Loïc sur le 131km, Manuel sur le
76km,
telle était la représentation du Biker's Club
sur cette édition du Cristalp.
Belle prestation de Loïc qui termine 131ème, sur les 1025 classés, en 8h08.
Bravo à Manolo qui pourra maintenant se lancer sur le 'vrai' parcours . . .
![]() Loïc aux inscriptions |
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![]() Loïc en embuscade |
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![]() Un de moins ! |
![]() Manuel aux inscriptions |
![]() Manolo en pleine action |
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| Manolo, allure rando |
Le 'Cristalp' vu par Loïc
Cette année,
jai donc décidé de participer à lun des plus (si
ce nest LE plus) renommés x-country marathons d «
Europe, voire du monde » (les plus cultivés auront reconnu une
subtile allusion au dernier album de Noir Désir
) en
remplacement de la Swiss Bike Master qui se trouvait, à mon goût, un peu trop
éloignée (désolé Pédalator
).
Pour cette première, et malgré les sceptiques (je ne citerai
personne
), lobjectif annoncé était
grossièrement de réaliser le grand parcours en à peu
près 8h/8h30.
De fait, les railleries allaient bon train
Evidemment jai mis, demblée, toutes les chances de
mon côté puisque cette année est pour moi une année
exceptionnelle dans le sens où je me suis « offert » trois
mois de vacances.
Si le premier fut gâché par une belle tendinite, les cinq
semaines qui précédèrent le GRC furent consacrées à un
entraînement intensif, qui plus est en montagne (modestement
par rapport à certaines connaissances une trentaine
de cols plus quelques sorties VTT pas piquées des hannetons ! !
!) le tout entre les gouttes de ce fichu temps qui se dit
estival
Jai aussi un autre atout dimportance dans la manche
puisque jai profité pleinement de lexpérience de
biquets cristalpiens.. Un grand merci donc à Marilyne, Eric et
Jean-Marc pour leurs conseils.
Un inconvénient tout de même : je suis le seul du club (je
saurais bien plus tard que Manuel a participé au petit parcours)
à me rendre à cet événement. Ce qui laisse des regrets quant
au partage des sensations daprès course ( les helvètes
allemaniques fatigués ne sont pas très causeurs
). Bref,
ce serait peu dire quavant et après la course je me sois
bigrement fait ch
SAMEDI 24 AOUT
Je pars de Bessans Savoie en fin de matinée, direction le Col de lIseran puis celui du Petit St Bernard. Passage en Italie.
Cest le merdier, cest super mal fléché (ou alors je suis un abruti faut voir ) et je me perds un moment dans Aoste à la recherche du Grand St Bernard (aidez-moi ! ! !).
Enfin une pancarte me permet de me remettre dans le droit chemin.
Jarrive enfin à destination, dans la station de Verbier vers 16h. Il y a déjà foule. Je trouve néanmoins facilement de la place sur limmense parking.
Je file directement chercher ma plaque et tout le reste du barda. Légère attente lors du contrôle (méticuleux ? ? ?) des spads, obtention de lautocollant magique.
Retrait attendu du cadeau de bienvenue. Une ( magnifique ? ? ?) housse pour protéger son vélo lors de voyages automobiles.
Quelques stands de fabricants, mais aussi de vente de choses et dautres (business is business) sétalent sur une petite pelouse.
Je récupère deux bouteilles de flotte (de la « Cristalp », vous laurez devinez ).
Une petite promenade pédestre dans la station avant le coucher du soleil et me voilà revenu à la voiture.
La soirée est accaparée par la préparation du dîner, du lit et du vélo ( des fignolages ).
Devant mes quasiment - huit litres de flotte alignés par terre, trois jeunes suisses, canette de coca à la main, se foutent légèrement de ma tronche. Rira bien qui rira le dernier, bande de ptits vauriens.
DIMANCHE 25 AOUT
Je vous laisse imaginer la fabuleuse nuit passée, à dormir sur les sièges arrières du Berlingo avec quand même un matelas autogonflant en dessous.
Réveil matinal, évidemment, vers 5h ( un peu avant même ). Suivant la nouvelle technique en vigueur, je ne déjeune pas, mis à part un cappuccino.
Pendant 45mn, je marche en grignotant des Petits Dèj (4 précisément) et en buvant pas mal ( de Malto en particulier ).
Jenfile lhabit de lumière en hésitant quelque peu : en France ils ont prévu un temps exécrable et ce matin les nuages sont nombreux mais quelques bouts de ciel bleu se montrent discrètement.
Bref cest plutôt instable. Jopte finalement pour ceci : manches et cuissard courts plus coupe-vent et manchettes. Je ne prends pas le sac Camelbak et fourre tout mon nécessaire dans les poches (barres, top-ten, une seule chambre à air soyons optimiste - [au fou !], multi-outil ).
Additionné à une mauvaise position durant la nuit, tout ce bordel dans les poches va me coûter un mal de reins terrible et par conséquent du temps ! ! !Le départ de masse est prévu à 6h45. Manque de pot, devant la rapidité légendaire de nos voisins helvétiques, je dois me rendre à lévidence : mon code barre naura pas le temps dêtre bipé avant lheure fatidique.
Quà cela ne tienne, je mélance un peu plus tard vers 6h55.
La première montée se passe sans problème et à une bonne vitesse de croisière. Dabord sur route, on enchaîne sur un chemin très lisse et roulant. Japerçois au loin la file ininterrompue des bikers rampants jusquà la Croix de Cur. Je double au passage mes trois suisses sans doute un peu ballottés
La descente sur La Tzoumaz seffectue sans difficulté et à une vitesse effrénée tant la piste ressemble à un beau ruban asphalté. Jen profite pour grappiller encore quelques places.
Les quelques kilomètres qui suivent me laissent sans voix (et surtout sans souvenir marquant). Petite glissade (même pas dma faute) dans une descente herbeuse et « savonneuse ».
Peu avant Veysonnaz, quelques évènements viennent rompre la monotonie des longs kilomètres défilants. C est tout dabord le braquet démentiel utilisé par une féminine. En fait, ce doit être une «routière».Je suis conforté dans cette idée lorsque nous abordons enfin les pièges, pas franchement sournois, dun sentier technique, quelle a un mal fou à déjouer.
Cest aussi la rencontre avec Olivier du club de St Germain qui minterpelle tandis que nous piaffons dimpatience derrière la « bulldozer » dans le susdit sentier. Pas de chance pour lui, son frein avant (disc il faut le préciser ) est mort, doù de gros soucis en perspective dans les descentes. Et en effet, dans la courte descente qui suit, je le double sans avoir oublié de me gaufrer au passage avec laide dune racine traîtresse le laissant à son triste sort et surtout à pied
Ajoutons quà ce moment je marque le pas tant physiquement que psychologiquement ( « p encore au minimum 5h ! ! !).
Hérémence. Une longue montée, bitumeuse de surcroît, sannonce. Si les jambes semblent être à nouveau à peu près déquerre, ce nest pas le cas de mon dos. Déjà lors de la grimpée précédente, il mavait rappelé, douloureusement, son existence. De fait, cette route va être un véritable chemin de croix (toute modestie mise de côté ! ! !). Finalement, le dos en marmelade, je me hisse jusquau ravitaillement où je moctroie une séance de relaxation denviron 5 minutes.
Je ré-enfourche le vélo, mais quelques centaines de mètres plus loin toujours montant mais sur chemin je stoppe une seconde, fois le moral dans les socquettes.
Cest, en tout, une bonne dizaine de minutes de perdues. Il va falloir faire avec, donc je décide doublier et de me concentrer sur les prochaines difficultés.
Nous arrivons en effet à ce fameux sentier en balcon assez difficile et où quasiment tout le monde est à pied. Nous alternons les courtes séances de portage et les passages sur le vélo.
Tout cela ma bien revigoré moralement (et puis comme ça ne monte pas , je nai pas mal au dos). De plus la fin de la descente sur Evolène, un peu plus technique, arrive à point nommé pour la confiance puisque jy lâche les freins et mes éphémères compagnons pour déboulé en trombe dans le village.
Dans les premiers mètres de la montée suivante, les sensations sont meilleures malgré les douleurs dorsales (on fait avec).
Après une centaines de bornes et 5h45 deffort, Eison est en vue.
Ici débute la longue escalade vers le mythique Pas-de-Lona, montée que jentame tambour battant. Jen profite pour gagner une bonne vingtaine de place, remontant également la « bulldozer » qui a littéralement explosée (rien détonnant, en fait ).
Un petit sentier sympa vient ensuite égayer cette terrible difficulté.
Dans la deuxième partie (jusquau pied du Pas-de-Lona), je reviens sur un « vrai » Cristalpien. Nous montons roue dans roue quelques kilomètres, avant que lâchement il ne me décramponne.
Je stoppe quelques instants au ravitaillement pour remplir le bidon (marre du thé).
Dans les alpages, je reste le plus longtemps possible sur le vélo, jusquà ce que la pente ne devienne trop abrupte. Avec deux autres gars (dont celui qui mavait faussé compagnie auparavant), nous coupons à travers les méandres dun sentier encombré de vététistes pour la plupart exténués. Il faut dire que ce portage est réellement redoutable.
En haut, cela fait environ 7h30 que je suis parti. Il me reste une demi- heure pour atteindre larrivée dans les temps espérés.
Au sommet, je ne marrête pas. Dans le descente, sportivement, les concurrents moins rapides me laissent passer. Nous évoluons sur un superbe petit sentier.
La dernière difficulté sannonce. Jai des ailes et je grimpe à une bonne allure le fameux Basset de Lona.
La dernière et longue descente me tend enfin les bras. Je laborde assez rapidement pour gagner encore quelques places. Seul un gars de Strasbourg me grille non sans prendre de risque quil paye un peu plus loin, au-dessus du lac, en chutant sans gravité dans une épingle. Cela ne le refroidit pas puisque dans la partie finale très cassante cest encore le seul à me doubler de façon magistrale je dois dire. Jatteins finalement Grimentz après 8h08 de course.En conclusion, comme on me lavait promis, cest à un parcours assez roulant que nous avons à faire au GRC, mais relativement sympa tout de même.
Si je ne suis pas si enthousiastes que dautres quant aux paysages et vallées traversés, cest aussi - peut-être - que quand on a roulé tout lété dans le Queyras, pas mal de parcours ont alors pâle figure Question chrono, je ne peux évidemment pas être déçu de ma performance puisque je réalise lobjectif que je métais fixé. Cependant je pense être capable de faire beaucoup mieux (quelque chose comme 7h30 me semble raisonnable ). Ce qui fait que, en fin de compte et contrairement à ce que javais pu laisser entendre, je tenterai bien une seconde (et dernière ? ?) fois le Cristalp.
Pourquoi pas lan prochain si dautres Biquets sont partants ?
Loïc
PS : Jai peut-être confondu, mélangé, quelques noms de patelins. Je men excuse davance.
LES CHIFFRES (du compteur)
DISTANCE : 120,74 km (11 kms de portage ? ? ?) Doit y avoir un pb détalonnage du compteur, là.
MOYENNE : 15.54km/h
VIT.MAX : 69.6km/h
TEMPS : 7h 45mn 54s
Les Classements
Classement des
Biker's :
131km Hommes (1025 classés) :
NOM, Prénom scratch N° TEMPS Moyenne Ecart/1er Eison Eison->Grimentz Paradis Daniel 1 5 6h08'47"9 4h25'47" 1h43'00" TURPIN Loïc 132 1345 8h08'01"09 16,105km/h 1h59'14"0 5h45'18" 2h22'43" 76km Hommes (1856 classés) :
NOM, Prénom scratch N° TEMPS Moyenne Ecart/1er Eison Eison->Grimentz SPAETH Sandro 1 3001 3h49'05"5 2h04'03" 1h45'01" ROUET Manuel 723 5428 6h22'01"0 11,936km/h 2h32'55"5 3h24'58" 2h57'02"
Classements
complets :
Le scratch Hommes 131km: fichier texte compressé
Le scratch Hommes 76km: fichier texte compressé

Le
lac de Grimentz : dernier bout de bitume avant l'arrivée (Ouf !)
Les photos en ligne : Foto Labo
Le site du Grand Raid : http://www.grand-raid-cristalp.ch
Dernière mise à jour le 04/11/02