalator  

La Transperseigne

09/04/2006

Villaines-la-Carelle (72)

Rando VTT 55km


Week-End Speed

Nous avions découvert La Transperseigne l'an dernier (voir CR2005) et nous avions bien aimé son tracé au travers d'une forêt disposant de quelques bonnes bosses, de sentiers bien sympa et de quelques belles descentes, bref de quoi s'amuser.

Comme nous devions revenir au Mans ce week-end pour déposer notre dossier de mariage à la Mairie du Mans, nous avons profité du déplacement pour joindre l'utile à l'agréable en allant refaire la rando organisée par les petits gars de Tourisme & Aventure.


Vendredi 12h30, je quitte le boulot, retour à l'appart pour faire rapidos le sac, préparer les affaires de vélo et manger. On enfourne tout le barda dans la voiture puis direction la mairie de Plaisir ou Mary récupère sa carte d'identité toute neuve. Il n'est pas encore 14h et l'on file maintenant vers Rambouillet récupérer l'autoroute en direction du Mans. On doit déposer notre dossier de mariage à la Mairie du Mans, qui ferme à 17h, donc faut pas traîner. Peu avant 16h le Pôpa appel sur le portablophone, pour nous conseiller d'arriver par la campagne vu que l'avenue Bollée est barrée par une course sur route qui grimpe la butte de Gazonfier.

Arrivée au Mans, dépose rapide de bagages et VTT, puis on repart vers la Mairie du Mans où l'on arrive avec la demi-heure d'avance avant fermeture. Je vous passe les détails, mais faut vraiment avoir envie de se marier pour aller affronter la préposée au guichet des mariages de la mairie du Mans. Enfin, on a quand même bien avancé l'affaire, le paternel aura juste à déposer deux papiers lundi pour que la date réservée soit enfin verrouillée.

Samedi matin, dodo prolongé pour récupérer de deux semaines chargées en boulot et couchés tardifs, puis on ira roulotter tranquillou en VTT dans les Bois de Changé pour profiter du ciel bleu et du soleil. Le terrain est bien sec. Il fait même presque trop chaud. Samedi après-midi on fait un petit tour au Véloland puis au Distri-Cycle du coin, puis on achète deux trois bricoles pour le pique-nique du dimanche midi. Couchés avant 22h, réveil programmé pour 6h00. gros dodo

Dimanche 9 avril

J'entend remuer en bas, une faible lumière filtre autour de la porte. Inquiet j'allume la lampe de chevet et jette un oeil sur ma montre. Me...de !!! 6h59...le réveil n'a pas bipé, ou ne l'aurais je pas entendu ??? Branle-bas de combat ! Debout tout le monde !!
En 20 minutes on était prêt; rasé, café-déjeuner sur le pouce, sacs refait. Chargement de la voiture en quatrième vitesse et go.

Passage par la rocade pour éviter de perdre du temps en passant par le centre, heureusement que le dimanche matin il n'y a presque personne sur la route. En roulant sportif, mais responsable, on arrivait à 8h20 dans le petit village de Villaines-la-Carelle encore bien calme à cette heure. Plus de place de parking à proximité, on a donc fait moins d'un kilomètre pour aller se joindre aux autres voitures dans les aires de parking que l'organisation de T & A gérait. On s'est ainsi retrouvé sous un grand hangar agricole, se demandant comment on en ressortirait une fois rempli, mais cela pouvait être un bon plan pour être à l'abri de la pluie et du vent au retour de la rando.

8h32

On s'habille, puis on rejoint la salle des inscriptions où l'on récupère nos plaques, parcours 55km pour 6€ par tête. Il y avait aussi les distances de 15, 25, 35 et 45km pour que chacun trouve les difficultés adaptées à sa forme du jour. Au vu du monde rencontré sur les parcours ce matin là, j'ai l'impression que le gros des participants devait être sur les parcours de 35km et 45km.

Fait pas bien chaud, le thermomètre indique 7°C, le soleil a du mal à percer le ciel un peu voilé par endroit. On devait retrouver Faby, qui vient de la région parisienne, pour rouler avec lui mais on ne l'aura pas vu.

Le premier départ était prévu à 9h, mais on a pris de l'avance -comme d'autres- en partant tranquillement à 8h45 pour éviter les bouchons aux premières difficultés.

Villaines-la-Carelle étant situé en hauteur (194m), le début du parcours commence donc par une descente progressive de 45m sur 900m vers la campagne verdoyante, pas vraiment Top pour se réchauffer car avec la vitesse de la descente et le vent du déplacement le thermomètre dégringole à 3°C et les gants longs mi-saison n'offre qu'une bien mince barrière au froid. On est donc bien vite congelé et pour se réchauffer Mary accélère le rythme sur la lente et régulière remontée qui nous rapproche de la Forêt de Perseigne.

Après 2,6km de chemins de campagne bien secs en faux plat montant doux, puis on entre en forêt où l'on prend à gauche la Route Forestière du Garde Général, la sécurité au croisement étant assurée.  Légère descente puis on quitte la route forestière pour prendre à droite une large allée en dur, légèrement gravillonnée par endroits, qui monte doucement durant 1,6km en forêt, sur la droite des zones boisées denses de sapins donnant une atmosphère assez sombre, on chemine ainsi dans la tranchée. La largeur et la durée du chemin permettra d'étaler le flot des participants du départ.

La montée progressive a le mérite de nous réchauffer, la Mary congelée ne traîne pas et ses guibolles moulinent bien vite, on dépasse peu à peu des vététistes partis aussi en avance. On arrive à un embranchement; le parcours 15km file tout droit tandis que les 25/35/45/55 partent à gauche. Chouette une petite montée, on va enfin se réchauffer. Allez hop, je grimpe rapidos les 370m de grimpette, debout sur les pédales et les mains sur les bar-ends, plateau milieu avec de la réserve de pignons. Ah, ça va mieux, les bras et les doigts commencent à dégeler, les bouts de pied sont encore au frais. Le terrain est bien sec, cool. Mary arrive à son tour, on repart en suivant La Tranchée des Fous Bernard, un chouette sentier qui descend maintenant très rapidement sur 950m entre les sapins, pas touche aux freins, ça dépote, on évite quelques bouts de bois et cailloux éparses au passage.

On débouche sur une large allée en dur, virage dans la foulée à droite et l'on remonte au train l'allée sur 1,2km jusqu'au croisement avec la route menant à la maison forestière. Là un point de sécurité assure la protection des participants. On prend en face un petit sentier qui descend sympathiquement (j'ai juste un gars devant qui touche un peu trop à ses freins -Grrrrr) puis on arrive au Carrefour des Trois Ponts.

On repart à droite pour une longue montée d'un kilomètre sur sentier, le tracé des parcours 45 et 55km poursuivant la montée tandis que les participants des 25 et 35km l'évitaient en partant sur le sentier de gauche. 200m de replat sur une allée forestière pour récupérer un peu, on remet alors le couvert avec 500m de montée. J'ai plus froid maintenant. J'attend Mary puis on entame la descente, petit sentier sympa descendant fort entre les bruyères. Par précaution je dépasse au début un participant qui en voyant le sol disparaître devant lui  s'effraie déjà de la chose en se crispant sur ses freins, mais rien bien méchant; certes le pneu dérape légèrement par endroits sur la terre noire légèrement glissante et les quelques cailloux, puis dans le petit virage à droite en dévers qui suit. Au fond du relief, passage à gué d'un petit ruisseau, courte remontée de talus en face qui se passe sans problème si on l'a bien anticipée, 1m de boue liquide peu épaisse et l'on débouche sur une grande piste en dur. Mary a écopée du boulet, mais l'a dépassée dans le début de la descente avant d'être gênée. Ses anciennes gamelles disparaissent peu à peu et elle reprend de l'assurance, rare étant les descentes raides qui la refroidisse. Parfois elle vient même à me suivre dans les descentes rapides en roue libre (quoi je bouchonne ???), passant sur son VTT bon nombre de difficultés que bien de ses homologues masculins préfèrent pédibus franchir...

Descente rapide sur 750m de la piste forestière, suivie par le GR22.

9h28

Arrivé à un carrefour, on remonte à droite durant 400m sur un sentier qui grimpe bien et nous amène ainsi sur la Ligne des Ponts Sicots. A nouveau une belle petite descente pentue nous amène au fond d'un creux du relief où coule un autre petit ruisseau. Enjambée à pied, pour éviter de planter la roue dans un trou d'eau et de terre spongieuse, puis remontée sur le vélo et attaque tout à gauche d'une courte pente bien raide. J'arrive à la force du mollet et de technique à en monter la première moitié, en évitant les cailloux et racines en travers du passage, mais une racine plus haute placée en travers au moment le plus raide en décide autrement. A pied par dessus la racine, retour en selle et terminée de la bonne grimpette. On arrive sur un replat, j'attend Mary puis on repart.

9h28
ça va grimper...

En face de nous s'annonce une nouvelle grimpette sévère, tous ceux qui sont dedans montent à pied à coté de leur vélo...

On arrive au pied de la 'vraie' première bosse du parcours, je dépasse vite deux vététistes qui pourraient me gêner par la suite et débute l'attaque de la falaise, petit plateau engagé. Le grand pignon est engagé maintenant, la moulinette de guibolles cède la place aux watts, un peu de technique de montée (pédalé freiné, bec de selle), de choix de trajectoire et de terrain le plus approprié, et surtout pas mal de puissance à développer pour passer la pente. Dernier effort et Yes ! C'est passé ! Dans tous le parcours, ce sera la plus ardue des bobosses montables sur le vélo. Mary en a passé une bonne partie sur le vélo, allant bien plus loin que beaucoup de gars et Toc !

En récompense des efforts fournis, on avait droit juste après à une bonne descente de 360m par un passage bien pentu, sol de terre noire et meuble légèrement humidifié, mêlée avec quelques bouts de bois et de cailloux. Je crois même qu'il y avait un panneau jaune marqué DANGER pour annoncer la descente, me disant Chic ! Chic ! à sa vue, mais rien de bien méchant; la descente du Toboggan-de-la-mort que l'on emprunte durant la course de la Gamelle Trophy est plus impressionnante. Bref un passage un peu technique et ludique où j'ai dépassé vivement un autre vététiste usant trop de ses freins.

On dévale maintenant très rapidement un chemin forestier coincé entre les sapins et l'on débouche sur la Route Forestière du Grand Houx où l'on rejoignait sur une partie commune les participants des parcours 25 et 35km qui avaient évité la petite bouclette corsée que nous venions de savourer.

On remonte maintenant durant 360m sur un sentier tracé enter les pins, sol presque dur, slalomant entre les vététistes moins entraînés dont certains semblent bien en peine tellement ils soufflent. Un peu de sentier plus calme, retour sur une allée forestière montant doucement, le parcours 25km file tout droit tandis que les 35/45/55 partent sur le sentier de gauche qui remonte en nous ramenant sur la Ligne des Ponts Sicots, que l'on suit un instant pour parvenir au Carrefour des Noës Biches où se tenait le 1er ravito situé au kilomètre 14,35. On ne s'y attarde pas trop, le temps pour moi de manger un bout de pain d'épice, un carré de chocolat et un quartier d'orange, vu que j'ai pas eu le temps de manger avant de partir.

On repart, roulant durant 1,5km sur la grande allée en descente, puis remontée douce pour redescendre un peu plus rapidement. On oblique à droite pour remonter une autre allée nous amenant vers La Croix Samson. De là on dévale très rapidement la route forestière goudronnée nous amenant à la traversée de la D311. Vu l'importance de la voie traversée, la sécurité y était assurée conjointement par les partenaires de l'organisation et de la Gendarmerie. Bonjour à ces messieurs au passage, après avoir presque stoppé, traversée de l'axe bitumée en jetant tout de même un oeil de part et d'autres au cas où un chauffard passant dans le coin n'ai décidé d'augmenter son tableau de chasse, puis on oblique de suite à droite pour reprendre un petit sentier entre les herbes. Coup de patins brusque et odeur de gomme derrière moi au moment où je m'engage dans le sentier. Un coup d'oeil derrière mon épaule et je vois deux vététistes -nez dans le guidon- qui viennent de piler en laissant leurs marques de pneus incrustées dans le goudron; visiblement ils déboulaient de la descente par la route (un peu vite à mon avis et ils n'ont pas du beaucoup ralentir à la traversée de la D311...).

On embraye dans le sentier en faux plat descendant, il y a moins de résineux dans ce coin de la forêt. Succession de trois petite descentes suivies de courtes remontées en coup-de-cul, avec ruisseau ou mare de flotte à éviter dans les creux, l'un d'eux pouvant être un vrai piège piscine pour les pilotes trop généreux et empressé. Le parcours 35km partait à droite, nous continuons sur l'allée que vont suivre les participants des parcours 45/55km. Il y a déjà beaucoup moins de monde, je dirais pas qu'on est seuls, mais pas loin. Descente rapide, on oblique à droite pour remonter en vue de suivre un sentier passant près d'un réservoir style blockhaus, puis on redescend en suivant la lisière de la forêt, non loin du village de St-Rigomer-des Bois. On poursuit par une  descente rapide en rentrant dans la forêt, succession de petits coup de cul sympathiques, on a traversé la Route Forestière de Livet, récupéré les participants du 35km, les premiers affûtés du parcours 55km viennent de nous dépasser, dont quelques représentants du club de Ludo, dont leur poulain Seb qui semble avoir bien  récupéré de sa blessure écopée lors de la dernière Gamelle Trophy. Une montée plus longue, puis on dévale rapidement un sentier vers la maison forestière du Buisson.

Deux cent mètres de goudron , on retraverse la D311, puis encore un peu de goudron avant de prendre à droite une large piste en dur qui monte longuement et progressivement. Pour m'amuser et travailler mon fractionné (je fais un peu trop dans le diesel) je bloque toutes les suspensions et part en remontant à fond le premier tiers plus pentu des 900m de montée, doublant pas mal de monde au passage, puis passé le virage je me calme et monde tranquillou en attendant que Mary revienne. On quitte la grande allée pour entre dans le sous-bois, en essayant de trouver un passage dans le chaos d'ornières laissées par les engins de débardage, puis on retrouve un sentier plus sympa pour rouler, sur moquette façon tapis de feuilles mortes.

On suit un joli sentier dans un sous-bois plus dense en résineux, terrain de terre noire agrémenté de racines et cailloux, avec deux passages descente-puis-remontée bien forte, puis descente vers le Rond des Rochirets. Vient ensuite une forte et surtout longue remontée de 250m, avec palier 'repos' au milieu, déjà empruntée l'an dernier. J'entend Mary qui s'accroche derrière et jette un cri à l'attention d'un pauvre gars -qui vient de poser pied à terre devant elle- afin qu'il se pousse gentiment, ce qu'il fera de bonne grâce, et Mary de l'en remercier avec sourire tout en s'excusant de l'avoir réveillé en le passant pour terminer la montée sur son VTT

Un peu de repos par un petit sentier sympa entre les arbustes, puis on revient sur un chemin un poil plus large dur et défoncé qui descend rapidement. J'aperçoit sur la droite Fred, l'actuel président du club T & A, reconverti en photographe du jour. J'entend qu'il me jette un "ralenti !", freinage, sourire photo, et ça repart.

On repart illico à droite, un sentier au sol gris bien sec qui remonte assez fort, je le reconnais pour l'avoir déjà dévalé avec Ludo et Fred.

Pas eu le temps d'anticiper la descente de vitesses; je part donc en grimpant en force sur le 32x32, debout sur les pédales et tirant le cintre tout en jouant de l'élasticité de la suspension arrière pour provoquer des accélérations m'aidant à la relance, retour au calme et rétrogradation de pignons une fois la vitesse suffisante atteinte, fin du sentier qui nous amène au carrefour où se trouve le grand Secoya, endroit où était placé le 2ème ravito au kilomètre 27,2. Petit grignotage léger pour reprendre des forces, pas très faim tout de même car pas encore effectué assez d'efforts. On papote avec un collègue parisien, puis on repart tous les trois.

Longue descente bien rapide sur un sentier bordé de sapins, puis on traverse la D236 où la sécurité était là encore assurée par les partenaires de l'organisation, puis on poursuit la descente en suivant la large allée du Chemin de Montecouplet qui nous amène en lisière de forêt. Petit tour campagnard, on roule durant 800m sur une petite route passant par la Reverdière, puis la Cassotière où l'on reprend sur la droite un chemin qui remonte en forêt de Perseigne. J'ai pu voir des bornes portant les triangles d'un balisage permanent, sûrement les circuits VTT officiels des environs. Après 800m de douce remontée par un chemin longeant la Louvière, au sol un peu boueux suite aux passages successifs des participants des parcours 25/35/45/55km, rendant la progression un peu difficile pour les vététistes moins entraînés, nous sommes revenus en forêt, re-traversant la D236. Les abonnés au 25 et 35km allaient la suivre en repartant à gauche, tandis que les parcours 45 et 55km repartaient en face pour une bonne grimpette.

10h55

La bonne montée commence par un petit sentier peu marqué, puis virage à droite et ça grimpe encore, sol de terre noire, grandes herbes jaunes couchées, terrain bien sec, un air de forêt de Sillé.

On grimpe ainsi durant 350m entre les pins, pour arriver sur la Ligne du Rû-Pierru.

10h55

On prend à gauche pour la suivre, la montée se poursuit doucement, on traverse une petite route forestière en descendant vers la Ligne du Faîte où l'on prend à gauche pour remonter cette large allée forestière durant 300m, ce qui nous ramène au carrefour du Rond de la Marette. Il y avait un ravito l'an dernier à cet endroit. On suit l'allée qui descend doucement, puis rapidement dans un creux de terrain où coule un mince filet d'eau, remontée bien hard juste en face, à moitié sur l'élan de la descente et le reste à la force des mollets. On avait pris ce passage en sens inverse l'an dernier. Retour au calme, un instant de plat, puis on tourne à gauche pour suivre un petit sentier entre bruyères et hautes herbes. Le sentier grimpe, puis on oblique à gauche pour une courte descente rapide, suivie d'une bonne petite remontée juste après.

On redescend progressivement par des chemins entre les pins, la terre est plus meuble par là, je commençais à descendre un chemin quand j'entend derrière que l'on nous rappel à l'ordre. Tout en papotant j'avait confondu la forme du panneau de balisage marqué d'une croix, avec le triangle que l'on suit habituellement. Dix mètres de remontée pour rattraper l'erreur, puis on reprend un sentier sauvage peu marqué entre herbes et bruyères qui nous amène sur une belle petite descente sous les pins, un peu de morceaux de bois à éviter, on débouche sur la piste forestière de la Tranchée du Clocher de perseigne. On la descend un peu, puis on oblique à droite sur un sentier qui redevient commun avec les parcours 25 et 35km.

On va alors remonter longuement durant 1,2km sur ce beau sentier en balcon, déjà emprunté dans le même sens l'an dernier, en doublant sans cesse des participants qui semblent trouver que ça grimpe souvent en cette belle forêt. Il y en a même un qui demandera à Mary qui le dépassait en coup de vent si elle connaissait le parcours, d'un air de penser "tu vas voir ce qu'il t'attend encore ma belle". Et elle de répondre en s'éloignant, "oui, on l'a déjà fait l'an dernier", sans crainte des difficultés d'une rando de 55km/+1380m sachant qu'elle est capable d'en bouffer deux fois plus .

11h35 troisième ravito

La pente s'estompe durant 500m, mais le terrain devient plus meuble et plus humide, de la motte de terre et quelques ornières en voie d'assèchement rendent la progression moins aisée pour ceux qui ont déjà bien peiné dans la montée, puis la pente s'accentue et la montée se poursuit durant un bon kilomètre, nous amenant au point culminant de la forêt de Perseigne, à savoir le Belvédère qui culmine à 338m. Le 3ème ravito était situé à cet endroit, commun à l'ensemble des parcours, au kilomètre 38,1 pour nous.

On y refait nos forces en grignotant quelques trucs, puis on repart avec le collègue parisien. Les parcours 25/35/45 amorçaient leur retour vers Villaines-la-Carelle, tandis que notre parcours 55km repartait nous emmener faire une petite bouclette supplémentaire. On commence par passer non loin du pied du Belvédère, puis on traverse la route forestière. Un passage hors-piste sur tapis d'aiguilles de pins nous amène sur une piste forestière en descente. On traverse la D234 et l'on commence à remonter sur la piste, que l'on délaisse au profit d'un chemin qui monte vers la Tranchée de Haute-Pierre. On descend alors rapidement sur cette allée bien dur, pour obliquer 500m plus bas à gauche afin de suivre un beau sentier en descente sur presque 600m, ondulant entre les bouquets de bruyères, très joli passage que l'on avait déjà emprunté l'an dernier. On revient sur la grande allée que l'on descend très rapidement sur 600m, pour obliquer ensuite à droite et suivre un chemin qui descend vite jusqu'à une petite route au niveau de la Menterie. On repart de suite à droite dans un chemin qui remonte dans le bois durant presque 900m vers Haute-Pierre. De là on dégringole rapidement sur plus d'un kilomètre, jusqu'à la petite route forestière de la Fresnaye-sur-Chédouet. On va la suivre sur 3,5km avec trois successions de lentes montée-descente.

On délaisse ensuite la piste pour prendre à droite le chemin qui monte durant 700m non loin de la Carrière des Noës, passage que je reconnaît avoir déjà grimpé l'an dernier dans la première partie du parcours. Le chemin grimpe dans une zone fortement boisée en pins et assez sombre, puis la pente se calme et l'on continue de monter doucement. On part à droite récupérer un petit sentier, qui bascule brusquement fortement (même endroit en 2005 : clic). Chic ! Chic ! Belle descente pentue, avec la vitesse le pneu arrière a bien du mal à retrouver de l'adhérence sur ce terrain sec de petits cailloux roulants et de terre sèche, léger  virage à droite entre les buissons de bruyères et l'on passe un ruisseau. Quelques mètres de boue liquide et on attaque en face un bon coup de cul rendu bien technique par les racines et cailloux. Je passe les 10 premiers mètres sur le vélo, la roue arrière dérape sur une racine, pied au sol, retour en selle et fin de la montée de 400m qui s'effectuait sur sentier, puis chemin plus large. On prend à gauche, puis à droite pour suivre un chemin forestier qui monte tout doucement entre les résineux. On dévale alors rapidement le chemin, qui débouche sur une petite route.

On descend 200m de la petite route qui va vers Louzes, puis à gauche toute dans un sentier qui monte fort sur un terrain tout sec au sol instable mêlant pierres et terre; j'arrive à monter le début mais ma roue arrière dérape dans la pierraille, le reste de la montée se fera en mode portage et franchement pentu, même à pied ça tirait sur les mollets. J'ai reconnu l'endroit de suite avant d'attaquer la montée; on l'avait pris en descente avec Fred et Ludo, c'était alors bien plus rigolo abordé dans ce sens. Mary y maudira le père Ludo; "saligot !". On termine la montée, reprenant un chemin forestier sur la droite qui nous ramène sur le Carrefour des Quatre Gardes, point de jonction avec les autres parcours. On remonte un peu de large piste, puis on amorce le retour, majoritairement descendant, par des allées et chemins forestiers bien roulant et rapides, avec juste une petite remontée progressive de l'Allée de la Chère.

On termine par une descente rapide en suivant la Ligne de Haute Roche, une allée que l'on suit sur un bon kilomètre pour déboucher sur la Route Forestière du Garde Général. On prend à gauche pour la suivre une peu, puis on repart à droite en quittant le massif forestier de Perseigne pour redescendre dans la campagne.

Fred, Eric, JM & Mary

On remonte ensuite doucement par une petite route nous ramenant à Villaines-la-Carelle, terme de notre périple du jour. Le fond de l'air étant encore bien frais, le thermomètre ne dépasse pas les 13°C, on file directos à la voiture se changer. Puis le village ayant commencé à se vider de ses vététistes, on ramène la voiture près de la salle de départ où l'on retrouve les boys de Tourisme & Aventure. On discute un peu avec Fred et Eric, avant de repartir vers la voiture dévorer le pique-nique. Pas vu Ludo, il oeuvrait sur le circuit.

Retour tranquille par les belles petites routes de campagne, jusqu'à la N12 qui nous ramènera dans les Yvelines, Mary en profitant pour somnoler un peu.

Voilà, notre petite escape Sarthoise touche à sa fin, nous avons bien profité du coin sur cette rando toujours aussi bien organisée par les T&A boys qui sont bien rodés à la chose.

Parcours essentiellement en forêt, cette année il tournait en sens inverse par rapport à l'édition 2005, toutefois certaines portions étaient empruntées dans le même sens. L'an dernier on avait trouvé la fin un peu plus roulante, cette année c'était donc au début que nous avons eu cette impression et aussi un peu sur le retour. Le balisage est sans faille, suffisant et sans surcharge, toujours soucieux de préserver l'environnement (enfin ils n'ont pas les soucis de dé-balisage que nous rencontrons en région parisienne). Les ravitos bien placés, sans touche exotique mais en quantité suffisante.

Bien que la forêt de Perseigne offre de nombreux passages ludiques, de sévères montées et de descentes bien sympa, ma préférence reste tout de même les parcours que nous offre T&A en forêt de Sillé, celle-ci étant plus sauvage et donnant moins l'impression de grandes allées rectilignes comme on en rencontre à Perseigne.

Allez, la semaine prochaine direction le Morvan pour participer à la Ronde de Vézelay, une bonne course de 45km que l'on dit bien vallonnée, sortie du TITUS de rigueur !

Pédalator


Profil du parcours 55km
Profil du parcours 55km

Carte des parcours
carte des parcours
Source Ludo

Les données de Pédalator
 CICLOMaster
CM436M
POLAR
S710
GPSmap60CSx
Départ :-8h44-
Temps roulé :3h443h38-
Temps total :-3h58-
Moyenne:14,6km/h15,0km/h-
Vitesse max.:52,9km/h53,7km/h-
Distance (2035mm):54,12km54,7km-
Dénivelée positif  :+1362m+1410m-
Température Min/Max: 3/14°C --
FC Moy/Max:-145/190-
Période échantillons:20 sec.5 sec.-
Fichiers échantillons :09042006.tur 06040901.hrm TRK
Distance/dénivelé annoncés :55km +1380m
Pneus :  
AV :SCHWALBEJimmy Tubeless2.10"2,0 bars2035mm
AR :HUTCHINSON BULLDOG MRC-H1.85"2,5 bars   

A visiter :
Le photographe de l'épreuve  http://tavutaphoto.com/ et http://douestphoto.free.fr/
Site de l'organisateur Tourisme & Aventure http://www.tourismeaventure.org/
La maison des randonnées http://www.maisondesrandonnees.com/

Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 22:06