La plaque de Pédalator, 1er inscrit, dédicacée par Bernard l'organisateur !

   La dernière
 

  
Course et Rando VTT 68/118km

14/05/2001 -  Puygiron (26)

St James VTT

 La médaille d'arrivée
 

Le classement scratch du parcours 118km
Le profil du parcours de 118km
Les données de Pédalator
Les photographies
Les Biker's et la Presse

L'édition 2000
L'édition 1999 

                       

   

 

Et de deux (gamelles) !

De deux explorateurs en 1999 à neuf aventuriers en 2000, ce sont quinze Biker’s qui s’alignaient au départ de la Sésame VTT dont le départ de l’édition 2001 était donné dans le village de Puygiron (Drôme).

Les avertissements des anciens sur la difficulté de l’épreuve n’ayant pas réussi à décourager les avaleurs de kilomètres du Biker’s, deux téméraires – mais prudents pour une 1ère fois - randonneurs avaient préféré s’aligner au départ du parcours de 68km partant de Montélimar alors que le reste de la bande des BiquetsCrosseurs avait fait du grand parcours de 118km l’objectif de l’année.

Les longs mois d’hiver, les week en montagne à faire des cols et les dernières courses ayant été mis à profit pour se préparer à l’événement, sans compter les multiples entraînements individuels en cachette, le Biker’s Band était enfin prêt à affronter les cailloux, la poussière et la chaleur (enfin, presque prêt sur ce point…) d’une épreuve particulièrement éprouvante pour les organismes.

Des performances connues ou prévisibles des anciens (dont certains particulièrement motivés en raison d’une non-perf, voir une explosion-mentalo-physique, ou même d’un itinéraire de délestage en direction de l’hosto local, lors de l’édition précédente) en passant par les considérations les plus folles sur le chrono des Biquets n’ayant pas encore affronté l’ultime épreuve, jusqu’à l’intox de dernière minute, tout a été dit ou fait avant d’aborder le grand week end.

Le nombre de nos inscrits à l’épreuve ne cessant d’augmenter au fur et à mesure des mois puis des semaines précédentes, quelques Biquets se trouvèrent des ‘excuses’, comme une côte cassée ou quelques petits points de suture, pour ne pas s’aligner au départ de la grande messe qui avait revêtu pour l’occasion sa robe d’appartenance au challenge européen des longues distances.

Samedi 13/05/2001 :

Alors que quatres paires de mollets affûtés - exempts de la moindre particule de graisse inutile – du ClanZéroPourCent montaient dans un train parisien à destination de Montélimar pour un voyage éclair de trois heures, onze autres Biquets émergeaient plus ou moins difficilement de la chaude couette afin de se préparer à rejoindre le local en prévision d’un départ groupé en BiquetMobile pour les chaudes contrées.

Malgré une NetCommunication des plus intense durant les derniers jours, un petit biquet interpréta mal la divine parole – tentative de déstabilisation mentale ? - et d’une bonne heure le rendez-vous devança. Le reste de la bande à l’heure se présenta, à l’exception d’un Biquet dont le grand âge son chauffeur pris grands soins d’amener sans point trop le brusquer.

Le dieumitéo ayant succombé sous les volutes de fumée dégagée des nombreux cierges gracieusement offerts en prévision de la grande cérémonie annuelle, c’est d’une courte tenue que nos joyeux biquets purent -enfin- se parer pour l’occasion.

La technique étant maintenant parfaitement rodée, les montures chaudement protégées et le harnachement de leurs pilotes fut rapidement et soigneusement mis en place dans les BiquetMobiles. La méthode, de l’enseignement des anciens, les NouveauxBiquets prirent bonne note.

Le convoi des trois BiquetMobiles prit enfin le départ et le grand ruban chacun retrouva par des voies différentes. Au fil des kilomètres, les BiquetPortables fonctionnaient merveilleusement bien, sachant être prévenant à l’approche de l’espèce redoutée en tenue bleue ou annonciatrice du grand rassemblement du midi.

Visite de Lyon, dont les récentes sucettes rouges permirent d’inaugurer un nouvel itinéraire, avant de pouvoir rejoindre le BiquetMangeoir Elie-Henri (Tic-Tac Approved et halte incontournable de la troupe lors de ses grandes migrations) ou les estomacs purent être comblés d’une seine nourriture changeant du traditionnel menu-pâtes des jours précédents les grandes échéances.

Sortie de l’établissement, la chaleur déjà se faisait accablante, au grand désespoir des Biquets entassés dans une TicTacMobile dont la révision récente avait transformé une clim. Fonctionnelle en simple accessoire de décoration.

Le reste du trajet sous un vigoureux soleil rapidement fut négocié, la troupe se retrouvant au péage de Montélimar-Sud pour l’approche finale vers le Saint James où les précieuses plaques furent avidement retirées. Une Marilyne dans la liste des favoris.

Les housses protectrices des montures des mollets affûtés furent récupérées, ces derniers étant débarqués du train devaient parcourir une quinzaine de kilomètre en spad pour rejoindre le village de La Bâtie-Rolland où se trouvait le nid douillet réservé de longue date pour l’hébergement du Biker’s Band.

Le petit coin de paradis finalement fut atteint vers 17h et la troupe au complet se retrouva. Les BiquetMobiles déchargées, l’étape remontage-huilage-réglage de spad fut entrecoupée d’une pause citronnade bien rafraîchissante offerte par nos gentils hôtes.

Papy, Pédalator, Fred et Loïc partent pour une courte séance décrassage de jambes hyper cool effectuée en spad sur les petites routes désertes, sous un soleil bien agréable en cette fin de soirée. Au retour, le Tic-Tac revient sur le quatuor après avoir été chercher un litron d’IceTea destiné au remplissage du ChameauBack pour l’épreuve du lendemain.

De retour au gîte, bonne douche puis séance apéro local (kir au rosé) où un concours est lancé pour deviner le poids d’un gâteau énergétique-maison concocté par Marilyne. Au vu des estimations, peu de Biker’s doivent passer le nez de la porte de leur cuisine.

On passe alors à table. Une salle et une grande table rien que pour nous. Au préalable, Marilyne avait coincé la cuisinière et négocié que les sauces soient séparées et que la matière grasse soit bannie des pâtes (des nouilles à l’eau quoi), au grand désespoir de ceux qu’aiment bien le gras.

Les pichets de blanc, rosé et rouge resteront plein, tout le monde ou presque ‘faisant le métier’ à la veille de l’épreuve majeure. Il n’en sera plus de même le lendemain soir…

La cuisinière est excellente et sa nourriture fort appréciée ; pain/flanc maison, émincé de volaille -sauce à part – accompagné de plusieurs plats de pâtes fraîches, gâteau chocolat avec crème à l’anglaise (où plus exactement crème au gâteau pour moi) ne restent pas longtemps dans les plats.

On cause, on intox dur, on revit l’édition 2000 de la Sésame, on commente le profil du lendemain en prodiguant force conseils sur la manière de gérer sa course ou de se préserver dans les liaisons plates de Montélimar. 22h30, Will est le premier à quitter la table pour aller se pieuter. Y’a course demain.

L’heure du petit déjeuner est âprement discutée, entre partisans du lever tardif et du laisser-moi-le-temps-de-digérer-avant-le-start, puis finalement fixée à 6h45. Lever bien matinal pour un dimanche se dit notre hôte.

Après avoir pris de l’avance en chargeant les spads dans les BiquetMobiles, de ceux qui veulent rallier le point de départ en voiture plutôt qu’en vélo (c’est pas les 7 bornes de l’aller qui pauseraient problème, mais bien le retour après 118km…), les Biquets rejoignent leurs chambres et ne tardent pas à ronfler, fatigués par un long voyage et l’air pur de la campagne.

Dimanche 14/05/2001 :

Réveiller avant d’entendre les blips de ma montre, programmée pour 6h50, je saute hors du lit et file dans la salle de bain pour le rituel matinal. C’est pas avec Jean-Claude qu’on se bâtera pour y être le premier. J’enfile la nouvelle tenue Biker’s aux couleurs Mountain Biker/Sport-Up, version été tout-en-court, puis rejoint les autres Biquets au petit déjeuner, après avoir commencé à absorber mon demi-litre de 640 comme pour toutes les grandes épreuves.

La table du petit déjeuner est bien garnie, il y a même des mini-crêpes bien bonnes. J’ai pas très faim et n’arrive pas à manger la moitié du huitième du gâteau énergétique spécial que je me suis préparé la veille. Un café et un bout de pain-confiture suffiront.

Chacun prépare ses petites mixtures et autres potions magiques dans l’espoir d’éviter le coup de barre fatale. La ruche bourdonne, on vérifie son équipement, son spad. Le Tic-Tac ne déborde pas d’entrain et ce n’est que sur la ligne de départ que nous le verrons, une panne de ChameauBak ayant causée la perte du précieux liquide acheté la veille.

Avant de rejoindre le village de départ, tous les Biquets sont rassemblés dans la cour pour satisfaire à l’épreuve de la photo de groupe, en tenue Biker’s. C’est plus facile avant qu’après la course…

La photo de famille du Biker's Band

 

Puygiron. Cliquez pour voir en grand ce beau village (27ko)
Puygiron

  

Le convoi s’ébranle enfin vers Puygiron, les mollets affûtés rejoignant ce village de départ en vélo par la route afin de commencer sérieusement leur échauffement.
Les voitures sont parquées dans un champ au sol tout sec (heureusement car si orage alors plus pouvoir en sortir) et les spads remontés.

Peu de participants pour le moment. Un petit bonjour à Bernard DARDEN, un bon, puis nous rejoignons l’aire de départ. Je profite de la Croix Rouge pour m’humidifier au liquide phy un œil gauche irrité par les pollens puis monte sur mon spad pour une courte séance d’échauffement, après avoir fait un petit coucou à Bernard l’organisateur de la Sésame. Ca roule dans tous les sens. Je remonte la légère bosse du départ en suivant le balisage au travers du petit village de Puygiron. Un single étroit en descente, situé peu après, laisse présager d’un départ bien rapide pour éviter l’embouteillage…

Je rejoins ensuite le départ et attend la mise en grille en discutant avec l’ami Specialized en M4, un collègue que nous retrouvons sur tous les grands raids.
L’ambiance monte, le rythme étant donné par les musiciens à grands renforts de roulements de tambour.

On appel les numéros réservés pour placer ces messieurs en première ligne. Marilyne se fait attendre.
La mise en grille se poursuit et nos Biker’s se mettent en place derrière les ‘pointures’, nos inscriptions ayant été effectué à la première heure.
J’ai droit à causer dans le micro du speaker en tant que 1er inscrit.
On demande Marilyne au parloir.
La ligne de départ se remplie, le Tic-Tac vient juste de s’y placer. Marilyne arrive enfin de son échauffement.

Le décomptage est amorcé. L’index prêt à déclencher le POLAR. 10…8……..3…2…1 les furieux s’élancent !

 
Les Biker's, le nez sur la rubalise de départ.
1er plan; Bernard REBOUL, WEBmaster du S.J.V.C. et aussi coureur.

Je pars rapidement, pas à donf, mais assez quand même pour tenter d’éviter le bouchon à l’entrée du single où je vois Marilyne amorcer la descente à quelques coureurs devant moi. Mince, une petite flaque de boue en voie d’assèchement. C’était pas dans le contrat, remboursé ! La descente dans le single se poursuit puis un moment de répit avant de remonter à nouveau un peu.

Nouvelle descente dans un single où j’entends le bruit d’une chute à l’approche d’un virage un peu plus serré que les autres. En l’abordant, j’aperçois la Marilyne les quatre fers en l’air, encore accrochée aux pédales auto. Ca semble aller. Je poursuis mon chemin, concentré par ma trajectoire afin de ne pas y aller aussi. J’entends alors un " Oh, mon cintre ! " laissant présager d’un problème matériel de la Marie. Le single se termine, en débouchant sur le premier gué, par trois petites marches creusées dans la terre. Les deux premières passent…mais pas la dernière et c’est un bel OTB avec rattrapage sur les pieds pour bibi. Tout va bien, Alain en profite pour passer. Premier bain de pieds pour traverser le petit ruisseau du Jabron.

On remonte un peu, on redescend d’autant puis l’on se retrouve sur une partie plate goudronnée menant à la Bâtie-Rolland où l’on peut embrayer sur la plaque.

Nous prenons maintenant la direction de Sauzet. Ca roule vite, sur la plaque, entre 30 et 35 km/h. William devant - très en forme, souvent en relance debout sur les pédales – abrité, d'un très léger vent soufflant sur la plaine, derrière un autre vététiste qui commence à brûler ses cartouches et que je reprendrais bien plus tard, Loïc puis le Pédalator fermant le groupe, tranquillement planqué en fond de panier sachant par expérience qu'il ne faut pas, sur la Sésame, lâcher les watts dans les longues parties plates. J'adresse un petit mot à Loïc pour le calmer un peu et lui dire de ne pas tenter de suivre le père William car la majorité du dénivelé est concentré sur la fin du parcours. L'info n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd et il lève bien le pied. Nous restons un bon moment à vue de Willy et de son collègue de route.

Nous passons un nouveau gué, après une approche dans du gros gravier et du sable à cheminer sur le lit d'une rivière, puis un bourbier sur quelques mètres.

Plus loin, nous arrivons au pied d'un portage menant aux ruines d'un château. Nous somme passés à cet endroit l'an dernier. C'était une descente chaude avec de grosses marches au final. Le portage se termine, on peut remonter en selle et poursuivre la montée. On descend un peu pour rejoindre une piste plus large puis la pente s'accroît et la vitesse s'accélère, repassant au-dessus des 40 km/h mais pas pour longtemps car il va maintenant falloir songer à remonter. Un chemin ombragé, encaissé, montant régulièrement puis plus étroit dans un single un peu plus caillouteux. Le Willy a disparu et j'ai pris de l'avance dans la montée sur un Loïc qui préserve ses forces.

Alors que la pente un peu plus forte demande une attention plus soutenue pour zigzaguer entre les cailloux afin de maintenir une trajectoire propice à l’adhérence, je passe à coté d’un de ces éléments de la tribu des qui-veut-s’alléger-en-partant-sans-le-minimum-de-réparation (vous savez, celui qui part toujours avec juste une chambre ou très peu de bouffe ou de boisson…), en train d’essayer de réparer une chaîne récalcitrante. L’individu me demande si j’ai un dérive chaîne. La dernière fois que je me suis arrêté en course -bien trop gentil à l’époque- pour prêter mon dérive chaîne, c’était lors d’une trace Jurasienne où j’ai perdu plus de 10 minutes à attendre que l’individu répare sa chaîne (en fait, voyant sa dextérité, c’est finalement moi qui l’ai réparée). Depuis ce temps, je ne daigne plus accorder mon bienveillant secours à cette espèce car je trouve complètement anormal que l’on parte sur un raid longue distance (c’est aussi valable pour toute sortie) sans emporter avec soit un minimum d’outilllage, de nourriture, de boisson.

Le chemin s'élargit et se transforme en large piste descendante. Gaz, mais prudence dans les virages dont le sol est jonché de petites pierres fuyantes. Par moment, le sol est un peu plus défoncé et j'apprécie la nouvelle suspension de mon spad en pensant aux réfractaires possesseurs de semi-rigide. On s'approche du kilomètre 25. Ralentir, virage gauche, pierres à l'horizon, 31.5km/h. Vlan ! Et merde, c'est la glissade, les mains devant à raboter les cailloux. Put..*?!*!! de cailloux.

Je me relève. Mal à la main droite. Le gant n'a rien, j'ai du m'écraser le muscle du pouce, je n'arrive plus à plier celui-ci. Une belle écorchure au genou droite, ça saigne un peu mais blessure pas profonde. Légère écorchure au coude droit, la jambe droite est aussi un peu râpée. Un petit trou dans le cuissard et mal à la crête de l'os iliaque. Effectivement, encore une écorchure à cet endroit. Par contre, le bras droit est bien râpé et tout rouge, ça cuit un peu. Mince, j'ai aussi légèrement troué mon beau maillot de chez tout neuf. La ceinture du POLAR m'a un peu protégée, mais j'ai aussi une belle écorchure au niveau du sein droit, à l'endroit où je suis tombé à Cassis. Pour le moment je ne le sens pas mais dans les jours qui vont suivrent je vais déguster, la côte qui avait commencé à se ressouder a morflée.

Loïc arrive et reste quelques instants avec moi, histoire de voir si tout va bien, puis je le laisse filer. Je récupère un peu. Mal. Je relève le vélo. Tour du proprio pour constater les dégâts; le bar-ends gauche bouge un peu, le cintre carbone étant destroy à son extrémité. Le reste du matériel est intact, prêt à repartir. Que faire ? Continuer un moment ? Essayer d'aller au bout (il me reste quand même 90 bornes à faire à ce moment) ou adopter la solution de facilité en abandonnant. L'idée me traverse l'esprit un court moment mais celle-ci est vite exorcisée, un Pédalator n'abandonne jamais ! Je tente donc une remontée en selle et continue la descente. Premier constat ; plus possible de freiner (AR) avec la main droite, de même pour le passage des vitesses arrières. La galère quoi. Je termine la descente, en freinant du frein avant, la main droite serrant avec les doigts, mais sans le pouce, le bar-ends droit. J'aperçois Alain qui bataille avec son Tubeless crevé et Loïc qui tente de l'aider. Je file et continue mon chemin en roulant tranquillement pour reprendre mes esprits.

Je tente bien quelques essais de la main droite pour tenir le guidon normalement et essayer de freiner ou de passer les vitesses, mais c'est un vrai calvaire dans les descentes caillouteuses. Pendant plusieurs dizaines de kilomètres, encore sous le choc et l’émotion, je ne vais même plus faire attention aux paysages, aux collègues de route, aux petits singles bien sympa, appréhendant la moindre descente ou irrégularité du terrain celles-ci ayant pour conséquence de réveiller la douleur. Puis peut à peu le moral revient et j’arrive à trouver une position minimisant la douleur de ma main droite, en serrant des doigts le bar-ends du cintre. Je recommence à rouler plus fort, à reprendre un peu de plaisir et revenir sur d’autres participants.

Après un passage à la Coucourde et la montée sur Savasse, nous atteignons le début de la grande partie plate du parcours qui s’étend sur presque 25 km autour de la plaine de Montélimar. A ce moment il ne faut pas se faire avoir en envoyant trop gros sur la plaque car il y a souvent du vent et il reste beaucoup de dénivelé à se farcir sur les derniers kilomètres. Je reviens sur Loïc, qui a trouvé un partenaire pour rouler. Je suit un moment cet équipage, puis passe devant eux et poursuit mon chemin en roulant bien mais sans trop tirer. Le moral et la hargne reviennent et les jambes suivent. Loïc préfère se préserver et ne rentre pas dans mon sillage.

Nous passons à Ancône où une passerelle permet de ne pas se transformer en poisson, puis à Montélimar où nous échappons au gué -trop d’eau cette année - en passant sur un pont après avoir longé les berges un moment. Arrêt sur les bords du Rhône pour profiter d’un ravito. Le départ du parcours de 68km, celui de Jacky et Claude, a été donné de cet endroit. Loïc me rejoint. Remplissage du ChameauBak, qui commence à pâtir des effets de la chaleur sur nos pauvres petits organismes, malgré ses deux litres de contenance. Un bout de pain d’épice, deux quartiers d’orange et nous revoila repartis pour ne pas laisser la machine se refroidir. On longe le Rhône sur des pistes roulantes, c’est pas la partie la moins intéressante. Le plat, ça devrait être interdit.

Je ne sais plus à quel endroit cela se trouvait de la portion plate, mais nous sommes passés sous plusieurs ponts, chacun amenant son lot d’escaliers à descendre ou monter, de zones de poussage-portage-tirage-marche sur lit de cailloux.

Châteauneuf-du-Rhône

  

Puis nous approchons de Châteauneuf-du-Rhône, joli petit village d’où a été donné le départ de l’édition 1999 de la Sésame, marquant le début du vrai VTT alors que nous avons déjà 3h20 de course dans les jambes.

Une bonne grimpette s’annonce, la moyenne commence à en prendre un coup dans les dents. On redescend un tout petit peu (j’aime plus les descentes) puis nouvelle patate, avec un passage un peu plus pentu où le compteur se rapproche des 6 km/h avant de retrouver un chemin permettant de rouler un peu plus rapidement.

Descente courte, mais bien rapide, menant au village d’Allan puis on remonte tranquillement pour rejoindre vers 13h30 un autre ravito où je m’attarde 3’30 pour boire un bon coup, histoire de ne pas renouveler l’épisode sécheresse de l’an dernier. Et hop ! en selle. La remontée se poursuit dans des singles parfois très caillouteux où l’adhérence est parfois limite, mais le TouMou fait merveille passant encore là où le semi-rigide trépasse.

J’apperçoit Claude, l’un de nos randonneurs. En le passant, je lui jette un petit " Courage, il n’y a plus que 50 bornes ". Un peu plus loin, c’est Jacky que je dépasse et dépose dans une longue descente rapide et caillouteuse.

Descente avec passages plus techniques pour rejoindre Espeluche d’où le départ du 35km a été donné. Un ravito, à l’ombre dans les bois, où le père Franky reprend des forces. Je ne m’y arrête pas et file, ma dernière pause ayant été assez longue et proche.

Nouvelle grimpette dans les buis, un peu d’ombre c’est pas de trop, puis nous arrivons à Rochefort-en-Valdaine, village d’où est parti la Sésame l’an dernier. J’en reconnais le chemin de départ et la grimpette. Nouveau ravito à 14h30, remplissage du ChameauBak. Fait chaud et soif. La table est bien dévalisée. Alain arrive peu de temps avant que je remonte en selle. La montée se poursuit, la pente devient de plus en plus prononcée, les cailloux poussent de plus en plus sur le sol, le compteur se rapprochant dangereusement du zéro et c’est la séance de portage dans la grosse caillasse. Une courte descente dans les buis pour se refaire. Le terrain est bien accidenté et ça tabasse un max. On remonte, les cailloux disparaissent et l’on se remet à rouler plus facilement. Une portion de route, en pleine chaleur, monte vers le village de la Touche où je m’arrête au ravito pour profiter d’une ombre bienfaîtrice.

J’ai pas très faim, juste un peu soif. Franky arrive à son tour. Le ravito se trouve à coté d’un garage servant d’entrepôt à l’organisation. Je profite de l’ombre, plus fraîche, de ces lieux. J’ai la tête qui tourne un peu et m’appui sur une table puis….….je me retrouve allongé avec le visage de Francky, penché sur moi et un peu affolé. Je viens de tomber dans les pommes une bonne vingtaine de secondes d’après lui. On me relève les jambes pour ramener le sang en haut du corps. Je reprends mes esprits assez rapidement et m’arrose copieusement la tronche. Alain est arrivé à son tour, pendant ma séance de retour à la civilisation. Je jette un sort à quatre tubes de sucre rapide. Un médecin vient me prendre la tension, un peu basse. J’ai déjà récupéré et ne pense qu’à repartir. Ce que je vais faire, devancé par Franck, Alain fermant la marche. L’intermède a quand même duré 15 minutes pendant lesquelles Loïc est repassé devant.

Le trio entame une bonne montée sur piste large. Je me planque sur les bords ombragés du chemin mais ça va déjà beaucoup mieux et je passe devant (m’auront pas comme ça !). Le sommet arrive et une descente avec un passage plus technique.

A 16h, nous arrivons à Portes-en-Valdaine où le trio s’arrête moins de trois minutes pour une nouvelle pause ravito. J’ai complètement récupéré et le petit incident est déjà oublié. Il faut maintenant repartir pour le final, en montée bien sur. Une première bosse puis une courte descente et la bosse finale. Celle-ci se fait dans un single serpentant dans les bois. La pente s’accentue de plus en plus. Franky a déjà posé pieds à terre, après avoir copieusement gueulé sur le traceur du parcours dont les 15 derniers kilomètres sont de trop à son goût. Alain l’a imité et je suis le seul à terminer tranquillement la grimpette sur le spad, devancé par un coureur du Saint James qui monte debout sur les pédales (vu son état de fraîcheur, il doit avoir fait le 68km…). La montée se termine et le single se poursuit un peu avant de laisser place à une piste qui commence à se remplir de cailloux. Ma main en rideau ne me permet pas de lâcher tous les chevaux et Franky en profite pour repasser devant. Fin du chemin, le goudron et au loin l’arche d’arrivée. Allez, encore un petit effort. La plaque, j’embraye plus fort. J’essaye de revenir sur Franky qui a cassé son effort mais la distance est trop courte et il me manque moins de 50m. C’est enfin l’arrivée, à 16h45, après 7h45 d’efforts et de souffrances (pour la main car j’ai pas mal aux jambes).

Direction les tables où j’aperçois quelques Biker’s. Le plateau repas est vite avalé et apprécié. Les biquets arrivent au fur et à mesure, plus ou moins frais. Le Jean-Claude est pas mal dans le genre et s’affale sur la table un moment pour reprendre ses esprits, visiblement ‘un peu’ fatigué par cette petite course. Le Fred arrivera un peu plus tard, plus en forme. La remise des prix est l’occasion de voir le Biker’s sur le podium avec pour commencer Eric qui termine 10ème en se plaçant ainsi 1er Master, puis Marilyne en 1ère féminine - malgré sa chute qui lui vaut un détour gratuit vers la Croix-Rouge à son arrivée et enfin, une partie des biquets (les autres se remettant de leurs émotions) monte sur le podium pour recevoir le trophée du club le plus représenté.

Marilyne encore 1ère féminine !
Marilyne, 1ère féminine, récompensée par Bernard BENOIST

Manque plus que Claude qui arrive juste à point alors que nous allions rejoindre les voitures pour retourner au gîte. William et papy arrivent justement du gîte alors que nous chargeons les spads en voiture. Papy a explosé et n’a pu venir à bout du grand parcours.

Vient ensuite le moment de la douche tant attendue (sauf sur les blessures) puis de la séance relax en chaise longue en sirotant une mousse ou un Coca au soleil. On reprend ses esprits et des couleurs en racontant les exploits de la journée. Nos hôtes nous offre l’apéro puis nous passons à table. Maintenant on va pouvoir se lâcher. La quiche maison est rapidement expédiée, tout comme le très bon pâté fort apprécié par un Jean-Claude revenant à la vie. Rôti farci accompagné de courgettes, puis plateau de fromages et un bon crumble pour clore tout cela.

22h30 ; tentative infructueuse pour se jeter une bonne grosse glace dans le gosier. La province ferme vraiment trop tôt…

La fatigue se fait sentir, les paupières sont lourdes et Patrick puis Frédéric s’esquivent en douceur pour rejoindre leur douillet dodo. Le reste de la bande reste à papoter un moment avant de lever le camp. Bonne nuit les petits. Le sommeil ne met pas longtemps à venir…

Lundi 15/05/2001 :

7h43 : Les écoulements d’eau provenant de la chambre du dessus viennent agresser mes oreilles. Serait peut-être le temps de se lever. Ma chute d’hier commence à se faire sentir ; je suis un peu cassé de partout et ne sais sur quel centimètre de peau m’appuyer pour m’extirper des draps. Fred et Tic-Tac préfèrent rester au lit. Toilette rapide - par quel bout prendre un rasoir quand on a la moitié de la main droite bloquée - puis direction la salle à manger où je retrouve tous les autres Biker’s en train d’avaler leur petit déjeuner. Chouette, il y a encore des mini crêpes. J’ai une faim de loup.

Bagages – au revoir – voyage de retour. Pause à la sortie de Lyon où Emmanuel et Will ratent la sortie de Dardigny où l’on devait se retrouver pour manger. Le buffalo du coin permet de contenter nos estomacs qui commençaient à braire famine. C’est pas conseillé, mais une bonne viande rouge avec des frites, c’est vraiment top lorsque l’on a passé plus de sept heures à bouffer rien que des trucs sucrés.

Le retour sur Paris se fait sous le soleil et la chaleur, pour une fois. Voila encore un bon week end bien sympa et bien sportif dont tout le monde se souviendra.

Mardi 22/05/2001, 21h40 :
 Triste nouvelle. Bernard vient juste de me l'annoncer; nous avons participé à la dernière Sésame VTT.
 La saturation est arrivée à son comble, comme pour beaucoup d'organisateurs qui s'investissent
 énormément dans la vie de leur club et le bouchon a fini par sauter.
 Un grand merci à tous ces bénévoles pour leur dévouement et le temps passé à mettre en place
 cette bien belle épreuve particulièrement appréciée de nos Biker's.
 Les escapades des Biker's en Drôme ne sont pas oubliées pour autant car des bruits d'une
 Nougatlopet portée à 80km pourrait bien les voir revenir arpenter les singles des alentours de Montélimar...

Pédalator     14/05/2001

Les Biker's et la Presse

VELO TOUT TERRAIN N° 48. Cliquez pour lire l'article (Patience : 385ko)
VELO TOUT TERRAIN N° 48 - Juillet 201
Pages 98/99

Cliquez sur l'image ci-dessus pour lire l'article (385 ko = un peu de patience...)
et voir ainsi un Tic-Tac au départ tout souriant et un Willy en pleine concentration


Encore des images

cliquez sur les photos ci-dessous pour les voir en grand

On se met en place pour le départ
On se met tranquillement en place pour le départ

William se concentre...
William se concentre...

Le départ de Jean-Claude
Départ de Jean-Claude,
encore souriant à ce moment...

75ko
Eric en chasse

Alain planqué derrière un groupe (29ko)
Alain planqué derrière un groupe

Le bourbier de Sauzet (29ko)
Le Bourbier de Sauzet


Décrassage après la course.
Retour au gîte dans l'aspiration de la voiture du président

76ko
Premier apéro...

62ko
Deuxième apéro...

89ko
Le Biker's Band


Profil du circuit de 118km


Les données de pédalator

  POLAR
Temp roulé : 7h08'
Temp total : 7h45'11"
Moyenne: 17,1km/h
Distance: 122,3km
Vitesse max.: 48.3km/h
Dénivellé: 2100m
Départ/Arrivée: 9h00-16h45
FC max/moyenne 182/143

 Le budget:

  TTC
Péage 412km Fleury-en-Bière -> Villefranche-Limas 166F
Péage 149km Vienne -> Montélimar-Sud 63F
Péage 149 km Montélimar-Sud -> Vienne 63F
Péage 412km Villefranche-Limas -> Fleury-en-Bière 166F
Gazoil 97,88L 517,42F
Restaurant "Elie-Henry" 81F
Gîte 2 nuits, 2 petit-déjeuner, 2 dîners 450F

 

  Pneux : MICHELIN COMP-S Tubeless (modèle 2001, tringles souples), gonflés à 2.2/2.4 bars.
                     Un pneu plus large, type Pyhthon, à l'avant m'aurait peut-être évité une gamelle...


Dernière mise à jour : dimanche 18 novembre 2001 18:47


PEDALATOR    SOMMAIRE