La plque de cadre de Pédalator       La Sainte Affricaine

25/04/2004 - St-Affrique (12)

Le motif sympa du Tee-Shirt de la St Affricaine
Rando 85km
St-Affrique (AVEYRON-12)

Une promenade en VTT à la découverte des paysages de l'AVEYRON

Beaux paysages


Toute évocation du mot AVEYRON fait immédiatement ressurgir à mon esprit d'excellents souvenirs d'escapades vététesques, plus particulièrement les montées raides sur les Causses et les descentes techniques rencontrées lors de mes participations au Raid de la Piste Aveyronnaise.

C'est pour cela que toute occasion de participer à une épreuve VTT organisée dans cette région suscite toujours ma curiosité en me donnant l'envie d'y retourner.

En 2002, j'était retourné dans cette région avec les Biker's Loïc, Emmanuel et Alexandre pour faire la randonnée VTT de 125km de La Caussenarde organisée au départ de Millau (12).

Il me restait encore à découvrir les environs de St Affrique avec La St Affricaine, une randonnée VTT de 85km que j'avait repéré depuis déjà quelques années dans le calendrier des épreuves longue distance VTT.
Mais cette randonnée est bien moins connue que La Caussenarde dans le petit milieu vététistique,  toute recherche d'info la concernant sur Internet au moyen de l'ami GoGole ne donnant rien jusqu'à ce jour, donc difficile de s'en faire une idée à l'avance.

J'ai donc inscrit cette rando dans mon calepin de déplacements VTT à la date du 25 avril -jour de ma fête- pour une escapade Aveyronnaise avec Mary, aucun autre Biker's n'ayant souhaité faire le déplacement avec nous (un peu loin de la région parisienne).


Lundi, je poste nos inscriptions pour la rando : 13€ par tête. Un peu cher, j'ai pas pris le repas car il fallait encore lâcher 10€.

En milieu de semaine, je passe récupérer à Versailles la fourche FOX Float 100RLC que j'ai commandé à Faby pour le spad de Mary. 
Le soir même, je monte ce bijou sur son spad, en remplacement de la Marathon S 80mm - 2002 qui était trop difficile à régler et inefficace sur tous les petits chocs. Une vraie fourche ça change la vie.

Nettoyage des VTT, encore tout crade de la sortie de dimanche dernier sous la pluie et dans  boue du 91. Remplacement pour mon spad des plaquettes XTR qui ont fondues comme neige au soleil en 33km, sous l'action conjuguée de l'eau boueuse et du sable. Pas économique les freins à disques en conditions boueuses. Les plaquettes Formula B4 des freins à disque de Mary ont mieux résistées, je n'y ai pas touché depuis des lustres et elles sont encore aptes au service.

Vendredi 23 mars

En sortant du boulot à 12h30, je passe chez Decathlon acheter une paire de housses (59,99€) pour pouvoir monter nos vélos dans la chambre d'hôtel sans nous attirer les foudres de la direction.
Je délaisse un temps le VTT, car le cadre et la fourche de mon nouveau vélo de route sont arrivés, un SCOTT CR1 Team Issue en carbone très léger. Je passe ainsi l'après-midi chez StreaK'X, à peser et choisir des composants du nouveau groupe Dura Ace, puis chez Véloland où j'avait commandé l'ensemble cadre/fourche. Retour à l'appartement pour peser, photographier et répertorier le résultat de mes emplettes.
Sac bouclés rapidement, assiette de nouilles avalée, couchés passé 23h.

Samedi 24 mars

Levés à 6h30.
Mary prépare une salade de riz pour le pique-nique, je charge la voiture, on quitte Plaisir à 8h40, direction Ablis pour y rejoindre l'autoroute. 
Pas mal de voitures sur le trajet, les prévisions grand beau annoncées pour ce week-end incitant les parisiens à s'évader, plus le départ en vacances d'une autre zone scolaire.

Pause pique-nique à l'écart de la circulation
12h48
: Pause pique-nique

Kilomètre 411 de l'autoroute A71, à 12h15 nous passons le péage de Clermont-Ferrand. 
J'y laisse 26,70 €; ça a encore augmenté depuis mon dernier passage. Le reste de la route n'est plus taxé.

On passe les virages d'Issoire -limité à 90km/h maintenant- avec prudence pour éviter les photos surprises. Certains conducteurs abordent encore ces courbes serrées bien rapidement, une boîte à image fixe ferait merveille en ces lieux.

Nous sortons de l'autoroute A75 pour trouver un coin tranquille pour pique-niquer. Malgré le soleil, fait pas bien chaud car un vent frais sévit. 

Millau
14h53: Millau

Au kilomètre 647,7, nous arrivons sur la commune de Millau à 14h51. 
Je bifurque à l'entrée et remonte vers le centre commercial pour abreuver la Pédalatoromobile qui a  déjà bue ses 44L de Gasoil.
A 0,812€ le litron, le gasoil est moins cher ici comparé au 0,816€ de mon Auchan.

On repart vers le centre de Millau, en évitant l'axe principal un peu chargé.

Le Viaduc de Millau en fin de construction
15h10
: Viaduc de Millau
En sortant de Millau, je m'arrête quelques minutes sur les hauteurs pour prendre en photo le futur viaduc dont la construction semble bien avancée.

Cet impressionnant ouvrage d'art permettra d'éviter les 4 heures de bouchons que tout bon vacancier aura rencontré pour traverser Millau lors des grandes migrations d'été.

Dimanche soir à notre retour, une foule de voitures s'agglutinait en cet endroit pour venir voir ce viaduc. 

Le Viaduc de Millau en fin de construction
15h10: Viaduc de Millau
St Affrique
17h07: St Affrique

15h40 et Kilomètre 682: nous arrivons au pays du ROQUEFORT à St-Affrique, une grosse bourgade nichée au fond d'un creux, entourée de sommets laissant présager de bonnes et longues grimpettes pour en sortir à vélo. Le cadre est chouette.
C'est la fête au village; les manèges et le marché dont les commerçants remballent leurs étales.

Nous passons à la salle des fête retirer nos plaques de cadre  pour éviter la cohue du lendemain.
On reçoit un Tee-Shirt (taille M), sans pub et avec un dessin sympa du logo de la Ste Affricaine, plus un morceau de Roquefort Société. Dommage j'aime pas le bleu, mais j'en connais une qui se chargera de le dévorer pour moi.

Nous partons à la recherche de notre hôtel, un Logis-de-France deux étoiles (acceptant mes chèques vacances ANCV), situé jute à coté de l'ancienne gare (mais plus de train, mieux pour dormir...). Agréable et propre, gérant accueillant, ça nous va. 
On décharge la voiture et montons sacs et VTT (sous housse) dans la chambre, puis nous partons faire un tour à pied en ville.
Arrêt au bar sur la place pour siroter, moi un Gini, elle un Schwepps. L'endroit est un peu bruyant et pollué par les gaz des voitures, situé sur une rue passante. On s'éclipse pour aller marcher ailleurs plus au calme.
Halte dans un fromager pour ramener des saveurs locales.
Retour à l'hôtel et repos en attendant l'heure du repas.

Le restaurant de l'hôtel dispose d'un restaurant au cadre agréable. Menus et carte offrent un bon choix de plats aux titres alléchants.
Je mettrais un moment à me décider, pour finalement sélectionner comme Mary le menu à 16 €; salade avec tartines de Perail chaud, puis filet de Hoki, tarte aux pommes pour finir.

Fatigués du voyage, les bras de Morphée j'ai rejoint avant 22h.

 Dimanche 25 mars

Petit déjeuner libre service, café/pain - confiture de figue/croissant (gras, mais si bon).
Je règle l'hôtel et l'on recharge la voiture avec sacs et nos VTT. 

Pour s'assurer d'avoir une place de parking située au plus près des douches, nous nous sommes levés assez tôt pour arriver une heure en avance sur place. Bon plan, car il n'y avait pas encore beaucoup de véhicules garés sur le parking de l'école aux environs de 8h10, juste un camping car, quelques voitures. Un courageux avait planté même sa tente sous le préau de l'école.

Mary règle ses cales
8h39: Mary règle ses cales

Arrivés 1h en avance pour une rando paraît bien large, mais le temps de s'équiper, 
de faire les réglages de pression des amortos et de la nouvelle fourche FOX Float 100RLC du spad de Mary, 
le réglage de ses cales (la semelle de ses CARNAC s'étant décollée; ses vieilles chaussures reprennent du service), 
il nous restait juste 20 minutes pour roulotter avant le départ.

Pas mal de monde devant la salle des fêtes, bloquant un peu la rue à la circulation -gendarmes impuissants- le départ de l'ensemble des parcours groupé étant prévu pour 9h, sauf pour le 20km qui partira à 9h30.
Le speaker parle à son micro, on se met en place derrière l'ambulance qui ouvre la voie. 
A 9h passé, la cohorte de vététistes s'ébranle tout doucement en suivant l'ambulance.

On traverse l'Hôpital, dont le personnel manifeste devant car l'État a décidé ce vendredi 23/04/2004 d'en fermer la chirurgie et les  astreintes radiologie et biologie, donc mort assurée dans un avenir proche. Pas cool, le plus proche se situant à 3/4 d'heure, bien assez pour crever avant d'en voir les portes.

Fait pas bien chaud avec 14°C les bras à l'air. Vivement la première bosse pour nous réchauffer. 
Nous roulons tranquillement, Mary et moi en remontant peu à peu et sans forcer vers la tête du peloton pour éviter un éventuel bouchon. Mais ce ne sera pas le cas puisque le parcours commence par suivre une route montant régulièrement à moins de 6% durant 2,5km. Pas super au niveau intérêt, mais ça permet de s'échauffer et de surtout bien étaler la troupe de vététistes avant de quitter le bitume pour entrer dans le premier sentier étroit.

Fin du premier chemin montant, arrivée sur le plateau
9h32: ça monte

Nous délaissons enfin le bitume au niveau du Moulin du Juge pour suivre -en file indienne étalée- un étroit sentier rectiligne , puis celui-ci s'élargit, devenant chemin au sol légèrement caillouteux qui monte doucement entre les sapins. Un virage en épingle avec quelques gros cailloux, un gus me coupe la route au moment où je tournait ; bilan, je me retrouve par terre, les mains encore sur le cintre et les pompes coincées dans les cales auto car j'ai été pris au dépourvu. Pas grave, pas de bobo et rien de cassé, je repart.
100m plus loin, les sapins disparaissent et le chemin débouche sur un plateau; belle vue sur le paysage, en bas des habitations qui doivent être celles de St Affrique. J'attend Mary et nous repartons.
On roule sur un chemin presque plat,  terre dure et brune typique des Causses, sur les crêtes de Tiergues. On bénéficie ainsi de belles vues sur le paysage à droite et à gauche.


9h32: belle vue

Descente du château de Laumière.
9h50
: Descente du 
château de Laumière

Nous descendons vers le village de Tiergues. On y suit la D3 en remontant doucement jusqu'au pied du Puech Long, où nous retrouvons une piste un peu caillouteuse et défoncée qui descend rapidement,  au milieu quelque flaques de boue causée par des ruisseaux. Le chemin se rétrécit, on roule entre deux murs de verdure en plongeant très rapidement vers le château de Laumière.
J'attend Mary, on repart. 

Route en descente, puis plat sur 500m. Traversée de la D999, sécurisée par un bénévole, on reprend en face une piste. Passage d'un gué; vu le peu de profondeur et de cailloux, je tente et passe sur le vélo. Brrrr, plein, de flotte dans les pompes. 
On longe ensuite un moment la petite rivière du Soulzon, puis on la quitte pour aller traverser une voie ferrée près des Aubarèdes et remonter une piste un peu plus pentue menant vers le Puech de Sales, mais on le laisse sur notre gauche pour suivre la route menant à Montclarat.

1er ravitaillement
10h10
: 1er ravitaillement
Nous roulons depuis un peu plus d'une heure lorsque nous parvenons au 1er ravito. J'ai alors 16,75km au compteur.
La table est bien fournie, pas encore grand faim mais je grignote quelques bout de pain d'épices, en incitant Mary à faire de même.

On repart deux minutes plus tard.

Une descente rapide, puis une piste nous amènera ensuite vers le Radier du Cernon.

La Mary mouline
10h39
: Mary
Nous mettons les crampons sur une large piste en dur qui va monter en grands lacets  au travers de la forêt Domaniale du Guiral, durant plus de 6km. 
C'est une longue bosse qui représente la difficulté majeure du parcours, par sa longueur .
Elle se monte régulièrement, un peu comme les pistes que l'on retrouve en montagne. D'ailleurs c'est un bon entraînement pour préparer le Marathon de l'Oisans du 19 juin prochain.
La pente est calme au début, moins de 6%, puis s'accentue sur le milieu pour avoisiner les 10% par endroits. 

J'ai distancé Mary (et les autres) et j'en profite pour prendre quelques photos.

10h39:
Fin de la bosse en forêt de Guiral
10h54
: Fin de la bosse
en forêt de Guiral
Les deux derniers kilomètres semblent un  peu plus pentu, le sol étant irrégulier et légèrement caillouteux, en plus il fait déjà chaud.
Je débouche sur le plateau, sortant ainsi de la forêt de Guiral.
J'attend Mary qui a encore pris un malin plaisir  dans cette bosse a dépasser les mecs, mais comme elle n'est pas encore habituée aux longues montées je lui ai suggéré de moins tirer de braquet et de plus tourner les jambes. Dans ces longues grimpettes, il faut savoir trouver un rythme régulier où l'on ne s'essouffle pas.
10h54:Un peu de repos sur le plateau
11h03

Nous allons ensuite cheminer durant 3 bornes sur le Causse, sans grande grosse variation de dénivelé, vers les crêtes du Fajas
Un endroit assez sauvage où la trace du chemin est à peine visible sur l'herbe sèche, rien à voir avec les traces nettes des Causses de la Caussenarde. Je préfère.
Encore de belles vues de paysages, quelques marches caillouteuses à passer, un peu de maniabilité entre deux rochers très proches,  rien de bien méchant.
De belles fleurs bleues s'épanouissent un peu partout.

11h04
11h08 11h11 11h12: Mary
Ravitaillement au Viala-du-pas-de-Jaux
11h33
: Ravitaillement
Une bonne petite remontée, puis l'on descend jusqu'au village du Viala-du-pas-de-Jaux où nous attend le 2ème ravitaillement.
Il est 11h33, j'ai alors 34,37km au compteur.
La table du ravito -disposée à l'ombre d'une grande tente- est plus que bien fournie; on y trouve entre autre des quartiers de tomates, d'orange, des oeufs durs (et dur à digérer), des tartines de pain avec de la crème de fromage, des tranches de saucisson, des tranches de pain d'épices. 
Bref, de quoi s'en mettre plein la panse. Si on n'y retrouve pas l'abondance des ravitos de la Caussenarde ou de Brive-Rocamadour, on n'en est pas bien loin.
On s'y arrête 6 minutes, le temps de reprendre quelques forces et de remplir la poche du Camelbak.

En repartant, nous suivrons un instant la route D23, avant de reprendre un chemin qui nous emmène vers le Mas-Baldy.
Nous suivrons ensuite une petite route sur quelques centaines de mètres, un tandem nous y passe bon train. Mary enlève une dent et se met à accélérer pour le rattraper car elle a vue à l'arrière un petit bout de femme. Papotage écourté par un changement de direction pour emprunter un large chemin partant à droite. Coup de patin de Mary qui absorbée partait tout droit.
On entre dans une végétation de petits arbustes pour suivre un beau singletrack avec quelques virolos et petits creux-bosses de moins d'un mètre où le Tandem n'est pas à la joie. Je le passe pour éviter de rester coincé à chaque difficulté technique.

11h51: jolie vue

Le single débouche à découvert sur une corniche d'où l'on a une vue magnifique. Un endroit que je croyait être le cirque de Tournemire, mais en fait celui-ci est plus au Nord-Ouest. Nous somme simplement au dessus du village de St-Paul-des-Fonds.
Trop beau, je m'arrête et déballe l'appareil photo. 

Vide impressionnant en dessous...

 

11h51: C'est pas beau ça !!!

11h52: Pédalator
Pédalator
Mary arrive, séance photos chacun son tour.

Nous repartons en suivant un beau single étroit qui longe la crête à bonne distance, la vue cachée par un mur de petits buis et chênes, légère descente, sol dur. Superbe.
Le single se rapproche de la corniche, à moins d'un mètre, un petit mur de verdure de buis pour servir de garde fou et éviter 200m de plongeon. Cet obstacle de verdure empêchant de voir le vide me permet de rouler sans avoir trop l'appréhension vertigineuse au cours de la descente qui va suivre et que je ferais entièrement sur le vélo, serrant les fesses et modérant ma vitesse à quelques reprises où le single frôle le bord de la falaise à des endroits où la végétation s'éclaircie brusquement. Je me suis laissé un peu trop emporté à deux reprises, rattrapant le coup de justesse.

11h53: Mary
Mary

11h59: ça repart, en descente
ça repart,
en descente toujours

Sol de terre dure au début, descente en pente douce , puis la trace se creuse, la pente s'accentue, le single se creuse en gouttière et des cailloux gros comme le poing en tapissent le fond de la trace, façon ballast chemin de fer. 
Cul derrière la selle, bras tendus, maintenir la roue avant bien droite pour éviter qu'elle en s'enfonce et parte à l'angle droit. Les disques chauffent. J'aime bien ce passage, ça relève le niveau de difficulté du parcours.

Kilomètre 39,2: virage en lacet, un replat. Pause en attendant Mary qui préfère descendre à pied because vertige. J'y suis aussi sensible, mais dans une moindre mesure.
La descente se poursuit, un virage à gauche dans la caillasse, puis la pente se calme, les cailloux se font moins nombreux. Fin de la descente rapide, on débouche sur une petite route. 
C'était Top !
A droite, verdure, j'attends Mary. Elle arrive, mode râleuse; elle n'a visiblement pas aimé cette descente....

12h01: Mary aime pas cette descente
Mary aime pas cette descente 

12h55: On passe dans les rues du village de St-Paul-des-Fonts, puis petite route un instant, puis retour sur des chemins qui vont nous faire grimper vers le Col de Poirier, en passant la Croix de Gals.
On traverse la D93 et l'on remonte vers St-Jean-d'Alcas, puis nous passerons à Gauty.

Belle descente, beaux sentiers et singles ludiques, passage de petit pont sur petite rivière à l'eau verte transparente.
Kilomètre 53,8: un bon coup de mollets et le cul avancé sur le bec de selle pour monter une butte de 10m que les autres ont passé en portage .
Beau single longeant le ruisseau de Raouffenc. Petit gué peu profond, incursion en  Forêt Domaniale de la Sorgue, sentiers caillouteux. Chouette, bucolique.
Une courte descente sympa, nous traversons les rues étroites du village de Versols.
On remonte la route D7 menant vers Lapeyre, croisant des vététistes en sens inverse. Je pense un instant qu'il y a un pb de balisage, mais le doute disparaît quand j'aperçoit le panneau ravito 200m.

A 13h15, nous arrivons à la salle des fêtes de Versols où est mis le 3ème ravito. J'ai  alors 56,91km au compteur.
Il fait 27°C et mes bras arborent déjà des rougeurs qui me font rechercher l'ombre car au soleil c'est du 34°C.
Je garde les vélos pendant que Mary va grignoter, puis on échange.

On repart moins de cinq minutes plus tard, en reprenant la route en sens inverse jusqu'à Versols, où nous traversons le pont pour suivre un instant une petite route vers le Mas de Baby, où nous reprenons une piste en bord de champ.

13h02:
13h31: Nous attaquons la seconde longue montée du parcours. 
Désormais, on va grimper progressivement pendant un peu plus de 8 bornes, en suivant des chemins larges en roulant à travers la campagne, passant par Vareilles, puis le Mas de Gély.
13h31:
14h06:
haut de la 2ème grosse bosse

On remonte un peu de la route D92 venant de Gissac, puis on reprend d'un large chemin, qui après deux virages débouche sur le plateau.

Nous allons y cheminer un moment, en montant tout doucement et progressivement, passant par des endroits très jolis par la végétation et les amas rocheux.

14h06: sur le plateau
14h06
: sur le plateau

14h39: On passe le Serre des Cabros et on redescend vers la Croix del Pas.

Nous allons avoir un long passage en suivant un beau single descendant, serpentant entre de grosses pierres avec quelques  passages de marches pas bien hautes.
Un vrai régal, c'est le plus beau, un peu du style de ceux que l'on rencontre sur la Buiscyclette. 

14h42: un superbe single descendant
un superbe single descendant

4ème ravitaillement. Pause Nutella
14h50
: 4ème ravitaillement. 
Pause Nutella
Le beau single se termine, on débouche sur la route montant du village de Montégut. 
Dans le virage est mise la tente du 4ème ravito. Il est 14h47 et j'ai alors 75,38 kilomètre au compteur.
Le soleil donne bien, à tel point que le chocolat proposé est dans état de déliquescence plutôt avancé. 
Je ne parle pas des rondelles de saucisson qui transpirent et ne m'inspirent pas trop, 
par contre les tartines de Nutella (à moins que cela ne soit du chocolat fondu) sont tout à fait à notre goût. 
J'essaye aussi la version  pain d'épice au Nutella, bien meilleure.
Mary recharge son Camelbak qui était vide depuis quelques temps. Je fait de même.

Nous repartons moins de sept minutes plus tard, en remontant régulièrement sur la route durant 1200m.

15h09: On remonte encore un peu, puis ce sera les 4 dernières bornes en profil descendant pour le retour.
Au début, descente rapide où l'on peut se lâcher, en faisant gaffe aux quelques virages qui arrivent vite.

On roule ensuite sur un chemin où un engin à chenilles est passé, laissant ses empreintes aux endroits où le sol est plu mou. Bilan ça secoue, mais la fourche 'lime' bien toutes ces vibrations périodiques. 

La potence est fissurée sur le collier de pivot
La potence est fissurée
sur le collier de pivot
Descente rapide, virage à droite, j'ai pris un peu trop d'angle et ma roue se plante dans un amas de terre molle.
Roue à angle droit, Zip-Paf-Boum; passant de 23km à 0km/h en quelques secondes, le Pédalator se retrouve par terre, le casque un peu planté dans la terre. Pas de bobo, le sol était souple et pas de cailloux. 
Je me relève, Mary arrive derrière, un peu affolée et craignant le pire. Moi ça va, le vélo à première vue semble ne pas avoir souffert et je remonte en selle. 
Impression bizarre: mon poste de pilotage penche vers le bas à droite. Pourtant le cintre n'a rien, mais ma potence ITM 'The Stem' semble avoir morflée; elle est vrillée, la peinture s'écaille et des stries parallèles apparaissent ce qui montre que le magnésium a subi un stress. Pas bien solide ces potences light. De retour à la maison, au démontage je m'apercevrais qu'elle est aussi fendue au niveau du collier de serrage du pivot. 
Bon, fini la supra légèreté pour moi au niveau de la potence. Maintenant je monterais du matos plus costaud. Pas envie d'enrichir mon dentiste et le chirurgien pour 18g. Mon banquier n'en sera que plus heureux. 
Ma belle potence ITM est vrillée !!!
ça penche un peu...

On repart, je me calme dans les descentes et évite de trop appuyer sur la droite du cintre.
Une descente sympa dans un chemin encaissé, mais avec plusieurs passages de boues profondes et liquides causés par les sources. Beuark, le vélo récolte.

On passera à Vendeloves, retour en longeant La Sorgue par des chemins roulants et plats, puis arrivée dans les rues de St Affrique où au final on suit l'itinéraire de promenade des chiens...slalom...

A 15h47 nous sommes revenus au point de départ, après 6h43 d'une belle balade VTT et 94km au compteur.   

On nous remet un diplôme et une petite bouteille d'eau Quézac de 32cl. Vraiment juste pour  la chaleur qu'il fait (28°c) et après avoir roulé plus de 90km.
Pas cool, pas de ravito final !!! A 13€la rando, c'est frustrant et merci pour ceux qui reprennent la route après.

On retourne à la voiture. Je recharge les vélos tout crade dans le break. Décrassage pilotes et spads. On mange et on boit pour bien aider à la récupération. J'ai bien fait de prévoir d'emmener quelques grosses barres énergétiques, des meringues du resto d'hier et des boissons.
On passe aux douches situées juste à coté : eau froide. 
Mary y met juste un bout d'orteil. J'arrive à m'immerger complètement sous le glaçon, ça réveil, on se sent mieux après.
Bon c'est pas tout ça, mais on a de la route pour rentrer. On décolle à 16h58.

Arrêt dans une station service pour avaler un sandwich et un gros Magnum au chocolat.
Mary pionce. Je roule.
La nuit est arrivée, la fatigue avec, deux pauses d'air frais pour réveiller le Pédalator qui aimerait bien fermer les yeux dans un bon lit.
Enfin nous arrivons au pied de l'immeuble. Monter les sacs. Redescendre, monter les spads. 
Douche chaude; bronzage cycliste aux bras et aux jambes, coups de soleil réveillés par la chaleur. Ouuuch !
12h05: au lit direct, sans allumer le PC, sans ouvrir les sacs.
Un lit, enfin fermer les yeux, le pied !!!

Pédalator  01/05/2004

 


En résumé : 

Une rando VTT intéressante à faire au moins une fois pour voir le coin et ses beaux paysages, 
mais ne pas venir y chercher de la difficulté, du technique ou du ludique. 
Une majorité de larges chemins roulants, quelques portions de routes, plusieurs beaux sentiers et singletracks en quantité suffisante (mais pas assez) pour valoriser le parcours. 
En dehors de 2 ou 3 marches caillouteuses de 50cm de haut, pas de de grandes difficultés techniques si ce n'est la descente dans le cirque de Tournemire qui demande une bonne habitude du VTT pour la faire sur le vélo et non en marchant.
Accueil sympa et souriant des bénévoles. Traversées de routes dangereuses protégées.
Ravitaillements bien espacés, variés avec note locale fromage et charcuterie, en quantité suffisante. 
Un peu cher aussi les 13 € d'inscription, d'autres randonnées offrant un plateau repas final pour le même prix.


Profil du parcours 85km


Les données de Pédalator

  CICLOMaster
CM436 M
POLAR S710
Pédalator
Départ : 9h03 9h03
Temps roulé : 5h46 5h36
Temps total (incluant arrêts ravitos...): 6h43 6h43
Moyenne: 15,3km/h 16,8km/h
Vitesse max.: 50,5km/h 77,3km/h
Distance (2035mm): 88,36km 94,1km
Dénivelée positif  : +1957m +2085m
Température Min/Moy/Max: 10/24/34°C 14/25/34°C
(au poignet)
FC Moy/Max: - 134/174
Période échantillons: 20 sec. 5 sec.
Fichiers échantillons : 25042004.tur 04042501.hrm
Distance/dénivelé annoncés : 85km pour +2050m
Altitude départ : Salle des fêtes de St-Affrique  : 330m

Pneus :
     AV = SCHWALBE Jimmy UST,    2.10",  gonflé à 2 bars
     AR = MICHELIN COMP-S UST,    1.95", gonflé à 1.8 bars

Suspensions :
     Fourche FOX TALAS RL :    54 Psi, 120mm débattement.
     Biellette DEVINCI:                  85mm débattement.
     Amortisseur DT SSD210L : 5,2 bars.

Freins :
     Plaquettes avant : SHIMANO XTR métal/métal, usées à 50% (avant la rando).
     Plaquettes arrières : SHIMANO XTR résine/métal, neuves et non rodées.


Le parcours 2004

La carte, trouvée sur le site Roue Air  : StAffricaine87km.gif (950ko)

Le tracé GPS, trouvée sur le site Roue Air  :  StAff2004.csv 


Le Budget du Week End

  Remarques TOTAL
Péages ALLER: Allainville -> Clermont Ferrand 26,70€
Péages RETOUR: Clermont Ferrand -> Allainville : 352km 26,70€
Gasoil ALLER: Millau : 44 litres à 0,812€ 35,73 €
Gasoil RETOUR: Plaisir : 45L litres à 0,816€ 36,77 €
Hébergement 1 nuit/2personnes chambre 43€
Menu 16€
petit-déjeuner 7€
66 €
   TOTAL : 191,90 €

La boule TRAJET:

(78) Plaisir     -> (12) St-Affrique = 682km en 7h


La boule Notre hébergement:

Hôtel-Restaurant  Le Moderne ** (Logis de France)

54 avenue Alphonse Pezet (à coté de l'ancienne gare)
12400  St AFFRIQUE
Tél : 05.65.49.20.44
Fax :05.65.49.36.55
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Dernière mise à jour : vendredi 11 février 2005 14:33

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