On a payé 8€ en s'inscrivant à l'avance, un tarif que je trouvais un peu cher (par rapport à nos cyclo parisiennes) mais au vu de l'organisation mise en place
(cibistes, motards aux traversées de routes, ambulance), de la qualité des ravitos, du balisage, du boulot pour gérer tout ça et cette foule, c'est finalement pas trop élevé.
Peu après 7h, nous prenons le départ en suivant le courant de cyclo.
On voit que c'est le pays du vélo de route, de nombreux participants possèdent de beaux vélos (cadre carbone ou sur-mesure, Ksyrium, Dura-Ace à la pelle) et la majorité des pratiquants semblent
plutôt affûtés comparé à la population cyclotouriste que nous pouvons rencontrer en Ile de France sur les randonnées cyclo. Les gens du Nord ont peut-être des VTP (Vélo Tout Pourri, pour résister
à la boue l'hiver) mais niveau bitume le beau matos est en force dans ce plat pays.
On a du bol ce matin, pour une fois il n'y a presque pas de vent, il sera un peu plus actif sur le retour.
Le parcours commençait par nous faire longer une bonne partie de la digue en bord de plage, nous permettant de profiter du bon air marin, puis nous sommes partis à l'intérieur des terres. Nous
profitions de différents pelotons pour progresser à l'abri, l'allure étant plutôt rapide car les gars du coin ne traînent pas en route, mon compteur était généralement au dessus des 35km/h. C'est
la première fois que je vois sur une cyclotouriste autant de gens rouler à une telle allure; par chez nous ils sont plus cool.
Le plus drôle c'est quand on passait les ponts au dessus des routes et voie ferrée, dénivellation que les locaux appellent des 'bosses'. A ce moment ils passaient des braquets plus petits et
n'avançaient plus aussi vite, certains ralentissant même franchement. Je continuais alors sur ma lancée, passant ça sans changer de rapport, doublant plein de gars. Même Mary remontait les
pelotons à ce moment.
Un long bout de plat de 40km à travers la plaine, sans forêt, jusqu'à ARNEKE au pied de la première bosse, le Mont Cassel (176m) que Mary et moi avions déjà monté en vélo. La montée se faisait en deux paliers, que
j'avalait au train en repassant plein de gus, avec un jeune dans ma roue.
On redescendait ensuite pour remonter de suite le Mont Oxelaëre (100m), une broutille, puis arrêt au premier ravito. Barres céréales variées, bananes, oranges, pain d'épice, pâtes
de fruits, madeleines, jus de fruits, eau au sirop, il y en avait pour tous les goûts et en quantité suffisante.
A partir de là, le parcours devenait moins roulant et plus vallonné, les Monts allaient s'enchaîner après un répit de 8km. Avantage aux parisiens.
D'abord le Monts des Cats une longue montée se terminant par un virage suivi d'un court passage plus raide où le jeune m'a déposé car j'avait fait la montée un peu fort,
suivi du Mont Noir encore une longue montée régulière avec la pente qui augmente progressivement, montée aussi au train régulièrement.
On passe en Belgique, le balisage se fait alors fait par panneaux (pas le droit à a peinture au sol). On va y grimper le Monteberg, le Mont Kemmel, puis le Scherpendberg et ensuite le Mont Rouge.
On repasse en France pour gravir le Vert Mont et on arrive au second ravito, désormais il n'y aura plus de mont à grimper.
On repasse en Belgique, vers Watou, puis retour en France avec le dernier ravito à Bambecque.
Du plat, retour face au vent, plus beaucoup de pelotons, juste de petits groupes isolés, alors j'ouvre la voie avec Mary abritée dans ma roue, retour vers Dunkerque en passant par TÉTEGHEM.
Nous somme de retour peu après 12h15, avec un bon 30,1km/h de moyenne au compteur pour moi et 29,85km/h pour Mary. Il y a longtemps que j'avait fait une telle moyenne sur une aussi grande distance.
Je garde les vélos, Mary va chercher la collation d'arrivée : Perrier (il y avait aussi -évidemment- de la bière) et sandwich jambon beurre. On a même un diplôme cartonné.
On refait nos forces puis on rentre tranquilou en vélo vers Grande-Synthe. Je commence à avoir mal au genou.
L'après-midi, petite sieste, écourtée car il nous faut maintenant rentrer sur la région parisienne.
Nous étions 1211 cyclistes ce jour la répartis sur les deux parcours de 112km et 142km, une longue balade profitable pour l'entraînement.
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