Grande Traversée du Limousin VTT | ||||
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05-07/05/2005Bénévent l'Abbaye (23)XC VTT 50+70+60km |
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![]() Le parcours |
Cela fait un long moment déjà que je n'avait pas participé à une épreuve VTT à étapes, Ce genre d'épreuve est particulièrement intéressant à faire au moins une fois, ne serait-ce que pour goûter l'ambiance particulière qui y règne. C'est aussi un bon moyen de découvrir une région et de voir comment on supporte de rouler plusieurs jours consécutifs, ce qui demande une gestion de l'effort et une préparation minimum si l'on ne veut pas trop galérer. Mary n'ayant encore jamais participée à ce genre d'épreuve, avant de nous attaquer à d'autres courses aux distances plus longues (style Valence-Gap) nous avons décidé de nous aligner cette année au départ de la Grande traversée du Limousin, plusieurs de nos amis étant revenus particulièrement contents de l'édition 2004. |
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Pascal et Jean-Luc, deux Bikets souhaitant aussi participer à cette course à étapes se déroulant sur trois jours entre Haute-Vienne et Creuse, nous avons donc profité de l'occasion pour constituer l'équipe Bikets and Co, bien décidés à damer le pion à l'équipe de nos amis des Koyotes. Nicolas s'est aussi inscrit par la suite sur cette épreuve avec son Pôpa, mais en version rando. Fin février nous avons donc envoyé notre chèque de 120€ pour notre inscription à la GTL, version compétition sur 3 jours, de cette épreuve organisée par le club de Creuse-Oxygène. Début mars nous recevions notre confirmation d'inscription, l'épreuve était limitée à 180 participants, quota largement atteint quelques jours avant l'épreuve. |
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Une épreuve à étape ne s'aborde pas les mains dans les poches, tant au niveau de la préparation physique qu'au point de vue organisation.
Pour les kilomètres, pas de problème on a déjà plus de 3000 bornes dans les guibolles et nous avons déjà effectués cinq raids longues distances depuis le début de l'année, certains à fort dénivelé. Nous avons aussi roulé 2 à 3 jours de suite lors de certaines sorties, histoire d'habituer l'organisme à supporter ce type d'effort.
Niveau organisation, les semaines précédentes on a commencé à penser à tous ce que l'on pourrait avoir besoin durant ces trois jours, une petite liste ayant été dressée pour ne rien oublier.
Et puis les jours précédents nous avons finalisé notre préparation en avalant nos rations de sucres lents, solides mais aussi liquide, afin de recharger au maximum le stock de glycogène de nos petits muscles.
Pour aborder la GTL, on avait un peu peur de ne pas avoir tout à fait récupéré de notre grosse sortie VTT de dimanche dernier, le 80km de La Buiscyclette avec l'ascension du Ventoux étant tout de même un gros morceau d'autant plus que la forte chaleur avait sérieusement entamée nos organismes. Est-ce que trois jours de récup serait suffisants ?
Mardi 03 mai, une journée au boulot, je passe ensuite à la Poste récupérer les deux cartons de notre nouvelle tenue qui arrive de chez NORET, puis la soirée passée à faire nos bagages et finir de préparer nos vélos. On a remonté nos pneus à section étroites, la Creuse en cette période n'étant pas un modèle de terrain sec. A deux on aura 5 sacs a trimbaler; je me suis raisonné (Si,Si) en ne voulant pas prendre la caisse à outils complète et mon stock de pièces de rechange, n'emportant que le minimum indispensable comme des pièces d'usure où celles trop difficiles à trouver en province. Bien vu, j'aurais même pas ouvert la trousse à outils durant les trois jours.
J'ai pris la journée de RTT pour faire le trajet vers la Creuse. Le Bibendum annonçant 3h37 de trajet pour rallier Bénévent-l'Abbaye, nous avions décidé de prendre un hôtel dans le coin pour éviter de devoir se lever aux aurores, préférant préserver des heures de sommeil trop précieuses avant l'épreuve. Mary nous dégotta donc un petit hôtel à La Souterraine, ville se trouvant à 25 minutes de Bénévent-l'Abbaye où l'on avait rendez-vous.
Le matin avant de partir je passais déposer ma voiture au garage, un grincement de vieille carriole étant apparu à l'arrière je ne voulais pas faire la route avec panne possible en cours de voyage. On prendrait le break de Mary pour une fois.
Dernière plâtrée de nouilles, on bourre la voiture avec les sacs et nos VTT puis c'est le départ en début d'après-midi.
Peu après 17h, nous arrivons dans le petit village de La Souterraine où se trouve l'Hôtel Jinjaud, sans classement particulier, mais sympa et tranquille, ce qui suffira largement pour la nuit. On monte nos cinq sacs et les deux VTT placés à l'abri dans leur housse, deux escaliers sans ascenseur. Petit tour ensuite dans le centre ville, puis retour à l'hôtel pour y prendre le dîner. Au menu, crudités/charcuterie, poulet/nouilles, fromage et dessert pour 13 Euros. Correct. Nous sommes 5 clients dans l'hôtel, dont un autre participant de la GTL.
On remonte se coucher tôt, toute heure de sommeil étant bonne à prendre pour être au mieux de sa forme avant l'épreuve.
| Jeudi 5 mai | Etape 1 : Eymoutiers (87) -> Lac de Vassivière (87) |
Levés à 7h30, on enfile notre tenue de vélo puis descendons prendre le petit déjeuner peu avant 8h30. pas faim, trop mangé hier soir. On règle l'hôtel, 65 Euros, puis on redescend sacs et VTT dans la voiture. Le temps est gris et une grosse -mais courte- averse est tombée cette nuit.
On quitte La Souterraine, direction Bénévent-l'Abbaye que l'on ralliera par les petites routes Creusoises en découvrant sur ce trajet une région vallonnée et bien verte.
Arrivés sur la place du village de Bénévent-l'Abbaye peu après 9h30. Le rendez-vous y était fixé entre 9h30 et 12h, on préférait y arriver assez tôt pour ne pas être à la bourre et prendre notre temps.
Deux gros semi-remorques et un camion attendent sur la place pour que vélos et bagages des participants y soient chargés afin d'être convoyés jusqu'au site de départ de la 1ère étape à Eymoutiers en Haute-Vienne (87).
Fait pas bien chaud le temps est couvert, l'amélioration prévue tarde à venir. Par moment il y a même un début de petite bruine.
A partir de 11h, on retourne à l'Hôtel de Ville prendre la collation pâtes+jambon. On y retrouve des têtes connues de parisiens, d'habitués des raids, ainsi que les amis Koyotes Phil et Olivier. Pascal et Nico arrivent à leur tour. Le 'déjeuner' est vite avalé (manque le dessert !).
Les bus quittent ensuite Bénévent-l'Abbaye, direction La Creuse pour y rallier Eymoutiers la ville départ de l'étape du jour. Le temps est gris, c'est pas aujourd'hui que l'on va bronzer.
Le fond de l'air est frais, chacun part s'échauffer en attendant le départ. Mary redonne un coup d'air dans son amortos (qui avait tout perdu à l'issu de La Buiscyclette).
On monte doucement en empruntant la route pendant 4 bornes puis la pente s'accentue, le souffle avec.
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La file s'étire, on entre sur une piste qui grimpe encore et qui étale encore plus le troupeau de vététistes.
La tête de course est déjà partie, on poursuite la montée à notre rythme. |
![]() Mary et Sylvie |
J'ai un peu de mal à me mettre en jambes, je pense ne pas avoir totalement récupéré de notre escapade au Ventoux de dimanche dernier.
Durant les 9 premières bornes le parcours est très roulant, empruntant souvent des pistes dures et de larges chemins à travers la campagne, l'allure est rapide, peut-être un peu trop et j'ai du mal à me calmer malgré des regards au cardio pour tenter de modérer mon ardeur, mais c'est la course et j'ai Olivier des Koyotes à quelques dizaine de mètres devant moi, point de mire à ne pas lâcher. Il roule bien vite l'animal, mais le payera par la suite d'une hypo.
Peu après le kilomètre 22, c'est le premier et unique ravito. je m'y arrête moins de 30 secondes, le temps de boire un verre et grignoter rapidement quelques trucs. En course normale je ne me serait pas arrêté, mais là il faut gérer la récup post-épreuve et on ne sait pas trop à quoi s'attendre quant à la difficulté de fin de parcours.
Après le beau temps et les beaux sentiers bien secs que nous avons rencontrés dimanche dernier à la Buiscyclette, j'ai eu du mal à trouver de l'intérêt dans le début parcours, mais par la suite plusieurs beaux singletracks et surtout quelques bonnes descentes bien techniques et d'autres ludiques ont ravivé ma flamme. Lorsque je voyais arriver ce panneau 'DANGER' marquant certaines descentes, intérieurement je me disais chouette-chouette, on va bien s'amuser. Plus c'était technique et/ou pentu, mieux c'était.
Si le début du parcours était roulant et plutôt typé campagne, végétation bien verte, par la suite les choses ont bien changées. Nous avons alors traversé plusieurs massifs forestiers -sapins inside- en roulant sur le terrain de jeu de Gilles Lalay (la Gille Lalay classique qui s'y déroulait était une épreuve de MotoCross extrême), empruntant d'étroits sentiers larges comme un gros pneu de moto, tracés dans la terre noire et souvent encombrés de racines et de pierres, avec quelques courts portages bien raidos qui pouvaient se passer avec un moteur au cul mais impossible en VTT. J'y ai dépassé Olivier qui n'avançait pas dans les passages techniques et je ne l'ai plus revu par la suite.
Ensuite nous avons rencontré des alternances de passages forestiers, avec de beaux chemins et des sentiers étroits, des allées forestières pas très larges, les racines et cailloux aux angles émoussés couvrant parfois allègrement le sol, rendant le Tout-Mou bien appréciable. Le terrain était relativement sec, quelques flaques et mares de boue émaillant le parcours mais sans être ni collante ni grasse, la terre des forêts de conifères ayant la faculté de bien absorber l'humidité.
De longues bosses, quelques raidars casse-pattes, puis plusieurs chemins rapides et au moins trois descentes bien pentues -les fesses au dessus de la roue arrière- la première sur de la terre noire avec moult racines, les autres sur sol de sable dur avec plein de gros cailloux, j'ai pris plaisir à les passer toutes sur le VTT en y doublant un ou deux concurrents moins habiles, seule la dernière grosse descente m'aura résistée, par mauvais choix de trajectoire. Je suis pas le seul dans ce cas.
Jusqu'à mi-parcours j'avait pas trop les jambes puis la pêche est revenue et j'ai terminé sur un bon rythme en reprenant vers la fin, au gré des bosses, quelques concurrents partis trop vite. Bref un parcours assez technique et bien physique assez intéressant.
J'ai souvent roulé seul, entre les cadors avionnant loin devant et le reste des vététistes derrière.
L'arrivée était situé au dessus du Lac de Vassivière. Je me classe 30ème de cette première étape.
Phil est déjà arrivé depuis neuf minutes, il a du avoiné comme une bête de peur que je lui revienne dessus.
Pascal termine 41ème, devant Francky et Papy. Olivier arrivera par la suite, cuit.
Petit tour au lavage où plusieurs jets était dispo; pas d'attente car peu de monde était arrivé alors. Ensuite je passe au ravito d'arrivée me refaire des forces et recharger en sucres. Pain d'épice, quartiers d'oranges, bananes et comble du bonheur; des crêpes faites main en direct par des jeunes filles de l'organisation. Miam !
Je vais vers le camion, situé à quelques mètres de l'arrivée, où les sacs sont encore entassés. Un des gars de l'organisation me dit que les sacs des compétiteurs ont été placés dans le fond du grand hangar, je m'y rends, cherche nos bagages, mais sans succès. Retour au camion où finalement je retrouve nos sacs, placés vers l'avant et assez accessibles.
Après avoir déposé mon spad à l'entrée du parc VTT (qui sera gardé la nuit par un vigile avec un gentil toutou), je trimbale nos 5 sacs en deux/trois aller-retour camion-hangar (noter ici l'importance de prévoir léger et peu encombrant...) puis je file à la cabane aux douches. Il y a deux cabanes l'une avec une douche chaude, l'autre avec une douche froide. Six personnes attendent devant la version chaude, j'y pose mon sac et bouffe une barre énergétique en attendant. Pascal, Francky puis Papy arrivent à leur tour.
Bon j'ai pas trop envie d'attendre devant l'unique douche, il paraît qu'il y en a d'autres en bas au camping du Lac. J'y go, trimbalant sur le dos mon sac d'une tonne, sur au moins 200m jusqu'aux sanitaires. Au choix, douches pour les hommes ou pour les dames. Vu que ces dames ne sont pas encore près d'arriver, que l'inscription sur la porte n'était pas très visible, deux concurrents y avaient déjà investis les lieux et j'en profite à mon tour. Que c'est bon la douche chaude !
Propre et sec, je remonte sur l'aire d'arrivée, repose mon sac dans le hangar puis attend Mary qui arrivera par la suite assez contente.
De grandes tentes ont été montées sur l'herbe à coté de l'aire d'arrivée pour les participants. Les hommes y prendrons place, le tiers du grand hangar en bois étant prévu pour les filles. Mais déjà quelques gars ont posés leurs matelas dans cette pièce, Papy aussi pour préserver ses 'vieux os'. J'y dispose aussi nos matelas, je resterais ici ce soir avec Mary.
Peu après 19h, nous rejoignons l'autre bout du hangar où tables et chaises ont été montés pour le dîner.
Les dames de l'organisation nous servait à table, bien sympa. Le dîner commençait par une assiette de salade de pommes de terres et cubes de jambons, puis c'était viande limousine avec lentilles et/ou pâtes, rab dispo pour les gourmands, fromage et une part de gâteau aux noisettes. Eau de source ou rouge à volonté. Plus faim après.
Un deuxième service avait lieu ensuite, il y avait du monde attendant dehors lorsque nous sommes sortis.
Papier journal dans les chaussures pour espérer les retrouver moins humides demain. Mes sur chaussures légers en Lycra ont bien joués leur rôle en évitant trop de boue et d'eau d'entrer dans les pompes, bien vu.
Difficile de trouver le sommeil, il fait 13°C, de petits courants d'air nous arrivent sur la tronche, les bruits de la nature, le matelas un peu dur, l'oreiller improvisé trop dur; tous mes souvenirs de camping et de mes jeunes années aux scouts me reviennent à l'esprit. J'avait oublié ce que c'était...
Mary s'enrhume avec les courants d'air, j'ai de l'Actifed qui vient à son secours. Elle n'aime pas le duvet étroit (DECATHLON made in China) qu'elle a achetée pour l'occasion, je lui passe le mien plus large, elle finira par s'endormir.
J'arrive pas à trouver le sommeil, j'ai l'impression d'attendre de m'endormir.
Trop loin les cabanes WC - pipi nocturne dans l'herbe.
| CICLOMaster CM436MM | POLAR S725 | GPSmap60CS | ||
|---|---|---|---|---|
| Départ : | - | 13h54 | - | |
| Temps roulé : | 2h44'35" | 2h39' | - | |
| Temps total : | - | 2h46'06" | 3h05' | |
| Moyenne: | 15,3km/h | 15,8km/h | 13,7km/h | |
| Vitesse max.: | 50,0km/h | 49,8km/h | 49,4km/h | |
| Distance (2035mm): | 42,16km | 42,1km | 41,157km | |
| Dénivelée positif : | +1286m | +1400m | +1336m | |
| Température Min/Max: | 7/14°C | - | ||
| FC Moy/Max: | - | 159/179 | - | |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - | |
| Fichiers échantillons : | GTL_J1.tur | 05050501.hrm | TRK | |
| Distance/dénivelé annoncés : | 50km | |||

| Vendredi 6 mai | Etape 2 : Lac de Vassivière (87) -> Guéret (23) |
Au petit jour, je suis réveillé vers 6h30 par les piafs et les bruits de camions de l'organisation qui reviennent, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi, mais je ne suis pas fatigué comme après une nuit blanche, donc j'ai du somnoler tout de même un chouilla. Penser au boules QUIES la prochaine fois. Les guibolles semblent en bon état.
Un coup de rasoir, remettre les lentilles (pas facile avec un petit miroir et peu de lumière), sauter dans une tenue propre et sèche (d'où l'avantage d'en prévoir une par jour de course), jambières et manches longues pour moi ce matin because un peu frais au dehors.
Nous rejoignons l'autre bout du hangar pour le petit déjeuner. Nescafé en grains, Thé ou chocolat, plus lait et/ou de la chaude-eau distribuée par les bénévoles, yaourt aux fruits, pain à volonté, beurre et/ou confiture, il y avait de quoi caller l'appétit des voraces.
On récupère nos bike, un coup d'air dans les pneus, un coup d'huile sur la chaîne, tout va bien, prêts pour reprendre du service.
"Pour la deuxième étape vous partirez sur 70km d'un parcours au 'profil descendant' qui vous mènera jusqu'à Guéret" avait annoncé Alain MENUT dans le bus. Ouais, le coup du profil descendant on me l'à déjà fait pour La Forestière, en oubliant toutes les 'petites' montées qu'il faut souvent se farcir avant les descentes...donc prudence et ne pas envoyer tous les watts dès le départ. J'ai bien fait...
On avoine bien durant 4 bornes, aidé par quelques passages descendant, puis on entre sur un chemin forestier qui nous mène au pied de la première montée du jour, soit 2,7km d'un large chemin dont les 600 premiers mètres se faisait sur un sol terreux jonché de gros cailloux aux bords arrondis, le tout arrosé en continu par l'eau d'un petit ruisseau. Une bonne montée technique en somme. Allez Hop, je passe les 300 premiers mètres sur le VTT, doublant du coup plusieurs concurrents en mode pédestre, je butte sur un cailloux au moment où la pente s'accentuait un peu. Allez, 10m à pied pour passer le tas de cailloux, puis retour en selle. La pente s'accentue, le chemin devient terreux avec quelques racines. Je dépasse Olivier puis Francky qui sont déjà en mode portage, puis d'autres concurrents. La pente se calme un peu mais des portions de terre plus lourde rendent parfois la progression plus dure. Finalement cette montée finira par bien étaler tout le troupeau des vététistes, on se retrouve ainsi très peu de concurrents ensemble sur les chemins.
Lors de cette étape, qui fera finalement 64km, j'ai beaucoup apprécié le parcours qui pour moi en faisait la meilleure des trois jours.
Nous y avons emprunté plein de petits sentiers et chemins forestiers, traversant une végétation bien verte émaillée de tache colorées bleues, jaunes, blanches des fleurs du printemps. Les chemins étaient ludiques, techniques, virevoltant entre les arbres, les racines et les cailloux, parfois en longue descente sur des monotraces de rêve, ponctué par de bonnes grimpettes parfois sévères et quelques rares et courts portages.
Au début nous avons emprunté un super sentier technique tracé dans la bruyères, agrémenté de racines bien placées pour faire ripper les pneus. Le passage était par endroits envahi de petits monticules de pierres, des zones qu'il fallait savoir passer soit en force soit tout en technique, j'avais l'impression de me retrouver dans un endroit mélangeant ce que l'on peut trouver à Fontainebleau et dans les landes des Monts d'Arée, un bon moment où là encore la sélection s'est effectué.
Des chemins bucoliques passant entre des murets de pierres couvertes de mousse et de lichen, des traversées de petits ruisseaux se passant à gué dans l'élan.
Un beau passage dans un bois de pins où la trace diffuse du parcours nous faisait rouler sur un tapis de mousse vert tendre cachant de nombreuses racines et bouts de mois mort, un décor un peu irréel comme on peut l'imaginer en lisant certains contes et légendes. Des passages sur des petits sentiers où l'on roule sur un tapis de feuilles, sauvage.
Premier ravito au kilomètre 28; et zou quartier de bananes, pain d'épice, quartier d'orange.
Second ravito au kilomètre 42; même menu, de l'eau dans le Camelback.
Une portion de bitume d'au moins 1 à 2km, l'occasion de dérouiller le 44 dents, mais durant cette étape c'est la seule que j'ai gardé à l'esprit car nous étions très souvent en milieu forestier.
On arrive dans un petit village, traversée de champ, on longe une rivière, un fossé à enjamber puis on se rapproche d'un pont où je vois le concurrent devant moi descendre dans la rivière suivant les indications des deux bénévoles placés là. Mince, c'est plus un gué ça, c'est la traversée avec de l'eau jusqu'au genoux. Brr, pas chaud, un léger courant. Merde, les pompes sont trempées, j'aime pas ça. |
![]() Petit rafraîchissement... |
Je roule seul un moment puis je reviens petit à petit sur un concurrent roulant et habillé tout en Commençal, déjà vu sur d'autres raids celui-là. On roule un moment ensemble, lui en force, moi à l'économie, je les sens un peu usé, ce qui se confirme à chaque grimpette où je creuse petit à petit l'écart. D'ailleurs on était dans une zone où alternait descentes rapides, puis bosses courtes mais raides, le truc qui casse bien les guibolles quand on est déjà fatigué. Moi ça va, j'ai la caisse ce matin et la forme s'améliore au fur et à mesure des kilomètres. On se fera dépasser par un jeune du Team Creuse-Oxygène nous passant si vite qu'on aurait dit qu'il faisait le petit parcours.
Le bonheur cette étape, je m'amuse et savoure tous ces beaux sentiers ludiques. Je me dit alors qu'il serait super d'y organiser un 100km sur ce parcours.
Par contre, dans les 30 premiers devant moi il y avait quelques porcs, puisqu'à 3 reprises j'ai vu des tubes de sucres rapides au sol. Tout ça pour gagner quelques grammes et/ou secondes. C'est triste à dire mais malgré que l'organisateur ai dit un mot à ce sujet le dernier jour, j'ai encore vu ces merdes (les mêmes produits de la même marque) traîner sur le parcours, jetées par l'un des 36 premiers concurrents. Il y a en a qui on devrait faire refaire le parcours pour qu'il ramasse leurs cochonnerie, mais aussi qu'il voit un peu ce que leur geste implique par la suite lorsque l'organisateur se débat pour avoir les autorisations de passage sur des terrains que collectivités et propriétaires privés
On s'approche de la fin, je rattrape encore quelques concurrents, grappillant encore quelques places. Quelques bonnes bosses bien raides où je m'amuse encore à dépasser sur le VTT des vététistes qui préfèrent monter à pied.
Un bois avec des chemins bien enracinés, des matelas accroché aux arbres, c'est le final, encore du pur bonheur, nous avons emprunté toute la descente Junior de Guéret,
soit 5 bornes d'un étroit single en sous-bois, tout en virages, petites relances, une cht'ite marche de rien, un gros cailloux à
éviter, ça plonge, je débouche sur la route, un talus en herbe et c'est l'arrivée sous le soleil à Guéret.
Super étape ! Pascal puis Jean-Luc arriveront par la
suite.
Je me classe 29ème de l'étape. Phil est déjà arrivé depuis onze minutes, il a encore bien avoiné le cochon. Olivier arrivera 23
minutes après moi.
Pascal termine 42ème, juste devant Francky et Olivier. Papy arrivera peu après.
Je refait des forces au ravito d'arrivée, puis direction le lavage vélo 100m plus loin. Plusieurs jets, pas d'attente.
Retour sur la ligne de départ où tous les sacs sont alignés derrière le car podium. Le hic, c'est qu'il faut descendre au moins 500m de route pour rejoindre plus bas le lycée, puis remonter un peu afin d'atteindre le gymnase où nous mangerons et dormirons ce soir. Pas cool quand on transporte 5 gros sacs; ils auraient pu débarquer les affaires directement devant le gymnase.
Retour à l'arrivée où je retrouve Mary bien contente aussi de son étape.
![]() |
Tout le monde s'installe peu à peu dans le gymnase. Période de repos pour les uns, massage ou Compex, se réhydrater et grignoter, bref phase récup. |
![]() |
![]() Francky |
![]() Pascal |
![]() Jean-Luc, repos du guerrier |
![]() Pédalator |
| CICLOMaster CM436M | POLAR S725 | GPSmap60CS | ||
|---|---|---|---|---|
| Départ : | - | 9h53 | - | |
| Temps roulé : | 4h04' | 4h01' | - | |
| Temps total : | - | 4h10'24" | 4h27' | |
| Moyenne: | 15,8km/h | 15,9km/h | 14,4km/h | |
| Vitesse max.: | 49,4km/h | 50,0km/h | 47,1km/h | |
| Distance (2035mm): | 64,43km | 64,4km | 64,26km | |
| Dénivelée positif : | +1407m | +1485m | +1576m | |
| Température Min/Max: | 8/16°C | - | ||
| FC Moy/Max: | - | 153/181 | - | |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - | |
| Fichiers échantillons : | GTL_J2.tur | 05050601.hrm | TRK | |
| Distance/dénivelé annoncés : | 70km | |||

| Samedi 7 mai | Etape 3 : Guéret (23) -> Bénévent l'Abbaye (23) |
Réveillé à 5h30, pour 6h prévu, je monte aux sanitaire profiter de la place dispo pour faire un brin de toilette pendant que tout le monde dort encore. Je suis pas le seul, un autre matinal fait de même.
Il a plu cette nuit, le ciel est encore bien gris, pluie encore possible dans la journée. Par contre il semble faire moins froid qu'hier. Tenue du jour ; cuissard court, maillot court avec les manchettes plus coupe-vent léger.
Petit déjeuner où l'on se retrouve tous, puis rangement des affaires dans les sac et chargement dans le camion (sympa, il est venu juste à coté du gymnase, il ne faudra pas tout redescendre).
On redescend en vélo vers le gymnase, je voudrais refaire la pression des pneus et mettre un coup d'huile sur les chaînes avant de partir, mais le nécessaire est resté dans nos sacs. On arrive juste au moment où les gars finissent de charger le camion. Je récupère ma pompe à pied et l'huile. Mary gonfle ses pneus pendant que je lubrifie les chaînes. Et puis Mary pousse une exclamation; la tige centrale de la valve Presta d'une de ses roues vient de céder...
Heureusement que l'on avait prévu le coup, j'en ai une d'avance et Mary aussi. Rapidement, mais sans précipitation, je démonte sa roue, puis le pneu et remplace ensuite la valve par une neuve. Cette fois c'est moi qui gonfle.
On remonte rejoindre l'aire de départ, puis je fait une bonne dizaine de tour de rond point pour m'échauffer. J'ai de bonnes sensations au niveau des guibolles, la récupération a été bonne.
Après une succession de chemins bien roulants en faux plat où l'on avoinait pour bien se placer, nous avons entamé la longue monté de la Côte du Maupuy, puis celle du Chiroux. Des passages forestiers sur des chemins de pente moyenne qui ont rapidement fait la différence en étalant la troupe. Au fur et à mesure que l'on grimpait, le Brouillard se faisait peu à peu plus dense, donnant un air irréel et une atmosphère de contes avec les ombres des participants loin devant.
On arrive au sommet de la première bosse, des sentiers à peine tracé en traversant parfois des zones d'abattage encombrées de bouts de bois, puis des chemins forestiers pour arriver à un passage de fossé inondé. Je mangue d'y partir en arrière et me rattrape in extremis à une touffe d'herbe. Merde, le pied droit déjà mouillé. On traverse la route, un peu d'allée roulante en dur puis on descendait un peu avant d'arriver au début d'une belle descente par un chemin de terre mêlant un peu de cailloux et de racines, virages rapides, des traces de freinage montre la générosité du pilotage des premiers.
Un peu plus loin ce fut un long single descendant, en creux comme une ornière et large d'un pneu de moto, quelques cailloux,
pilotage marrant, ça commence bien cette étape.
Une autre longue et bonne remontée en partie dans les bois, sentiers de terre ou tapis de feuille qui rendent pas trop, j'y rattrape
quelques concurrents.
Puis par la suite on est arrivés sur de grands chemins de campagne, larges et roulants avec de multiples et parfois longues portions de bitume où le 44 dents fut largement utilisé. C'est à ce moment que Tib (un autre habitué des forums du Net) est revenu sur moi après s'être arrêté pour enlever sa veste. Je lui ai embrayé le pas et je ne l'ai pas lâché pendant un long moment. Il roulait plus en force que moi. Les passages roulants alternaient avec des sentiers de bocages bucoliques, passant entre des murets verdoyants, avec de petits passages descendants ou montants parfois bien sympa au travers de petits bois.
Premier ravito avant le 23ème kilomètre, on s'y arrête un peu.
Peu après nous aurons une longue descente marrante dans les bois, sur un chemin de terre tout en virage entre de gros blocs de cailloux. Tib y prenait de l'avance, je revenais ensuite sur lui sur les montées qui suivaient. Mais en roulant un peu au dessus de mon rythme et en tirant du braquet, plus ma mauvaise nuit, j'avait le dos qui me faisait bien souffrir et j'ai levé le pied en laissant partir Tib, roulant plus cool par la suite. Trop mal au dos.
C'est pas une étape pour moi aujourd'hui, j'aime pas le roulant et il n'y a pas assez de bosses et de parties techniques pour que je puisse prendre l'avantage. Cette étape fera la part belle aux rouleurs, du moins ceux qui en ont encore sous la pédale après déjà 2 jours de course plutôt physique. Au deux tiers du parcours je me suis fait doubler par 2 ou trois petits groupes d'avions. Un des gars m'a fait signe de prendre sa roue, mais il roulait trop fort et j'avait le dos en compote pour tirer gros.
Peu avant le kilomètre 40, je m'arrête au second ravito quelques secondes, plutôt un prétexte pour me soulager le dos. Quatre concurrents passent en trombe sans s'arrêter, j'en rattraperais pourtant deux d'entre-deux assez rapidement par la suite.Beaucoup de roulant dans la campagne ce jour, je préférais largement l'étape d'hier, vivement l'arrivée.
Un bon coup de cul à monter dans un bois, devenant portage sur une dizaine de mètres, puis récompense avec de beaux sentiers techniques.
A un moment nous roulions dans un bois lorsque j'ai vu un panneau portant l'inscription 'Dolmen'... et bien on y a été faire un petit tour ; bilan un court portage puis un beau sentier montant pas mal encore, pour parvenir au 'tas de pierre', car rien à voir avec les blocs maousse que l'on peut voir en Bretagne. Bon c'était tout de même l'occasion de se taper une belle descente sympa juste après, par un beau sentier.
Plus que 10 bornes avant l'arrivée me lance au passage un des commissaires assurant notre sécurité à une traversée de route (les pauvres, ils doivent se le peler). Ca me motive et je relance la machine.
Une descente et on arrive dans un chemin, ou plutôt un ruisseau. pas le choix, faut rouler dedans sur quelques dizaines de mètres.
Je suis revenu sur deux concurrents au fil des montées finales, l'un d'entre-deux (UC de la Brie) m'avait passé et roulait devant moi depuis un moment mais en tirant bien trop gros pour finir l'étape ainsi. Une bosse plus forte et j'ai passé ces deux lascars, avoinant par la suite sans les revoir.
Et puis on se rapproche de l'arrivée. Je repense alors que Bénévent se situe sur une bute, donc final en monté au menu... chose confirmée quelques kilomètres avant la fin. Une première courte bosse assez pentue, j'y passe sur le VTT un autre concurrent qui visiblement fatigué n'essai même plus de monter sur son vélo, préférant la méthode pédestre. Un chemin en sous bois, on revient à découvert sur un chemin plus large qui va grimper fortement pour monter sur Bénévent qui est juste au dessus de nous. J'aperçois devant moi deux gars de Creuse-Oxygène, m'en rapproche, mais c'es trop tard la grimpette n'était pas assez longue ils passeront la ligne quelques secondes avant moi.
Je me classe 36ème de l'étape, pas fâché d'en terminer enfin.
Phil quant à lui est arrivé depuis 18 minutes. Francky et Olivier arriveront moins de dix minutes après moi.
Papy arrivera par la suite en devançant Pascal.
Je file au lavage vélo avant qu'il n'y ai trop de monde, puis après un rapide tour au ravito final pour boire et manger un peu, je rejoint la place de l'hôtel de ville où le camion avec nos sacs attend. Je transvase tout dans la voiture, range le spad, puis prends quelques affaires pour aller à la douche. Il faut encore marcher au moins 500m pour rejoindre le gymnase où elles se trouvent...mais que c'est bon la douche chaude.
Retour sur la place où je retrouve Mary. Je l'emmène aux douches, puis on revient sur l'aire de départ où de grandes tentes ont tété montées pour le dernier repas. Les Koyotes sont déjà attablés, bande de morfales. Au final leur équipe (11ème) termine 1h02'30 devant la notre, mais j'avait pas les bonnes cartes en main cette fois-ci, Pascal ayant l'arrière train passablement abîmé après sa chute d'échelle. Ce n'est que partie remise. Mary a réservée des places pour que ses copines viennent manger avec nous; Super Sylvie et Virginie Souchon, très sympa.
Bon repas encore avec viande Limousine, j'y retourne pour le rab, fromages, puis gâteaux aux noisettes.
Voilà, il maintenant temps de quitter le Limousin pour remonter dans notre région parisienne.
Au début le trajet retour s'est fait sans problème, mais en arrivant au niveau d'Orléans, croisée des autoroutes c'était un beau bordel. On a alors préféré sortir de l'autoroute, saturée, pour remonter par la N20 puis les petites routes. C'était le retour des vacances des parisiens plus l'effet d'un grand week-end de 4 jours.
| CICLOMaster CM436M | POLAR S710 | GPSmap60CS | ||
|---|---|---|---|---|
| Départ : | - | 8h04 | - | |
| Temps roulé : | 3h19'39" | 3h16' | - | |
| Temps total : | - | 3h22'48" | 3h30' | |
| Moyenne: | 17,7km/h | 18,0km/h | 17,0km/h | |
| Vitesse max.: | 50,9km/h | 50,7km/h | 51,2km/h | |
| Distance (2035mm): | 59,05km | 59,1km | 60,74km | |
| Dénivelée positif : | +1173m | +1345m | +1319m | |
| Température Min/Max: | 8/12°C | - | ||
| FC Moy/Max: | - | 153/176 | - | |
| Période échantillons: | 20 sec. | 5 sec. | - | |
| Fichiers échantillons : | GTL_J3.tur | 05050701.hrm | TRK | |
| Distance/dénivelé annoncés : | 60km | |||

Les endroits traversés tout au long de ces trois jours me rappelaient ce que j'ai pu rencontrer sur des épreuves comme la Transmorvandelle, Le Morvandiau, la Trace en Livradois Forez, une belle dominante forestière avec plein de beaux sentiers.
L'organisation bien rodée est au Top. Bénévoles super sympa, aimables, souriants, toujours prêts à vous aider. Traversées de
routes sécurisées. Repas corrects, manque de fruits et yaourts au dessert.
Le parcours physique, ludique, bucolique, tout y était, sauf que pour moi la dernière étape est trop roulante et comporte trop de
routes; pour celle-ci, il faudrait rester autour de Guéret, le coin est bien plus sympa.
Balisage impec et visible de loin, ce sont les plaques fluo 'Rando d'Or', de la FFC; si l'on voulait pinailler ce serait sur le
triangle de la flèche directionnel, qui n'est différenciable qu'une fois assez proche du panneau.
L'an prochain, la GTL aura lieu les 29,30 avril et 1er mai 2006. Ne pas oublier : un oreiller gonflable et les boules QUIES.
A faire : Oui.
A refaire ? A voir pour moi; le camping et l'improvisé c'est plus trop mon truc.
Pédalator
| Photos de la GTL : | Belles photos des 3 jours prises par un randonneur |
| Photos de la GTL : | 1ère étape 2ème étape 3ème étape |
| La GTL vu par Oliv14 : | J1 J2 et suite J3 |
| Pneus : | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| AV : | SCHWALBE | Jimmy UST | 2.10" | 2 bars | 2035cm | ||||
| AR : | MICHELIN | Comp-S | 1.95" | J1: 2.0 bars J2: 2.2 bars J3: 2.4 bars | |||||
| Suspensions : | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Fourche : | FOX TALAS RL | 54 psi | 120mm débattement 80mm débattement durant certaines longues montées | ||
| Biellette : | DEVINCI | 85mm débattement | |||
| Amortisseur : | FOX RL | J1: 54 psi J2,J3: 58 Psi | |||
Dernière mise à jour : mardi 16 mai 2006 22:02