Premier volet de ce week-end VTT du 7/8 mai 2005, le Marathon de Plouha s'annonce sous les meilleurs auspices : du soleil, pas mal de participants, la chaleur bretonne (je parle de l'accueil), l'océan et le côté compétition longue distance...
D'emblée, une constatation s'impose, en ce vendredi soir, plus nous nous rapprochons de la Bretagne, plus le ciel se couvre...
Du coup, aucune surprise, le lendemain matin lorsque nous nous levons sous une légère bruine qui aura même tendance à s'intensifier
jusqu'au départ, à 9h00.
Par contre, la surprise intervient lors du retrait des plaques. Vous allez voir, c'est du folklorique...
- Pour la rando à laquelle sont inscrits Armelle et un pote, nous avons l'agréable surprise de constater que l'inscription sur place
est 5 euros moins chère que celle par Internet. C'est tout de même une grande première...
- Pour ma part, après avoir fais réglementairement la queue, un commissaire de la FFC (avec un beau manteau frappé du sigle de l'UCI),
devant ma belle licence UFOLEP, me prie de dégager promptement me traitant de non-licencié. Stupeur et incompréhension !!! Après
conciliabule avec un organisateur, celui-ci m'indique que je peux prendre - moyennant 4 euros - une licence FFC à la journée. Qu'à
cela ne tienne, je fais donc remplir ma fiche par la deuxième commissaire FFC qui, pédante, m'indique qu'elle me fait une fleur
(parce qu'elle en a marre de tous les problèmes rencontrés jusqu'à présent. Il fallait l'entendre pour le croire) car je n'ai pas de
certif médical. Ce a quoi je lui répond que sur ma licence UFOLEP, cette mention est bien marquée...
Enfin bref, je récupère la plaque, passablement énervé.
Mise en grille des coureurs : après 1/4 d'heure d'attente au pointage, le commissaire FFC (le même), dépassé par les évènements, évacue la place laissant derrière lui un beau bordel, les concurrents ayant passés les barrières et s'étant agglutinés autour de lui pour se faire pointer plus rapidement. Au total à peine un tiers seront pointés, les autres se demandant s'ils seront vraiment classés alors qu'ils n'ont pas été pointé.
UN GRAND BRAVO, DONC, A LA FFC MAIS AUSSI A SES REPRESENTANTS, QUI SOMME TOUTE, NE VALENT PAS MIEUX, QUE LES REGLES QUE CETTE INSTITUTION ERIGENT.
Coté parcours :
Cette épreuve est en fait une succession de parties techniques et ludiques sur single entrecoupées de plus ou moins longues portions plates sur chemins et routes, au début face au vent. Coté panorama, cela vaut le déplacement surtout lorsque nous empruntons les sentiers côtiers physiques, parfois assez techniques mais toujours ludiques.
La boue était présente mais largement pas de quoi rendre le parcours impraticable ni même le durcir.
Le temps s'est, lui, dégagé, vers les 11h pour laisser place à un beau soleil de printemps et un ciel bleu bien pur. Mais toujours autant de vent.
Mention spéciale pour le dernier sentier côtier. Aussi technique en montée qu'en descente. Un vrai régal, comme on dit.
Côté course :
Pas grand-chose à dire, en fait. Ma course ressemble plus à une rando...
Parti en fond de grille, le départ fut catastrophique car le parcours, à cet endroit, faisait la part belle aux sentiers peu larges et donc vite engorgés. Les premiers raidillons furent même montés à pieds à la queue leu leu. Un léger découragement se fit sentir... Mais en fait plus que ça, ce sont les jambes qui n'ont pas vraiment suivies. Scotché dans les quelques montées, j'ai même eu quelque mal à revenir sur les groupes dans les plats.
J'ai du me caler à peu près à la 60ème place (dixit un spectateur) avant d'en regagner une bonne quinzaine entre le 50ème et le 65ème kilomètres en accélérant légèrement tandis que les autres baissaient de pieds.
Au dernier ravitaillement, mon deuxième arrêt de la matinée (!!!), j'ai rejoins une connaissance (un très très bon...) pour qui la reprise après blessure était difficile. Nous avons donc décidé de finir tranquillement en devisant gentiment sur les parties roulantes perdant du même coup pas mal de places mais en reprenant quelques unes sur la fin dans la partie physique et technique du dernier sentier côtier.Au final, je ne connais absolument pas ma place (j'ai cru entendre vers les 90ème lorsque nous parlions vers la fin). Je mets 4h26 pour parcourir les 80 kms. Vu le déroulement de ma course, j'arrive très peu usé (pour un XC Marathon) d'autant plus que le parcours n'était, somme toute, pas très difficile. J'ai d'ailleurs pu profiter pleinement du côté ludique du parcours et des paysages divers et variés qu'il offrait. A titre de comparaison, j'ai fini la Jean Racine, une rando que j'ai fais au rythme d'un bon randonneur qui se respecte, largement plus fatigué que cette course.
Dernier point : bien que je ne puisse pas vraiment comparer avec toutes les autres courses marathon puisque je ne m'arrête que très rarement, à Plouha, les ravitos m'ont paru vraiment minimalistes pour une Coupe de France FFC (eau - sans sirop - oranges, pruneaux, bananes, cake).
Loïc
Source classements : Bretagne-VTT
Dernière mise à jour le 10/05/2005