la plaque de cadre de Pédalator

La Ronde des Forts

10/07/2005

Montgenèvre (05)

XC VTT 90km

 
 

Ronde d'Efforts


Voilà, nous y sommes, c'est le week-end de la 2ème manche de la Coupe de France Marathon XC
qui va se dérouler à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes, une très belle région propice au VTT
où je viens passer mes vacances d'été depuis ces trois dernières années.

Ce sera la première édition de cette épreuve longue distance qui est l'un de mes objectifs de l'année,
l'occasion de tester ma forme et jauger mon niveau de préparation avant d'affronter l'épreuve
 de Val-Thorens de la fin juillet, un big défit en perspective.


La haute montagne ne s'aborde pas à la légère, que ce soit au niveau de la préparation physique, tout comme du point de vue matériel, de l'alimentation ou de l'habillement, des règles simples qui vont encore se vérifier ce dimanche...

Pour aborder ces épreuves de montagne j'ai décidé d'alléger un peu mon VTT (y'a longtemps... me diront certains...) :

Au final mon VTT pèse 11,24kg,  j'ai donc gagné 311g dans l'opération; ça fera toujours ça de moins à traîner durant les montées interminables et dans les portages. On pourrait encore alléger la b^te, en repassant aux V-brake, mais ça c'est une autre histoire, ou un autre spad...

Pour ma préparation physique, ben j'ai engrangé des kilomètres depuis le début de l'année (4933km pour être précis) et fait plusieurs longues distances, mais avec mon nouveau boulot je n'ai pas réussi à rouler autant et aussi longtemps que je l'aurait voulu, les déplacements, la motivation ou la météo venant jouer les troubles-fêtes.

Coté diététique, ces derniers jours les nouilles ont constituées comme il se doit l'essentiel des mes repas, complété par des apports en hydrates de carbone liquide par le biais de MALTO et de CARBU'Pur. Certains préfèrent éviter ces 'artifices', mais je trouve personnellement que l'on termine mieux une épreuve difficile avec cet apport en sucre lents.

Vendredi soir; début d'une semaine de vacances (Youpiiii ! ). Le VTT est prêt, le bonhomme aussi. Il n'y a plus qu'à faire le sac et se coucher tôt en prévision du long voyage de demain, réveil programmé pour 6h du mat'.

Samedi 9 juillet

Réveillé et levé avant 6h, une fois prêt et la voiture chargée, dernier zoubi à Mary qui reste ici pour une fois, puis départ de Plaisir à 6h53.

Ce samedi de juillet s'annonce chargé sur les routes, mais peu de monde sur mon parcours jusqu'au péage de l'autoroute A6. Par contre, il y a un monde fou en direction de l'A10.

Tout juste 89km plus loin, soit 52 minutes de trajet tranquille, je passe la barrière de péage de l'A6. En route pour le sud, le soleil, les cailloux et la poussière !

Au même moment, Pascal (Biket), Damien et Seb (Koyotes) embarquent pour rallier aussi Montgenèvre où nous partagerons la même chambre.

Le trafic est fluide sur l'autoroute au départ de la région parisienne, on roule bien, sans ralentissement.
J'arrive au niveau de l'aire d'autoroute de Nemours, les voitures de la file de droite se rabattent sur la gauche pour laisser rentrer celles qui sortent de l'aire de repos, je me retrouve sur la voie de gauche, un gars en gros 4x4 arrive vite derrière-moi et me colle au cul, j'aime pas ça, j'accélère un peu dans le faux plat montant pour me rabattre à droite et laisser passer cette âne, quand soudain j'aperçoit sur la droite le break FORD banalisé. . .
FLASH . . . M*#$?!.
Je regarde le compteur; aiguille calée sous le 145km/h. On était alors trois au même niveau, mais je pense que c'est pour ma pomme vu que j'était à gauche.
Dans la semaine qui suit, le papier vert est arrivé : bilan 1 point de moins sur mon permis et 45€ de moins sur mon compte, le radar avait tilté à 141 km/h.

Commence bien ce week-end; ça sera la première fois que je chope une prune et perd ainsi des points sur mon permis, à cause d'un con en plus. Un flottement, ruminage, le reste du trajet se passera avec l'aiguille du compteur ne dépassant pas les 138km/h, allure à laquelle la majorité des autres usagers roulent aussi. On se fait juste dépasser par des Belges, des Suisses, des Britisch, bref des gus qui roulent largement au dessus de 150km/h, voir plus pour certaines grosses caisses. Et bien sûr il n'y a plus de radars quand ils foncent eux.

141km/h

Après Beaune, le trafic s'intensifie; on subit des ralentissements à 110km/h par moments. La radio de l'autoroute annonce qu'un camping-car s'est couché sur le deux voies, un itinéraire de délestage via l'A40 est conseillé car ça commence à bouchonner sévère. Je quitte donc l'A6 et file vers l'A40, en vue de redescendre ensuite vers Lyon.

A midi moins le quart, soit 531km plus loin, j'arrive au péage de l'A432. Un peu d'attente puis je passe la barrière en laissant 31€ à la Madame qui sourit pas. Ce détour me coûte 3,70€ de plus sans compter le carburant de la trentaine de bornes effectuées en plus. En tout cas par ici, via Lyon St-Exupéry, ça roule bien et on zap ainsi la rocade Est (A46) du contournement de Lyon, bien chargée habituellement et sûrement plus encore ces jours-ci vu qu'il y a des travaux en ce moment au niveau de La Mulatière, la direction de Marseille via l'A7 que suit la majorité des automobilistes.

12h53
Premiers sommets

Je rattrape l'autoroute A43, puis l'A48 en direction de Grenoble. Voici enfin les première montagnes, chouette paysage que j'aime à retrouver.
Que j'aimerais bien trouver chaumière et boulot en ces contrées, retiré loin de la folie parisienne.

12h53
A48
12h59
A48

il est midi trente passé, le temps de s'arrêter sur une aire d'autoroute pour casser la croûte. Au menu, salade de riz (sucres lents oblige) puis chocolat liégeois.

J'appel Mary.  Ensuite Pascal; ils ont passé Lyon, sont pas bien loin et vont s'arrêter aussi sur une aire pour manger dans une cafétéria.

Après 624km de trajet, à 12h56 je passe le péage de Voreppe, situé peu avant Grenoble.
Je passe Grenoble en commençant à regarder la carte pour éviter le traditionnel bouchon de Vizille, mais point de bagnoles agglutinée là où habituellement ça coince, donc je continue.
Ce n'est que sur le pont de Jarrie, juste avant Vizille, que ça commence à ralentir, on roule doucement.

13h48
Vers l'Oisans

Kilomètre 655km, à 13h27 je m'arrête à l'Intermarché de Vizille pour abreuver mon carrosse, puis en route vers l'Oisans.

Soudain un doute m'assaille; je me retourne pour le dissiper, en regardant à l'arrière du break.
Zut, je vois pas mon Camelbak ! Je l'ai oublié chez moi, avec mes licences dedans. Chiotte ! J'espère qu'il ne me feront pas d'embrouille au retrait des dossards vu que j'ai pas de licence à montrer; on sait jamais avec la FFC... Comme j'ai fait l'inscription par Internet en donnant mon numéro de licence FFC, je pense qu'ils doivent regarder tout ça pour vérifier comme c'est la Coupe de France Marathon. On verra bien, au pire je montrerais ma carte d'identité et je râlerais un bon coup (je suis prés' du club, ça pourra servir).

En tout cas, je suis bon pour me trouver un autre Camelbak et le minimum de matos de réparation, ça va être coton dans le coin. Va me coûter cher ce week-end...

Je m'arrête à Bourg d'Oisans chez KAPHY, l'unique vélociste local. J'y prend une mini pompe Zéfal Switch (19€), une chambre à air 26" (4€), un multi outils 8 fonctions  (8€), un adaptateur à robinet pour cartouches CO2  (7€), deux cartouches CO2 de 16g et un kit SRAM de 4 maillons rapides  (4€). Pas de Camelbak, juste trois ridicules petits trucs d'un litre de capacité. J'attendrais un autre véloshop pour en trouver un autre, à Briançon ça devrait être plus facile vu la taille de la ville.
Driiing : 70,50 €.

A la sortie de Bourg d'Oisans, plein de vélos bitumeux qui déboulent, une arche gonflable. C'est l'arrivée de la CycloSportive La Marmotte. Il doit y avoir des Bikets dans le flux incessant de cyclos qui  défilent sans arrêt par paquet, normalement Loïc et Manu devaient la faire. Pendant la dizaine de kilomètres menant vers le Col du Lautaret nous allons voir dévaler des centaines de cyclos, certains usant de trajectoires franchement limite au milieu de la route étroite, frôlant avec l'angle pris en virage les voitures qui remontaient. Des fous, des inconscients ? J'ai beau regarder, mais point de maillot Biket en vue; peut-être que les Bikets sont déjà arrivés. En touts cas, vu l'état de "fraîcheur" relative de la majorité des cyclos qui défilent, ce n'est pas encore l'arrière de garde de la course que nous remontons ainsi.

15h12
Avance dugenou !

La montée vers le Col du Lautaret se fait lentement, comme d'habitude, avec les touristes qui se traînent à 50km/h en regardant le paysage, les camping-car qui n'avancent pas à cause d'un moteur trop petit, les voitures qui ralentissent en attendant de pouvoir dépasser les nombreux cyclistes qui grimpent ce Col (ils feraient mieux de le faire le dimanche, ils auraient ainsi moins de gasoil à respirer et moins de bagnole).

15h14
Col du Lautaret

Les Cyclos descendaient du Galibier, donc une fois passé le sommet du Col du Lautaret il n'y en avait plus; on recommence à mieux rouler en direction de Briançon.

Je m'arrête à Serre-Chevalier, pour faire un tour dans les boutiques Techniciens du Sports puis Intersport, à la recherche d'un Camelbak. Mais point de cette denrée rare en ces lieux puisqu'ils ne font que les marques Source et Hydrapak. Au dehors il y a deux stands de marques d'articles de Vélo, car demain aura lieu ici même le départ de la CycloSportive "la Serre-Che Luc-Alphand", une épreuve que devrait d'ailleurs faire Thierry qui est en vacances ici actuellement. Les coureurs viennent retirer leurs dossards et en profitent pour faire remettre en état leur vélos sur ces stands.

Je repart vers Briançon où je m'arrête au vélociste Mountain Cycles du coin (enseigne BOUTICYCLE); un shop un peu mieux monté que les précédents, qui étaient plutôt orientés multisports. Ici encore il n'y a que des sacs à boisson de la marque Hydrapak. Bien que je n'aime pas leur système de fermeture de la poche à eau par velcro, je suis finalement obligé d'en prendre un de 2L de capacité (les 3L sont trop gros) à 55 €, car je doute fort de pouvoir trouver ce genre d'article dans le petit bled de Montgenèvre. Je prend aussi une boîte de réparation VELOX contenant rustines et dissolution pour chambre à air (2,90 €), plus un bon dérive-chaine de chez VAR (10 €).
Driiing : 67,90 €.

16h41
Montgenèvre

Allez, maintenant j'ai le minimum vital pour rouler sereinement demain. Je reprend donc ma route et entame la remontée vers Montgenèvre où j'arrive à 16h41, juste quelques voitures avant le Berlingo de Seb, Dam's et Pascal.

On se gare sur le parking. Fait pas bien chaud, j'ai bien fait de prendre mon blouson fourré qui est le bienvenu pour mettre le nez dehors. Je pense que le short et le tee-Shirt vont rester bien enfui au fond du sac ce week-end...

Soleil et ciel bleu partiellement couvert de nuages orageux au dessus des sommets...

On passe à l'Office du Tourisme, retirer nos dossard. Seb nous enduit d'erreur en nous faisant visiter à pied un peu du village . . . avant de trouver le bâtiment, qui était situé en face du parking...
Heureusement que Dam's savait que le retrait des plaques se faisait à l'O.T., car aucune banderole, aucune affiche, aucun panneau ne le signalait. Un peu glauque comme ambiance pour une semaine de 'BiKe Culture Festival', même pas un stand dédié vélo. La présentation de ma carte d'identité suffit au retrait de ma plaque de cadre, Ouf !
Pour les 16,50€ de mon inscription (effectuée par internet sur Active Europe), je reçoit la plaque de cadre et ses 3 colliers Rilsan, un dossard et ses épingles à nourrice et une puce électronique à s'attacher à la cheville pour le chronométrage. Pas de pub, pas de Tee-Shirt, pas de cadeau. On fera avec.
Il y a trois feuilles d'inscrits sur le 90km, soit au moins 103 participants. Pas la foule. Reste ceux qui s'inscriront sur place demain, comme Philippe et Franck des Koyotes.
 

L'hôtel
La Rafale

Avant de repartir je demande où est situé notre hôtel. On remonte en voiture et on s'arrête 100m plus loin à l'autre parking, notre Hôtel La Rafale est situé juste en face sur la rue principale. Damien s'est occupé de le réserver, j'ai profité de l'organisation Koyotes cette fois-ci, tout comme Pascal.

On règle d'avance, soit 20€ la nuit avec le petit-déjeuner. Il y a aussi toute une colo qui occupe l'hôtel. On monte les sacs dans la chambre, située en haut d'un petit escalier en bois bien raide et étroit (le truc idéal pour se mettre en vrac une cheville à la descente).

17h28
balcon de l'Hôtel
17h28 17h29
Vu du balcon de l'Hôtel samedi. Beau temps.

J'ouvre mon sac de voyage et là . . . j'y trouve mon CamelBak ! Mince !!! J'avait complètement oublié que je l'y avait glissé pour une fois, tellement habitué de le trimbaler à part avec le sac des affaires de vélo.
J'ai racheté tous les articles de remplacement pour des prunes finalement. Bon, pas grave, je laisserais désormais tout ça dans la voiture en secours, au cas où l'on oublierait ça lors d'une prochaine sortie.

On enfile les tenues pour aller roulotter un peu, histoire de se dérouiller les guibolles après ces heures de voiture. Nous allons vers la frontière italienne voir un peu, y retrouvant du balisage qui doit être celui de la 3ème boucle du parcours de demain. Après avoir suivi un single étroit à flanc de montagne, on remonte en suivant le début de la 3ème boucle pour la reconnaître un peu, ça monte assez fort sur une piste de 4x4, le sol est sec et dur avec un peu du gros gravier gris par endroits, sur lequel le pneu arrière ripe un peu. Je sens qu'on va en chier demain... Seb est parti devant, il semble en forme l'animal, je ne tente pas de le suivre, pas envie de me cramer les guibolles, en plus avec le temps orageux j'ai un peu d'asthme qui conjugué avec la raréfaction de l'oxygène due à l'altitude (on est à 1900m) m'empêche un peu de respirer. Pascal et Dam's roulent tranquillou deux virages plus bas. Bon, ça monte un peu trop fort pour une séance de dérouillage des jambes, je fait demi-tour et retourne vers Montgenèvre, sous une petite averse orageuse. Retour à la voiture, je met le spad dans la housse et monte celui-ci dans la chambre d'hôtel.

Je démonte la cassette 12-34 et la chaîne (neufs tous le deux) que j'avait monté vendredi pour cette épreuve de montagne; ça saute déjà quand je commence à appuyer debout sur les pédales, donc je préfère éviter les éventuels problèmes et revenir à une solution fiable et éprouvée; la cassette 11-32 et la chaîne avec lesquels je roule depuis le début d'année.

Un peu de repos en attendant le retour des autres, en lisant des revues VTT et en étudiant profil et carte du parcours de demain.

Damien commence à regretter d'avoir changé de sac à eau, car il est venu avec un truc bien lourdos (avec des armatures en métal !) permettant d'embarquer 3L de boisson. Mais rien qu'en allant faire son petit tour il s'est rendu compte que trimbaler des kilos superflus sur le dos durant les longues montées qui nous attendent demain, risque d'être pas très confortable pour lui. Je lui propose "Tu veux pas prendre le magnifique sac à eau Hydrapak que je viens d'acheter ?". Après l'avoir examiné, retourné sous tous les angles, cogité abondamment en soupesant avec le sien, finalement il se décide à le prendre. Au moins c'est un achat qui aura été utile.

On prépare ensuite nos affaires pour le lendemain, s'interrogeant sur la tenue à prendre. Vu la fraîcheur ici, je pense que le maillot long et le gants longs ne seront pas superflus demain matin. Seb regrette de n'avoir amené que ses gants courts et hésitera longuement sur le bien fondé d'emmener où non sa grosse veste.

Le soir, nous allons dîner au restaurant situé juste au pied de l'hôtel, La Cadel Sol, où nous retrouvons Jean-Alex (Koyote) et toute sa famille venue l'accompagner. Je prendrais une Big salade Montagnarde, puis des tagliatelles Carbonara avec Pascal, un chocolat liégeois pour finir.
Alors que nous dînions, une petite pluie s'est mise à tomber, par intermittence. Mieux vaut que ça tombe ce soir plutôt que demain....

Petit tour pédestre digestif, pas bien loin car le fond de l'air est frais et il pleuviote, Montgenèvre est désert, un peu tristounet comme bled, pas d'animation.
Pas de mal ensuite à trouver le sommeil avec l'air pur de la montagne et la fatigue des 8h de trajet.

Dimanche 10 juillet
7h12
Montgenèvre au matin

Le départ étant prévu à 9h et situé à 100m de notre hôtel, on en profite pour dormir un peu plus, réveil donc à 7h.

Le premier debout passe le museau par la fenêtre ; le plafond gris est bas, encore accroché au sommet sur lequel on peut apercevoir une petite couche de neige vierge qui s'est déposée durant la nuit.
La route est luisante de pluie, il pleut, il fait 7°C . . . réjouissant !!!

7h12
Montgenèvre au matin

A ce moment c'est plus trop la grande motivation pour moi, faire autant d'heures de bagnole en pensant rouler sur place soleil et poussière, heureusement qu'on était plusieurs pour se motiver.

Je ne regrette plus d'avoir emmené tout un ensemble d'éléments de tenue, d'été comme d'hiver, car vu les longues heures de pédalage sous la flotte et dans le froid qui nous attendent, il vaut mieux partir bien couvert. Donc la tenue du jour pour moi sera un sous-vêtement sans manche maillé, par dessus j'enfile notre maillot manches courtes Coolmax et pour finir notre nouveau maillot manche longue. Cuissard court, un modèle avec gel sous la peau pour les longues distances. J'enfile en plus des jambières en thermodress pour faire barrage au froid et à la pluie. Je place dans une poche du Camelbak une paire de manchettes, ainsi qu'une veste coupe-vent sans manche, à l'abri d'un sac plastique, comme couche supplémentaire de protection en cas de grosse pluie ou de froid sévère en altitude.

A 7h30 nous descendons prendre le petit déjeuner. Dans la grande salle, un seul vététiste et du personnel de l'hôtel qui déjeune, même pas au courant qu'il y avait une course de VTT ce matin. L'estomac ayant sa dose de sucres lents, on remonte dans la chambre finir de s'équiper.

L'heure du départ approche, pas grand monde sur l'aire de départ en face et encore moins à rouler pour s'échauffer. Tout le monde sortira de son abri au dernier instant.

On finalise chacun son équipement; un peu de barres énergétiques et quelques tubes de sucres rapides dans les poches, la poche du Camel remplie avec un peu plus de 2L de boisson énergétique (pas plus car il faudra trimbaler ces kilos de liquide; mieux vaut s'arrêter et rempli au ravito), les chaussures par dessus lesquelles j'enfile un couvre chaussure léger en lycra (qui coupe un peu le vent et empêche l'eau de rentrer trop vite, retardant ainsi le refroidissement des petons), la veste coupe-vent imperméable en ISOFILM et pour finir, Damien et moi enfilerons un magnifique sac poubelle de 50L où 3 trous nous permettent de passer bras et tête. C'est tout con, mais ça évite d'être trempé durant l'attente du départ, d'ailleurs je vais le garder sur le dos jusqu'à la moitié de la première bosse. Les gants longs mi-saison viennent compléter l'équipement. Sur ce coup là, j'aurais du emmener aussi ceux d'hiver, car une fois ceux-ci mouillés on attrape vite l'onglet dans les longues descentes d'altitude.

Ainsi harnachés, nous descendons nous occuper de nos VTT; un coup d'huile -conditions humides- sur la chaîne, un coup d'air dans les pneus. J'ai gardé ma monte de pneumatiques traditionnelle, à savoir un Jimmy 2.1" UST à l'avant et un COMP-S UST 1,95" à l'arrière, un choix polyvalent qui se révèlera bien approprié pour rouler dans la boue et l'eau avec un bon rendement. Vu les terrains traversés par le parcours, pas trop caillouteux, il n'était pas la peine  de traîner des pneus de grosse section et trop cramponnés.

Les courageux vététistes, abrités sous leur plastique, commencent à se rassembler à l'entrée du parc de départ pour le briefing, je reste planqué à quelque dizaines de mètres sous l'auvent d'un petit chalet en bois, écoutant à distance les consigne du jour. Bonne nouvelle; nous n'aurons pas à faire la dernière boucle au vu des conditions météo déplorables, il y a de la neige en hauteur. Le parcours est donc ramené à 60km, les cadets, juniors et féminines ne faisant que la première boucle de 30km. Mary a bien fait de pas venir.

La mise en grille commence, je reste planqué à l'abri en attendant que la majorité des coureurs soient déjà entrés dans le parc, puis j'y vais, pas d'échauffement; celui-ci se fera dans la foulée de la première bosse. La pluie reste faible et les gouttes espacées, on ne sera pas trempé comme des soupes. Quelques mots du speaker, puis soucieux de ne pas nous laisser grelotter les organisateurs amorcent le décompte du départ.

9h06, c'est parti, ça part plutôt vite pour un Marathon; j'ai l'impression que tout le monde veut en terminer rapidement. Et puis vu que certains catégories n'auront que 30km de roulage, ils peuvent se permettre de partir à fond comme dans les petites courses de XC.

On commence par un faux plat descendant d'un peu plus d'un kilomètre, coincés entre des barrières, le sol gris y est trempé avec plein de flaques d'eau grises. Bilan, en moins de 50m les projections des premiers on vite fait de nous repeindre le portrait, les lunettes sont déjà maculées de gouttes, je roule donc sur les bords du chemin pour en éviter un maximum. J'ai bien fait de mettre le garde-boue, à voir la tête de ceux qui n'en ont pas.

On arrive au pied d'une large piste forestière, c'est le début de la première longue montée dans les Bois de Sestrières, soit 6,3km de moulinette en perspective pour avaler les 514m de dénivelé qui vont nous conduire à 2347m sous l'ancien Fort Gondran. Allez hop, petit plateau, j'adopte un rythme de montée régulière, moyenne max 9km/h, en tournant bien les jambes sans chercher à forcer. J'ai du mal à trouver mon rythme de respiration, effet conjugué de l'altitude et l'asthme lié à la météo orageuse. Durant toute la première bosse, je vais ainsi rouler avec cette sensation d'essoufflement désagréable, n'arrivant pas à faire baisser ma FC en dessous de 168, pas bon pour la suite ça.

La montée est régulière, je rattrape peu à peu quelques concurrents, les écarts commencent à se creuser aussi, Pascal restera à 50m devant moi un long moment, sans que je n'arrive à revenir sur lui. Je ne suis pas au mieux, ça cogite, à ce moment je me voit mal faire les 105km de Val-Tho à la fin du mois, le 70km me suffirait largement. On passe les 2000m, la végétation se fait plus rare, les cailloux remplacent les arbres au niveau du Pré du Gondran.

Je dépasse Jean-Alex qui monte tranquillou aussi.  La température baisse, elle atteint 3°C au sommet, une fine pellicule de neige recouvrant les alpages, la petite pluie est remplacée par de la neige fondue et on monte dans le brouillard diffus du nuage. La piste dont le sol était resté dur, peu détrempé en sous-bois et favorable au roulage, devient plus pénible sur 500m car quelques passages de boue collante nous forcent à puiser de l'énergie. Enfin voici le col en vue, les courageux bénévoles qui se les gèlent dans le froid et l'humidité nous encouragent et nous annoncent la première descente, enfin.

Banzai !!! Au diable le petit plateau, en avant ! Descente peu prononcée par un large chemin en balcon puis un sentier nous menant sous le Fort d'Infernet. De belles vues lorsque le sentier reste un moment à flanc de montagne, en traversant quelques courtes zone de pierriers, pas bien méchant car mon vertige reste au fond de la tête.

La pluie a cessée, le ciel se découvre et laisse apparaître du bleu, même le soleil revient au fur et à mesure que nous dévalons vers la vallée. L'espoir de finir l'épreuve sous le beau temps redonne du moral et de l'entrain, je relance et rattrape quelques concurrents crispés sur les freins. Le chemin zig-zag en large virage, j'y dépasse Steph' un des Koyotes.

Des passages de sentier sympa, plus pentus, en droite ligne dans la pente, la roue glissant un peu sur la terre, les racines et les cailloux humides, ça semble en ralentir certains qui descendent à pied. Un beau single plus sec qui tournicote un peu entre les sapins, puis descend plus vite. Hop je rattrape encore du monde, reste ralenti un instant derrière la 2ème fille qui descend pas mal, dépasse puis fonce à nouveau. Le chemin s'élargit, plus de cailloux, je dépasse encore des gars, j'aperçoit Pascal devant, le rattrape et le dépasse aussi. C'est rare car il descend vite d'habitude, en fait il n'avait plus qu'un frein.

On sort des sapins pour arriver sur le replat où se trouve l'ancien Fort des trois Têtes, dans lequel on va rouler entre les herbes et les gros murs abandonnés, avant de reprendre la descente vers Briançon, le fond de la vallée pour nous (1215m), en passant par de beaux petits sentiers tout en virages, 2 ou 3 passés à pied à cause des racines humides. Je me suis bien fait plaisir dans cette descente, une bonne récompense payant nos efforts de la montée qui précédait.

Je zap le ravito -une simple petite table de camping, victuailles et boisson dans la grande tradition des courses FFC- pour entamer la remontée, qui commençait par une série d'escaliers, ponctués de courts passage roulant sur un sentier. On arrivait ainsi dans la cité Vauban, remontant ensuite par un chemin assez pentu et en partie ombragé vers le Fort des trois Têtes, pour rejoindre ensuite une piste passant au dessus du Fort Dauphin. J'y ai dépassé un parisien dont le corps de pédale CrankBrothers s'étaient fait la malle, il a terminé l'épreuve en roulant seulement sur l'axe.

Le balisage est simple et efficace, bien visible de loin, de grand panneaux flèches sur fond à la couleur de la boucle en cours (vert, puis jaune, puis rouge).

Quatre kilomètres de piste presque plane et roulante, puis en légère descente, à travers le  Bois de l'Infernet nous permettait ensuite de récupérer un peu avant d'arriver au dessus du village de La Vachette.

Là on ressortait le petit plateau pour monter par des sentiers forestiers du Bois de Sestrières, un début particulièrement difficile pour rejoindre le chemin emprunté par le GR5, puis à nouveau une montée régulière sur piste nous ramenant vers Montgenèvre à l'issue d'une grimpette de 4,6km, puis une dernière portion de 3km en faux plat montant. Au court de cette remontée, nous sommes revenus dans les nuages, retrouvant une petite pluie, pas Glop.

Passage sur la ligne de départ, je suis alors 47ème, vent de face, peu de spectateurs vu le temps. J'ai mis 2h39 pour faire cette première boucle de 35km. Je m'arrête un peu plus de 3 minutes au ravito, pour reposer un peu les jambes et refaire des forces.  Lavage de lunettes, j'avale un tube de sucre, un bout de pain d'épices, des raisins secs et un verre d'eau, puis je repart. Quelques coureurs sont passés sans s'arrêter au ravito, je les rattraperais par la suite dans la bosse qui suivra.

Le fait de repasser sur le point de départ est appréciable pour celui qui a un problème physique ou mécanique, lui permettant ainsi d'arrêter sans avoir trop de bornes à faire avant d'en voir la fin. Mais quand les conditions météo sont pas top, il faut savoir se faire violence pour repartir pour un nouveau tour, surtout quand on voit son hôtel et qu'on pense à la bonne douche que l'on pourrait y prendre. Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai encore 30 bornes à faire avant de savourer le plaisir d'une douche chaude. Les cuisses commencent à durcir, mais j'ai pas froid et ne suis pas mouillé, le moral est encore bon et j'espère que le parcours nous réservera dans cette nouvelle boucle d'aussi beaux chemins que la descente de la première boucle.


Vers l'Italie
Après un petit coup de cul, le parcours suivait un peu de chemins larges et roulants, passant près d'un groupe de deux petits lacs, puis plusieurs beaux sentiers forestiers accidentés, style double montagne russe, mettant à mal les guibolles déjà fatigués.

On plonge ensuite rapidement vers Clavière, en Italie, par des pistes de ski. De là nous allions entamer une très très longue remontée, par des pistes italiennes.

La montée commençait par 1,6km de chemin plus pentu (9% en moyenne), la pluie devenant plus présente, puis une partie de piste plus roulante de 3,7km, ponctuée de virages à la pente plus marquée. Je rattrape quelques concurrents qui semblent être bien cuits déjà, dont un petit jeune du club de nos amis de Montélimar. Je lui lance un bonjour au passage, mais point de réponse et un regard qui en dit long sur son état de fatigue. Un gros 4x4 remonte la piste, je roule vers le bord et le laisse passer, puis le chemin se met à descendre et je rattrape le véhicule qui me bouche le passage un moment. Le gars se range, je passe, mais plus loin ça remonte, une succession de passage plus raides où le 4x4 ronronne derrière nous, et passe finalement. Ouf, débarrassé.

Je commence à en avoir marre de monter, il fait gris, il pleuviote par intermittence, mes cuisses se font dures par ce froid, la fatigue se ramène doucement et ma FC baisse peu à peu. On quitte la forêt, les 2000m passé, la tête dans le brouillard du nuage, pas de vue, juste les ombres lointaines, ça monte plus fort durant deux bornes (dit monsieur, je pourrais avoir une descente ludique ?), deux passages plus raide sur terrain humide, mou et caillouteux où je pousse le VTT sur 25m, comme le gars devant moi, marre de rouler et les cuisses dures, des alertes de crampes surgissant par moment. Boire, boire encore. retour en selle, la montée se poursuit, passant sous la Cime de Saurel (2396m). On bascule pour une première descente bienvenue du coté de Cervière, suivie de deux kilomètres plus calme et presque plat pour récupérer, en passant près du Lac Gignoux puis d'autres petits lacs.

Suivront un ensemble de petites montées descentes usantes, interminables, sur de beaux sentiers de montagnes, de courts poussages du VTT pour cause de cailloux, ou de fatigue, encore des alertes de crampes, on passe sous le Chenaillet, et l'on remonte -ecnore !- vers la crête au niveau du Lac de Sagne à (2316m) où un bénévole surgit du brouillard annonce bientôt le bout du tunnel.

Descente vers le Pré du Gondran, un long sentier légèrement descendant en balcon, je récupère un peu, puis du sentier qui remonte (encore !), 10 m pour passer le dernier col, "encore un effort !" m'encourage le gars placé ici à l'abri de son 4x4, jusqu'à l'arrivée du Télésiège du Brousset (2180m). Courte descente, puis une remontée pénible sur piste grise de ski, un peu encailloutée.

Enfin la descente, finale ?, sur piste de ski au début -c'est moyen- puis des chemins qui tabassent pas mal avec plein de gros cailloux -j'en ai mal sous les bras- puis une trace étroite et rapide entre les herbes, qui nous amène au bord d'une retenue d'eau dont on fait le tour. Un concurrent m'y a rattrapé, puis dépassé.

Je dévale sur le chemin de piste, quand à droite j'aperçoit un couloir de rubalise qui rentre sous les sapins. Arrêt rapide, hésitation car pas de panneaux fléchés comme nous avions depuis le début. Bon, j'essaye de suivre le couloir de rubalise, ça à l'air amusant. La trace  à peine visible serpente entre les sapins, ça secoue pas mal en raison des mottes d'herbes et des trous, petits passage pentus marrants, racines, gros cailloux. Le parcours descend ainsi longuement dans le bois, puis débouche à Montgenèvre, plus que 200m de légère remontée, face au vent, l'impression de ramer, et finalement c'est -enfin- la ligne d'arrivée, que je passe en 47ème position, pas fâché d'en terminer. Je n'aurait pas pu faire la dernière boucle dans ces conditions, les crampes seraient apparues rapidement.

On récupère la puce électronique à ma cheville, le speaker me demande mes impressions plus de pile dans le micro. Pas vu de stand ravito à l'arrivée, c'est bien la FFC ça. Enfin, il y a tout de même un point de lavage pour les VTT, qui en ont bien besoin. Je lui redonne vie, puis je retourne à la voiture récupérer sa housse.

Je remonte ensuite à l'hôtel, où je retrouve Seb, et Dam' douchés, Philippe en sort. Ils ont bien marchés, Seb et Phil faisant 27 et 28 tandis que Damien n'est qu'à 9 minutes et 4 places devant moi. Pascal arrivera peu après. Je grignote quelques barres puis hop dans la douche chaude tant méritée. Aaahhhhhh, que c'est bon !!!


L'organisateur, Yann
Habillés de chaud, nous retournerons voir la remise des prix où je discuterait un peu avec Bernard Darden, un vieux Briscard qui roule pas mal et que j'ai l'habitude de rencontrer sur pas mal de raids longue distance.

L'heure avance, pascal, Seb et Damien doivent songer à rentrer sur Paris, moi je rest passer la nuit ici pour repartir frais et dispo demain, ne voulant pas faire tout le trajet avec la fatigue d'une telle épreuve.

Jean-Alex et sa famille s'en retourne aussi, dans leur belle Drôme.

Quant à moi, je remonte dans la chambre d'hôtel me reposer un peu.


Remise des prix
podium des filles

J'irais faire ensuite un petit tour à pied dans, Montgenèvre déserté, un peu tristounet comme bled, pas d'animation. Où sont les vacanciers ?

Passé 19h, je redescend au restaurant La Cadel Sol où je prendrais une salade Cadel Sol, avec des Tourtons (beignets de pommes de terres), puis en dessert un banana split. A 21h je dormais...

Lundi 11 juillet

Réveillé vers 7h, petit déjeuner dévoré, je quitte Montgenèvre à 8h23 après avoir fait quelques emplettes pour mon pic-nic.
Et devinez quoi, il faisait super beau, avec 15°C dehors au matin...

lundi lundi
Vu du balcon de l'Hôtel lundi matin... Beau temps...

En redescendant de Montgenèvre vers Briançon, je m'arrêterais faire quelques photos des forts que nous n'avons pu voir.

Retour à Plaisir vers 16h40, route sans problème.

En résumé, si les conditions météo avaient été plus clémentes, cette épreuve se serait certainement révélée assez dure physiquement au vu de ce qui nous attendait encore pour la dernière boucle. Si la première boucle était homogène, avec des montées régulières pour commencer, puis de belles descentes sur des chemins ludiques et un peu techniques, j'ai moins aimé la seconde boucle où l'on passait trop de temps à monter sur des pistes, pour que ces efforts ne soient pas récompensés ensuite par plus de beaux sentiers et de descentes techniques, les pistes de ski n'étant pas ce qu'il a de mieux à suivre, pourtant la région regorge de singletracks techniques et ludiques.
Niveau balisage rien à dire, tout comme au point de vue de la sécurité car de nombreux points d'altitude étaient couverts par des bénévoles
que l'on remerciera particulièrement pour nous avoir attendu en se les gelant sous la pluie, dans le vent et le froid.
Il reste à la FFC de faire un effort pour que ces évènements soient plus accueillant et moins triste,
et faire un effort au niveau des ravitos qui ne sont pas très variés et loin de refléter les saveurs locales.

Carton rouge -encore et toujours- pour les gus passés devant moi et qui laissent traîner leur emballage de tubes et barres énergétiques.

Pédalator


Profil du parcours 60km
cliquer sur ce profil pour le voir en plus grand

plan du parcours (756ko)


Les classements

Seulement 87 classés, pas mal de monde resté au lit...

>>> scratch 60km <<<

>>> scratch 30km <<<

>>> par catégories <<<


Les données de Pédalator
 CICLOMaster
CM436M
POLAR
S725
Départ :-9h06
Temps roulé :4h54'17"4h49'
Temps total :-4h58'51"
Moyenne:12,3km/h12,4km/h
Vitesse max.:49,1km/h48,8km/h
Distance (2035mm):60,37km60,1km
Dénivelée positif  :+2224m+2240m
Température Min/Max: 3/11°C -
FC Moy/Max:-163/183
Période échantillons:20 sec.5 sec.
Fichiers échantillons :10072005.tur 05071002.hrm
Distance/dénivelé annoncés :90km
Tracés (IGN Rando) :boucle 1, boucle 2, boucle 3
Profils (IGN Rando) :boucle 1 et  boucle 3
Pneus : 
AV :SCHWALBEJimmy Light UST2.10"2 bars2035mm
AR :MICHELIN Comp-S UST1.95"2,4 bars   
Suspensions :  
Fourche :FOX FLOAT 100RL55 psi100mm débattement fixe, Sag 15mm
Biellette :DEVINCI 85mm débattement
Amortisseur :FOX RL58 psi(un peu raide)
      
Poids du Bike : 11,24kg    

Le Budget
    Prix
PéageALLER

09/07/2005

777kmA6-A40-A432 : Paris -> Lyon 442km31€
PéageAREA: Lyon -> Voreppe8,70€
GasoilIntermarché:38,75L à 1,058€41€
PéageRETOUR

11/07/2005

739kmAREA: Voreppe -> Lyon8,70€
PéageLyon -> Paris27,30€
GasoilCarrefour24,79€
GasoilAUCHAN:33L à 1,039€34,29€
Hôtel09/07/2005 La Rafale. Nuit + petit-déjeuner20€
Hôtel10/07/2005 La Rafale. Nuit + petit-déjeuner20€
Restaurant09/07/2005 La Cadel Sol26€
Restaurant10/07/2005 La Cadel Sol17€

A voir et à Lire
Le site de la station de Montgenèvre : www.montgenevre.com

 

Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 22:00