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A peine rentré d'une semaine de vacances passée dans la Drôme à Buis-les-baronnies où nous étions Alain et moi pour faire les 80km de la randonnée VTT de La Buiscyclette, qu'il me fallait déjà nettoyer, puis re-préparer tenues et affaires de VTT pour repartir en week end VTT.
Cette fois ci, c'est avec ma petite Mary que j'allais faire le déplacement vers l'Auvergne, le temps du week end prolongé du 8 mai , ma Bikette n'ayant pu venir avec moi à Buis en raison d'un stage -pourri- de formation de l'AFPA ne lui laissant pas la possibilité de prendre des jours de congés.
Après avoir fait 55 bornes de VTT le jeudi matin avec les Bikets, expédié une bonne partie des trucs en retard l'après-midi (vous n'imaginez pas le nombre de mails que l'on peut recevoir durant une semaine d'absence...) et fait nos sacs rapidos le soir, il ne nous restait plus qu'à plonger au lit pour accumuler quelques heures de sommeil bien méritées.
Emmanuel devait venir avec nous ce week-end, mais sa voiture en aura décidée autrement. Pas cool.
Vendredi 9 mai :
Réveillés à 7h, petit-déjeuner, toilette puis opération chargement du break; les deux VTT et le barda d'un week- end prolongé. Nous quittons Plaisir à 8h50, direction Ablis pour y rejoindre l'autoroute A10. Passage à proximité d'Orléans, pas de circulation ce vendredi car les parigots ont évacués jeudi. Midi juste et 375km plus loin, arrêt au péage à la sortie de VICHY sur l'A71. Nous passons VICHY, puis Cusset pour prendre ensuite la direction du
Mayet-de-Montagne.Nous faisons halte à 12h35, sur une aire en bordure de la D62, pour manger un peu et reposer le pilote. Un bon bout de la quiche aux légumes préparée par Mary y passe. Miam. Vingt minutes plus tard, retour au bitume. Nous traversons maintenant le petit village de Saint-Clément, petites routes tortueuses où il ne fait pas bon rouler à plus de 70km/h, puis nous grimpons vers Compagnat où se trouve la maison qui nous abritera le temps du week- end. Arrivée à
13h18. Vero, l'amie de Mary, n'est pas encore là. On décharge la voiture en l'attendant.
Petite marche à pied avec Mary et Vero pour se dégourdir les jambes après le voyage, sur un beau sentier qui monte au point de vue local , puis retour à la maison avant d'aller faire quelques courses alimentaires à l'Intermarket du coin. On part ensuite faire une visite rapide du petit village de Châtel-Montagne. Quelques échoppes d'artisans et un hangar où des sculptures
d'objets de fer originales attirent l'oeil. On rentre à la maison puis on attend l'heure du dîner en lisant des revues de cuisine. Nous passons tous trois une sympathique soirée dans une auberge bien sympa du village de Mayet-de-Montagne, 'La Vieille Auberge'. Décor rustique avec anciennes réclames sur plaques émaillées. Kir poire, petit rouge local et bonne cuisine à prix de province. Mention spécial au feuilleté de saumon au choux. Retour à Compagnat et gros
dodo, fatigués du voyage et de l'air pur.
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Samedi 10 mai :
 Les filles devant la petite maison de Compagnat (03) |
Réveil aux cui-cui des piafs. Ciel gris, brume, brouillard, plafond bas, bruine type bretonne intermittente. Pas cool. Ca se dégagera au fur et à mesure de la journée, pas de grosses pluies, donc le terrain ne devrait pas être trop détrempé demain dimanche.
Déjeuner à la maison, après-midi nettoyage/huilage des spads, puis Mary et Vero iront faire un petit tour de VTT pour tourner les jambes.
Sur une idée de Mary-je-grignote-toujours-du-fromage-à-toute-heure-du-jour, nous partons en mission à Châtel-Montagne pour visiter le rayon fromagerie de l'Intermarket du coin, avec comme consigne de ramener le truc-qui-va-bien local; nous voici à la sortie avec un Saint-nectaire entier, une Tome et un truc qui sentira fort à l'ouverture ( Ouf, c'est bien emballé pour le voyage de retour ).
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Repas version nouilles-sucres-lents en prévision des efforts du lendemain, puis dodo de bonne heure car demain ce sera réveil 5h30, il faudra au moins une heure de route pour rallier le départ à Courpières. Quelle vie.
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Dimanche 11 mai :
Cinq heure moins le quart, je suis réveillé avant le blip-blip de ma montre programmée pour 5h30. J'arrive pas à me rendormir, les piafs s'égosillent déjà au dehors, signe qu'il ne pleut pas. Debout 5h20. Je réveille la Mary. Mise des yeux en face des trous, douche pour réveiller le bonhomme, petit-déjeuner se résumant à quelques cuillères de céréales car trop baffré hier soir. On s'équipe; remplissage du ChamEau avec la poudre sucrée qui va bien pour
pédaler longtemps. Chargement du break avec les vélos et le barda puis départ à 6h15, soit un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu. Vero est déjà partie depuis un bon quart d'heure, sa petite voiture rose bourrinant moins vite que la Pédalatoromobile pilotée sportivement sur les tortueuses routes locales.
Des nappes de brouillard flotte au dessus des étangs, la rosée brille sur l'herbe des champs, les vaches broutent déjà alors que la France dort encore. Mary serre les dents quant je roule un peu trop vite sur ces petites routes étroites qui n'arrêtent pas de monter, descendre, tourner. Un chevreuil traverse en trombe la route à 100m devant, sans avoir regardé avant.
Sortie d'Arronnes, très belle et longue montée à 17% qui devrait être idéale pour une petite balade en vélo... Deux chevreuils détalent en bondissant dans un pré de hautes herbes. Un lapin tente de se suicider en se jetant sous mes roues, mais se ravise in extremis. Belle région par ici, ça ressemble un peu au Jura par moment, très montagne.
Petite navigation hasardeuse sur quelques toutes petites routes sans panneau d'indication; on arrive quand même à retomber sur une voie plus civilisée qui nous ramène sur la grosse nationale filant en direction de Thiers. Arrivée à Courpières ou un balisage 'Rando VTT' nous guide jusqu'au gîte FFCT 'Les 4 vent's d'où va partir notre randonnée. Peu de voitures sur le parking en herbe. Vero est déjà arrivée depuis un moment.
On, retire nos plaques de cadre; seulement 31 pré inscrits sur le parcours 80km. En tout, nous serons 47. Au moins ça bouchonnera pas... Les organisateurs arborent tous un tee-shirt gris avec le logo de l'épreuve, TLF. J'ai même l'impression qu'il y a plus de bénévoles que de randonneurs. Ils ne sont pas encore prêts, on en profite pour monter les spads et s'équiper.
Enfin prêts, on retire nos plaques de cadre; on a droit à une carte claire du parcours -pas mal en cas d'égarement- avec les numéros d'urgence. Tiens, mais c'est mon ami Christian ARCELIN du C.T. Rambouillet; c'est toujours les mêmes que l'on retrouve sur ces épreuves longues distances. Cette fois ci, il est seul sur ce trip. Il a déjà fait la 1ère édition de la TLF il y a deux ans. S'il y revient ça doit être correct comme organisation et parcours.
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 8h: Quelques minutes avant le départ
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Nous attendons le départ, initialement prévu libre entre 8h et 8h30, mais rien ne semble presser. Quelques randonneurs ont pris les devants. Huit heure passée, le speaker annonce que nous allons pouvoir prendre le départ, et c'est tout tranquillement que nous partons. Petit bout de route et tout de suite piste descendante très rapidement, sol légèrement sablonneux, traître en virage. A gauche toute pour
suivre un premier sentier étroit sous la verdure, puis l'on commence déjà à remonter, sur un chemin puis sur une route un petit peu. Rythme très tranquilos pour tout le monde, le speaker ayant annoncé qu'il valait mieux y aller doux, et même très doux pour bien finir...
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Le balisage est effectué avec de gros panneaux jaune fluo bien visible, mais sur les 10 premiers kilomètres il s'avère à plusieurs reprises un peu insuffisant sur certains embranchements où il manquerait une rubalise de confirmation, mais cela s'arrangera plus loin. Les premières montées ont déjà éclaté le petit groupe, Vero en peu en arrière. Je roule avec mary, cool. Séance moutons avec droit de remonter un bon kilomètre suite à une
erreur de parcours. Pourtant j'avait bien cru voir que ça tournait à gauche, mais j'ai suivit bêêêêtement.
Un beau single qui monte, monte, puis déjà le petit plateau entre en action, ça commence bien. Déjà un premier client en train de pousser son vélo. Plus loin un jeune randonneur déjà en train de bouffer une barre énergétique.
Pas mal de portions en sous-bois, un petit peu de bitume -mais si peu- par de petites routes de campagne. Après avoir grimpé, on plonge maintenant rapidement vers le lac d'Aubusson-d'Auvergne dont on fera le tour par un sentier aménagé. Joli coin, ça doit grouiller de monde le dimanche après-midi ici. Grand cri de Mary sous les arbres ; Jean-Maaaaaaaaaarc ! Merde. Pourvu qu'elle ne se soit pas vautrée dans la petite descente. Je commence à faire
demi-tour au moment où elle arrive. Grosse angoisse d'être perdue sur un balisage difficile à interpréter, d'autant plus que nous somme maintenant seuls à rouler à ce moment. Désormais, je l'attendrais à chaque changement de direction. On repart.
Presque 3 kilomètres de semi-plat, dont une traversée de gué -pieds au sec cette fois ci-, puis ça commence à monter et ça va durer 2 bornes, avec du sentier technique où les cailloux ne favorisent pas toujours le roulage, de beaux singles bien raides en sous-bois, du chemin forestier pas bien large. Ici, le grand plateau ne connaît point.
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 09h11: 1er Ravitaillement
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On passe à la Félolie, puis courte descente, petite remontée sèche, nouvelle descente et sentier montant plus calmement nous amenant au 1er ravitaillement au bout de 15 bornes, après un peu plus d'une heure de pédalage.
Pommes, quartiers d'oranges, abricots et raisins secs, dates, chocolat , pain d'épice artisanal (Top bon !), compote. Très bon tout ça. Mary papote, je mange un bout car mon petit-déjeuner était assez léger ce matin. Eau, sirop.
Trois minutes plus tard, Mary et moi repartons tranquillement.
Un peu plus loin , le parcours 20km prend déjà le chemin du retour, alors que nous poursuivons notre périple sur la partie commune au parcours 45 et 80km. |
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 9h45: Séance Pédibus
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On monte sans cesse pendant presque trois bornes, beaucoup de superbes chemins dans les bois, quatre courts morceaux de bitume, une diversité de végétation, de tracé, du vrai VTT. Pas de large piste roulante à découvert comme sur les autres rando que j'ai effectuées en Auvergne, vraiment ça valait le coup de venir ici. Pas grand monde à rouler avec nous, juste un ou deux autres vététistes que nous doublons en montée, qui repassent lorsque je m'arrête pour attendre Mary. Une descente, ça tabasse un peu, ma FOX en 120mm est aux anges, puis on recommence à monter.
Tranquille au
début, puis le chemin se rétrécit pour longer un pré ou les bovidés collés au barbelé nous regardent passer sans bouger. Cailloux mobiles, terrain sablonneux, branches en travers ne facilitent pas le roulage et puis ça devient trop pentu et inroulable; finalement, c'est pédibus obligatus sur les 25 derniers mètres.
Plusieurs montées assez pentues vont se succéder, parfois techniques en raison des cailloux, des racines ou du sol sablonneux hyper sec. Ceux qui n'aiment pas les grimpettes ne sont pas à la bonne.
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 10h01: 2ème Ravitaillement |
La pente s'est calmée, on peut maintenant rouler et respirer un peu.
Un court morceau de goudron nous amène déjà au 2ème ravitaillement situé à un peu plus de 23km du départ. On vient de se taper 345m de dénivelé positif en 8km.
A nouveau ce très bon pain d 'épice local. On grignote un peu, on s'hydrate, puis nous repartons trois minutes plus tard.
On passe à Vollore-Montagne, puis un court morceau de bitume où nous laisserons le parcours 45km, poursuivant notre chemin sur une partie spécifique au 80km.
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 10h14: un beau single |
Nous poursuivons notre montée vers les sommets, entrecoupée de quelques très rares descentes bien sympa. Le parcours est vraiment superbe, les chemins montants moyennement alternant avec des singles techniques plutôt coriaces, le petit plateau est bien utile et la science de la trajectoire est mise à forte contribution dans ces passages où il faut savoir slalomer entre cailloux, racines tout en donnant le coup de rein qui va bien au passage de quelques marches. A ce jeu, on
peut y laisser des plumes si l'on roule trop vite.
Un passage de gué, le bain de pied évité, sauf pour Mary, mais celle-ci se rattrape un peu plus loin en passant un passage technique d'une dalle de pierre en montée sur laquelle ma roue arrière ripe pour avoir gardé un braquet trop gros.
Encore un beau sentier montant en lisière de bois, on se régale vraiment ici. Dommage pour le pauvre Emmanuel qui n'a pu venir avec nous profiter de ce beau parcours.
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 10h31: la bonne grimpette que voila... |
Passage à découvert, une belle grimpette caillouteuse s'annonce. Mary s'arrête, le temps d'arroser la végétation à l'abri du feuillage. J'en profite pour dégonfler un peu sa fourche qui rebondit un peu trop sur les cailloux en montée.
On repart, ça grimpe sec, des cailloux tu devra te jouer en montée. Le Pédalator passe, à la force du mollet.
Près de trois bornes de sérieuses montée, de la piste forestière, un peu de goudron, puis une descente bien sympa , tout en virages pour arriver au petit village de La Renaudie où le repas de mi-parcours (36,3km) nous attend.
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 11h39 - REPAS - La Renaudie |
Il est 11h18, un peu tôt pour le déjeuner. Heureusement que l'on ne roulait pas à l'allure Bikets, car sur le coup ce repas aurait été un petit-déjeuner...
Au menu ; crudités, boeuf, nouilles, fromage local, feuilleté aux pommes parfumé à la cannelle.
Christian arrivera un peu plus tard alors que nous mangeons au soleil devant un beau paysage. Vero arrivera peu avant que nous repartions, son groupe ayant écopé de crevaison.
Mary ayant les jambes un peu lourdes profite de cet arrêt pour prendre une aspirine, ce qui semblera par la suite faire un peu d'effet car elle roulera plus facilement sur la seconde moitié du parcours.
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 12h02 12h02 |
Mary et moi repartons tranquillement après cet arrêt prolongé ( 23 minutes); pas cool car les muscles sont presque froids maintenant. Un kilomètre de descente, route et sentiers. Mary s'arrête au bout de 600m pour enfiler un coupe-vent car on s'est un peu refroidi durant le repas. Ensuite on va commencer à remonter , alors que le déjeuner n'est même pas encore digéré. J'ai bien fait de ne pas être trop gourmand.
A partir de maintenant, le parcours va adopter un profil montant durant 9km, ensuite ce sera la dégringolade, avec toutefois quelques bonnes petites remontées.
Pour commencer, nous remontons moins de 2km sur une petite route montant progressivement, l'idéal pour se ré-chauffer les gambettes. Petit arrêt pour que Mary puisse enlever son coupe-vent, puis on quitte la route pour suivre un chemin montant en sous-bois. Virage à gauche pour prendre un single étroit qui semble bien sympa, qui monte doucement... jusqu'à un virage en épingle à droite amenant au pied d'une pente bien raide. On demande le petit plateau ! Bien en avant sur
le bec de selle, on pousse bien fort sur les pédales, on regarde loin devant pour choisir la trajectoire idéale, le cardio dépasse les 170. Le raidillon est passé, zéro pied. Super cette petite bosse, mais dure juste après un repas...
On débouche sur une forêt de sapins formant une allée assez sombre. Je m'arrête pour attendre Mary et prendre deux photo de ce passage. Nous poursuivons notre périple, le
profil -tout en montant- adopte une pente plus calme, nous roulons essentiellement dans les bois sur de beaux chemins assez varié au niveau sol et végétation. Vraiment cette rando est Top.
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 12h43: Oh la belle grimpette... |
En montant, par de beaux chemins forestiers (qui n'ont rien à voir avec les pistes planes et roulantes rencontrées sur les rando du coté de Volvic), pas bien larges, au sol de sable dur ou de terre (tout cela bien sec), parfois techniques lorsqu'il faut savoir choisir sa trajectoire pour se jouer des cailloux et des racines, sous le couvert d'une végétation qui change assez souvent et qui rend ce parcours de toute beauté. Après avoir passé Le Reculon, nous roulons en forêt d'Aubusson, puis un chemin bien caillouteux pointe le bout de son nez, avec
une bonne pente, à l'approche de Notre-Dame de l'Hermitage (1113m).
Ca grimpe franchement assez fort, de plus l'adhérence n'est pas au top. Il faut savoir zigzaguer entre les gros cailloux pour ne
pas faire buter la roue avant. A ce petit jeu, on laisse quelques plumes dans l'opération et la chaleur grimpe tout d'un coup sous le casque. J'arriverais à en monter la moitié, mais trop de cailloux, la roue butte sans cesse et c'est à pied sur une dizaine de mètres, avant de remonter en selle pour finir la montée sur le VTT, après avoir attendu Mary pour prendre une petite photo.
Et puis vient la récompense, après avoir monté sans cesse, il faut bien redescendre un jour. Sur un beau sentier dans les sapins du Grand Bois, gaffe au morceau de branche qui traîne un peu partout. De belles descentes, tracées par des gens qui font du VTT. On y trouve de tout ; du technique avec des cailloux assez gros et ronds par ici, des racines
genre balaises qui secouent bien, ou simplement sur de beaux sentiers étroit sur sol terreux.
J'ai passé ma fourche TALAS à 120mm et j'apprécie ce débattement sur ce type de terrain où je me sent des ailes, survolant les gros cailloux et les racines sans me faire secouer le prunier, un vrai régal, ça dépote un max. J'attend Mary de temps en temps, lorsqu'un changement de direction important arrive. Nous descendons ainsi jusqu'à ce que l'on rejoigne la D53, pour remonter ensuite en passant par Bournier. Une courte grimpette de
500m, puis on recommence à descendre dans le Bois de Pamole . Nouveau bonheur en paquet, ceci jusqu'au Col du Pertuis (948m) Du Col, on remonte un peu sur une petite route, que nous laissons rapidement pour entrez en sous-bois. Voici une nouvelle grimpette bien sévère sur un sentier technique, puis ça monte moins fort, avant de redescendre à nouveau. Moment d'ivresse, j'adore cette fourche ! On remonte sur un
kilomètre pour parvenir au 3ème ravitaillement, kilomètre 56.87, où nous nous arrêterons un peu plus de dix minutes pour reprendre des forces. Quartiers d'orange, raisins secs, pain d'épice pour bibi. On repart en suivant un moment une piste descendante qui passera près du Puy d'Oscot, pour descendre ensuite par des sentiers avant d'arriver au Col de Frissonnet.
Nous roulerons par intervalles avec Christian et son collègue de route, parfois avec un ou deux autres vététistes, mais vu le peu d'inscrits sur cette rando, il n'y a pas foule sur les chemins.
Vous reprendrez bien une petite montée, et puis tiens, en voila deux pour le même prix, et bien raide la seconde en plus. On a bien fait de rouler tranquillement au début, car se taper la première moitié du parcours trop rapidement se payerait sur la fin, d'ailleurs il y avait déjà des abandons à mi-parcours.
On passera un autre gué, sur le VTT, mais pieds mouillés car un poil trop d'eau. Brrrr !
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 14h16 : c'est pas cool ça ! |
Encore un passage en forêt sur un single de toute beauté, bien étroit, montant et descendant; allez une petite photo pour vous faire baver un peu et vous donner envie de venir rouler ici l'an prochain.
Voici maintenant à nouveau le temps de redescendre, chemin assez large au début, sol correct, puis ça se rétrécit. Je file comme le vent, quelques racines, puis de plus en plus, et puis elles deviennent de plus en plus grosses, de plus en plus hautes et ça commence à vraiment beaucoup sauter de partout. Heureusement que je n'ai plus ma SID 80mm, car sinon les deux rattrapages in extremis que j'arrive à faire se seraient sûrement transformé en grosse gamelle. Merci
FOX. D'ailleurs, j'arrive au 4ème ravitaillement (kilomètre 67.33), où un gars en Specialized FSR saigne un peu de l'arcade sourcilière suite à un vol plané dans la descente aux racines. Il demande comment rentrer au plus rapidement, mais les gens de l'organisation le ramèneront en voiture. Mary arrive peu après. On se restaure, puis nous repartons après 8'45 d'arrêt.
Me reste encore en mémoire visuelle une belle descente rapide sur un sentier zigzaguant entre les arbres, une autre -sur un chemin au sol fait de sable dur- dévalée à vive allure en soulevant la poussière devant Christian. Encore une descente un peu chaude où je manque de m'emballer sur une branche de sapin dépassant (obstacle trop dangereux que j'ai ensuite éliminé pour les suivants).
Nous nous rapprochons de l'arrivée, relief moins difficile, plus de chemins style campagne, végétation encore différente. Encore de beaux sentiers, dont un assez long en faux-plat montant sous l'ombrage. Quelques descentes sympa, puis un dernier effort pour remonter vers le gîte des 4 vents déjà en vue au bout du chemin. J'attend Mary et nous arrivons ensemble après une très belle rando d'un peu plus de 7h20. Ravito final où l'on dévore.
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 Le souvenir |
Nous recevons un sac avec un Tee-Shirt de l'épreuve plus un lot spécifique pour les inscrits au 80km : un couteau, style Opinel, à deux lames INOX, l'une classique et l'autre crantée. Le corps de l'outil portant le logo de l'épreuve ; super ! On voit que l'on est en pays de coutellerie ici.
Lavage des VTT, presque pas sales; le gîte est équipé d'une zone spéciale pour cela, avec plusieurs jets et des supports pour bloquer la roue. Bien étudié et pratique. Je range les VTT dans la voiture pendant que Mary file à la douche, puis à mon tour je profite de cet instant bien agréable après toute longue balade en VTT.
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On mange un peu, il reste du feuilleté aux pommes à la cannelle . Miam. Il est maintenant temps de nous en retourner vers notre région parisienne. Retour avec un peu de monde, car fin d'un week-end de trois jours, de la pluie en grosses averses du coté de Clermont. Sur le chemin du retour, je dépasse une voiture avec deux cadres de VTT au cul, une plaque du 72; tiens mais ça doit être
mon ami Ludo, (organisateur de la Gamelle Trophy) qui rentre de leur semaine passée à Buis-les-Baronnies. Ayant roulé tranquillement sur cette rando, je n'éprouve pas trop de fatigue pour conduire -d'ailleurs c'est intéressant car le trajet n'est pas très long et le retour le dimanche soir est possible- par contre Mary s'est rapidement endormie et écrase un max...
Voili-Voilou. Encore un week- end bien sympa passé à découvrir un autre coin de France en participant à une super rando, bien organisée, bien balisée en général, avec des ravitaillements corrects (on aurait aimé tout de même y goûter les spécialités locales; charcuterie....fromages...), un repas à mi-parcours et un SUPERBE parcours de vrai VTT très varié comme paysages, végétations, sentiers, chemins, difficultés. A faire absolument ! Vous ne regretterez pas les
20 Euros (15 Euros si FFCT) dépensés pour votre inscription.
Le Gîte des 4 Vents - FFCT- est un point de départ de nombreux parcours balisés pour le VTT, une bonne idée pour venir découvrir la région le temps d'un week- end avec des copains. Bravo aux organisateurs, aux membres du petit club Team DORE EVASION et aux bénévoles bien sympa. Nous reviendrons, c'est sur !
! ! avec toute la tribu du Biker's cette fois !
Pédalator 12-22/05/2003
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