GRAND RAID CRISTALP               Le Grand Raid Cristalp
25/08/2002
Verbier - Grimentz (Suisse)

XC 131km (+4684m)
XC 76km

Loïc sur le 131km, Manuel sur le 76km,
telle était la représentation du
Biker's Club sur cette édition du Cristalp.

Belle prestation de Loïc qui termine 131ème, sur les 1025 classés, en 8h08.

Bravo à Manolo qui pourra maintenant se lancer sur le 'vrai' parcours . . .


Loïc aux inscriptions

Loïc en embuscade

Un de moins !
        

Manuel aux inscriptions

Manolo en pleine action

 
Manolo, allure rando    

Le 'Cristalp' vu par Loïc

Cette année, j’ai donc décidé de participer à l’un des plus (si ce n’est LE plus) renommés x-country marathons d’ « Europe, voire du monde » (les plus cultivés auront reconnu une subtile allusion au dernier album de Noir Désir…) en remplacement de la Swiss Bike Master qui se trouvait, à mon goût, un peu trop éloignée (désolé Pédalator…).
Pour cette première, et malgré les sceptiques (je ne citerai personne…), l’objectif annoncé était – grossièrement – de réaliser le grand parcours en à peu près 8h/8h30.
De fait, les railleries allaient bon train…
Evidemment j’ai mis, d’emblée, toutes les chances de mon côté puisque cette année est pour moi une année exceptionnelle dans le sens où je me suis « offert » trois mois de vacances.
Si le premier fut gâché par une belle tendinite, les cinq semaines qui précédèrent le GRC furent consacrées à un entraînement intensif, qui plus est en montagne (modestement – par rapport à certaines connaissances– une trentaine de cols plus quelques sorties VTT pas piquées des hannetons ! ! !) le tout entre les gouttes de ce fichu temps qui se dit estival…
J’ai aussi un autre atout d’importance dans la manche puisque j’ai profité pleinement de l’expérience de biquets cristalpiens.. Un grand merci donc à Marilyne, Eric et Jean-Marc pour leurs conseils.
Un inconvénient tout de même : je suis le seul du club (je saurais bien plus tard que Manuel a participé au petit parcours) à me rendre à cet événement. Ce qui laisse des regrets quant au partage des sensations d’après course ( les helvètes allemaniques fatigués ne sont pas très causeurs…). Bref, ce serait peu dire qu’avant et après la course je me sois bigrement fait ch…

SAMEDI 24 AOUT

Je pars de Bessans – Savoie – en fin de matinée, direction le Col de l’Iseran puis celui du Petit St Bernard. Passage en Italie.
C’est le merdier, c’est super mal fléché (ou alors je suis un abruti…faut voir…) et je me perds un moment dans Aoste à la recherche du Grand St Bernard (aidez-moi ! ! !).
Enfin une pancarte me permet de me remettre dans le droit chemin.
J’arrive enfin à destination, dans la station de Verbier vers 16h. Il y a déjà foule. Je trouve néanmoins facilement de la place sur l’immense parking.
Je file directement chercher ma plaque et tout le reste du barda. Légère attente lors du contrôle (méticuleux ? ? ?) des spads, obtention de l’autocollant magique.
Retrait attendu du cadeau de bienvenue. Une ( magnifique ? ? ?) housse pour protéger son vélo lors de voyages automobiles.
Quelques stands de fabricants, mais aussi de vente de choses et d’autres (business is business) s’étalent sur une petite pelouse.
Je récupère deux bouteilles de flotte (de la « Cristalp », vous l’aurez devinez…).
Une petite promenade pédestre dans la station avant le coucher du soleil et me voilà revenu à la voiture.
La soirée est accaparée par la préparation du dîner, du lit et du vélo ( des fignolages ).
Devant mes – quasiment - huit litres de flotte alignés par terre, trois jeunes suisses, canette de coca à la main, se foutent légèrement de ma tronche. Rira bien qui rira le dernier, bande de p’tits vauriens.

DIMANCHE 25 AOUT

Je vous laisse imaginer la fabuleuse nuit passée, à dormir sur les sièges arrières du Berlingo…avec quand même un matelas autogonflant en dessous.
Réveil matinal, évidemment, vers 5h ( un peu avant même ). Suivant la nouvelle technique en vigueur, je ne déjeune pas, mis à part un cappuccino.
Pendant 45mn, je marche en grignotant des Petits Dèj’ (4 précisément) et en buvant pas mal ( de Malto en particulier ).
J’enfile l‘habit de lumière en hésitant quelque peu : en France ils ont prévu un temps exécrable et ce matin les nuages sont nombreux mais quelques bouts de ciel bleu se montrent discrètement.
Bref c’est plutôt instable. J’opte finalement pour ceci : manches et cuissard courts plus coupe-vent et manchettes. Je ne prends pas le sac Camelbak et fourre tout mon nécessaire dans les poches (barres, top-ten, une seule chambre à air – soyons optimiste - [
au fou !], multi-outil…).
Additionné à une mauvaise position durant la nuit, tout ce bordel dans les poches va me coûter un mal de reins terrible et par conséquent du temps ! ! !

Le départ de masse est prévu à 6h45. Manque de pot, devant la rapidité légendaire de nos voisins helvétiques, je dois me rendre à l’évidence : mon code barre n’aura pas le temps d’être bipé avant l’heure fatidique.
Qu’à cela ne tienne, je m’élance un peu plus tard vers 6h55.
La première montée se passe sans problème et à une bonne vitesse de croisière. D’abord sur route, on enchaîne sur un chemin très lisse et roulant. J’aperçois au loin la file ininterrompue des bikers rampants jusqu’à la Croix de Cœur. Je double au passage mes trois suisses sans doute un peu ballottés…
La descente sur La Tzoumaz s’effectue sans difficulté et à une vitesse effrénée tant la piste ressemble à un beau ruban asphalté. J’en profite pour grappiller encore quelques places.
Les quelques kilomètres qui suivent me laissent sans voix (et surtout sans souvenir marquant). Petite glissade (même pas d’ma faute) dans une descente herbeuse et « savonneuse ».
Peu avant Veysonnaz, quelques évènements viennent rompre la monotonie des longs kilomètres défilants. C ‘est tout d’abord le braquet démentiel utilisé par une féminine. En fait, ce doit être une «routière».Je suis conforté dans cette idée lorsque nous abordons enfin les pièges, pas franchement sournois, d’un sentier technique, qu’elle a un mal fou à déjouer.
C’est aussi la rencontre avec Olivier du club de St Germain qui m’interpelle tandis que nous piaffons d’impatience derrière la « bulldozer » dans le susdit sentier. Pas de chance pour lui, son frein avant (disc il faut le préciser…) est mort, d’où de gros soucis en perspective dans les descentes. Et en effet, dans la courte descente qui suit, je le double – sans avoir oublié de me gaufrer au passage avec l’aide d’une racine traîtresse – le laissant à son triste sort et surtout à pied…
Ajoutons qu’à ce moment je marque le pas tant physiquement que psychologiquement ( « p… encore au minimum 5h ! ! !).
Hérémence. Une longue montée, bitumeuse de surcroît, s’annonce. Si les jambes semblent être à nouveau à peu près d’équerre, ce n’est pas le cas de mon dos. Déjà lors de la grimpée précédente, il m’avait rappelé, douloureusement, son existence. De fait, cette route va être un véritable chemin de croix (toute modestie mise de côté ! ! !). Finalement, le dos en marmelade, je me hisse jusqu’au ravitaillement où je m’octroie une séance de relaxation d’environ 5 minutes.
Je ré-enfourche le vélo, mais quelques centaines de mètres plus loin – toujours montant mais sur chemin – je stoppe une seconde, fois le moral dans les socquettes.
C’est, en tout, une bonne dizaine de minutes de perdues. Il va falloir faire avec, donc je décide d’oublier et de me concentrer sur les prochaines difficultés.
Nous arrivons en effet à ce fameux sentier en balcon assez difficile et où quasiment tout le monde est à pied. Nous alternons les courtes séances de portage et les passages sur le vélo.
Tout cela m’a bien revigoré moralement (et puis comme ça ne monte pas , je n’ai pas mal au dos). De plus la fin de la descente sur Evolène, un peu plus technique, arrive à point nommé pour la confiance puisque j’y lâche les freins et mes éphémères compagnons pour déboulé en trombe dans le village.
Dans les premiers mètres de la montée suivante, les sensations sont meilleures malgré les douleurs dorsales (on fait avec).
Après une centaines de bornes et 5h45 d’effort, Eison est en vue.
Ici débute la longue escalade vers le mythique Pas-de-Lona, montée que j’entame tambour battant. J’en profite pour gagner une bonne vingtaine de place, remontant également la « bulldozer » qui a littéralement explosée (rien d’étonnant, en fait…).
Un petit sentier sympa vient ensuite égayer cette terrible difficulté.
Dans la deuxième partie (jusqu’au pied du Pas-de-Lona), je reviens sur un « vrai » Cristalpien. Nous montons roue dans roue quelques kilomètres, avant que – lâchement – il ne me décramponne.
Je stoppe quelques instants au ravitaillement pour remplir le bidon (marre du thé).
Dans les alpages, je reste le plus longtemps possible sur le vélo, jusqu’à ce que la pente ne devienne trop abrupte. Avec deux autres gars (dont celui qui m’avait faussé compagnie auparavant), nous coupons à travers les méandres d’un sentier encombré de vététistes pour la plupart exténués. Il faut dire que ce portage est réellement redoutable.
En haut, cela fait environ 7h30 que je suis parti. Il me reste une demi- heure pour atteindre l’arrivée dans les temps espérés.
Au sommet, je ne m’arrête pas. Dans le descente, sportivement, les concurrents moins rapides me laissent passer. Nous évoluons sur un superbe petit sentier.
La dernière difficulté s’annonce. J’ai des ailes et je grimpe à une bonne allure le fameux Basset de Lona.
La dernière et longue descente me tend enfin les bras. Je l’aborde assez rapidement pour gagner encore quelques places. Seul un gars de Strasbourg me grille non sans prendre de risque qu’il paye un peu plus loin, au-dessus du lac, en chutant sans gravité dans une épingle. Cela ne le refroidit pas puisque dans la partie finale très cassante c’est encore le seul à me doubler – de façon magistrale je dois dire. J’atteins finalement Grimentz après 8h08 de course.

En conclusion, comme on me l’avait promis, c’est à un parcours assez roulant que nous avons à faire au GRC, mais relativement sympa tout de même.
Si je ne suis pas si enthousiastes que d’autres quant aux paysages et vallées traversés, c’est aussi - peut-être - que quand on a roulé tout l’été dans le Queyras, pas mal de parcours ont alors pâle figure… Question chrono, je ne peux évidemment pas être déçu de ma performance puisque je réalise l’objectif que je m’étais fixé. Cependant je pense être capable de faire beaucoup mieux (quelque chose comme 7h30 me semble raisonnable ). Ce qui fait que, en fin de compte et contrairement à ce que j’avais pu laisser entendre, je tenterai bien une seconde (et dernière ? ?) fois le Cristalp.
Pourquoi pas l’an prochain si d’autres Biquets sont partants… ?

Loïc

PS : J’ai peut-être confondu, mélangé, quelques noms de patelins. Je m’en excuse d’avance.

LES CHIFFRES (du compteur)

DISTANCE :   120,74 km      (11 kms de portage ? ? ?) Doit y avoir un pb d’étalonnage du compteur, là.
MOYENNE :      15.54km/h
VIT.MAX :          69.6km/h
TEMPS :          7h 45mn 54s


Les Classements

Classement des Biker's :

 131km Hommes (1025 classés) :
NOM, Prénom scratch TEMPS Moyenne Ecart/1er Eison Eison->Grimentz
Paradis Daniel 1 5 6h08'47"9     4h25'47" 1h43'00"
TURPIN  Loïc 132 1345 8h08'01"09 16,105km/h 1h59'14"0 5h45'18" 2h22'43"
 76km Hommes (1856 classés) :
NOM, Prénom scratch TEMPS Moyenne Ecart/1er Eison Eison->Grimentz
SPAETH Sandro 1 3001 3h49'05"5     2h04'03" 1h45'01"
ROUET  Manuel 723 5428 6h22'01"0 11,936km/h 2h32'55"5 3h24'58" 2h57'02"

 

Classements complets :

Le scratch Hommes 131km:  fichier texte compressé

Le scratch Hommes 76km:   fichier texte compressé



Le lac de Grimentz : dernier bout de bitume avant l'arrivée (Ouf !)


Les photos en ligne : Foto Labo

Le site du Grand Raid : http://www.grand-raid-cristalp.ch


Dernière mise à jour le 04/11/02