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Raid des Terres Noires21/06/2009Digne-les-Bains (04)Raid 60km |
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Nous sommes revenus en juin 2008 faire Le Raid des Terres Noires si bien organisé par le club de VTT Rando 04,
n'hésitant pas à revenir l'été découvrir les environs de Digne-les-Bains où Éric et Roger nous ont si gentiment guidés en VTT
sur les sentiers de leurs terrains de jeux.
Cette année le Raid des Terres Noires est l'un des objectifs principaux de notre saison. Nous l'avons aussi recommandé à nos amis
et connaissances vététistiques, pour qu'ils viennent à leur tour découvrir cette superbe épreuve; mes petits comptes-rendus
et les belles proses de Jean-Paul Stephan semblent avoir contribués à l'opération de séduction, puisque le nombre de pré inscrits
au Raid était largement dépassé cette semaine, attirant plus de franciliens -en mal de soleil- que lors des éditions précédentes.
La 6ème édition du Raid des Terres Noires, épreuve inscrite au Challenge de Provence de la FFC, comptera cette année
comme seconde manche du challenge MTB Tour 2009 regroupant de beaux Raids. Les Randonnées quant à elles font parties
du Challenge Crédit Agricole 2009.
Cette semaine j'ai achevé de préparer nos VTT pour le Raid, remontant un train de pneus MAXXIS neufs sur mon SPARK et sur le DEVINCi de Mary.Il a fallu que je remplace aussi un roulement de mon pédalier qui était de nouveau grippé. J'ai procédé à la purge de mon frein arrière HOPE X2, puis celle du frein avant du DEVINCi auquel par prévoyance j'ai préféré remplacé les plaquettes arrières qui avaient dépassées le stade de la mi-usure.
Sur le DEVINCi on essaye un pneu avant un peu plus volumineux et typé Enduro, un ADvantage que Mary essaye depuis quelques sorties, en même temps qu'elle effectuait des réglages de pression sur l'amortos FOX remis à neuf récemment, son VTT ayant été passé en débattement 85 mm pour les terrains accidentés du sud. Cette année son VTT sera équipé d'une tige de selle télescopique Turbo 4 qui devrait l'aider à passer plus aisément les descentes raides des Terres Noires, mais comme elle n'est pas encore assez habituée à utiliser la chose, j'ai plutôt le sentiment qu'elle va se trimbaler inutilement 220g de plus sur son VTT, une surcharge qui ne l'aidera pas dans les portages du Raid sur sa monture qui pèse quand même 11,5kg ainsi équipée.
Vendredi 19 juinCette année nous avons décidés de partir une journée plus tôt pour scinder le trajet en deux; nous espérons ainsi réduire l'impact néfaste des 8h de voiture sur nos guibolles, qui se ressentent toujours des longues stations assises sans bouger. J'ai donc réservé un hôtel en sortie de Grenoble pour vendredi soir et nous avons chacun pris la demi-journée de RTT.
A midi je quitte le boulot de Suresnes, sur le retour je passe faire le plein du carrosse. On s'avale une bonne grosse plâtrée de nouilles, puis je charge le break. Je m'aperçois alors que le bar-ends du DEVINCi a marqué si fortement le cintre en carbone que celui-ci a commencé de se déchirer; il va falloir que j'emmène une scie et une lime pour raccourcir le cintre au ras de la déchirure, remplacement à prévoir ultérieurement. Cela ne devrait pas trop gêner Mary car elle utilise très peu les bar-ends sur un parcours comme celui des Terres Noires.
Nous quittons les Yvelines à 14h32, direction le sud, short et Tee-shirt déjà enfilés
. La sortie de région parisienne en début d'après midi est un peu laborieuse, mais parvenus sur l'autoroute du soleil la circulation sera bien plus fluide. En cours de route une voiture nous dépasse avec trois VTT au cul, dont un AlTira; ça doit être Fabien avec deux autres franciliens. Nous les retrouvons plus loin à une station service. Ils feront la pause ce soir du coté de Lyon, tout comme Marmotte et Seb qui sont aussi sur la route en ce moment.
Nous poursuivons notre route en écopant de sacrées rincées de pluie après Lyon, le ciel est très chargé et la visibilité réduite rend la conduite un peu fatigante. Mon mollet droit est alors bien content de passer Grenoble et d'arrêter la voiture sur le parking de Claix (38) à 20h18.On a juste le temps de décharger sacs et VTT au sec avant que ne tombent les premières gouttes de pluie, par la suite ce sera la douche dehors.
Nous dînerons au resto de l'hôtel, menus corrects avec un buffet de desserts à volonté; autant dire qu'en gourmands nous lui avons fait honneur, Mary prenant soin de vider le bol de mousse au chocolat tout juste rapporté par le serveur
.
L'estomac comblé, nous avons gagné la couette prévoyant une bonne nuit de repos en préparation de l'épreuve VTT de dimanche. Seulement voilà, bien que l'hôtel fasse partie des Logis de France -qui sont généralement de bons établissements- celui-ci était situé trop très de l'autoroute et l'insonorisation de notre chambre laissait à désirer, même fenêtre fermée
. Et nous avons eu un peu de mal à trouver le sommeil, Mary allant même à ressortir les bouchons d'oreilles. Pas cool au tarif de la chambre...
Samedi 20 juinAu niveau de Sisteron nous reprenons un petit bout de l'autoroute A51 jusqu'à sa sortie N°20, rejoignant ensuite le village Les Mées pour y remplir le réservoir de la Pédalatoromobile. Nous remontons ensuite une étroite petite route, plutôt pentue dans ses lacets, montant au travers de la Forêt des Mées vers La Lèche, un promontoire où se termine la route goudronnée au niveau d'un Oratoire. Beau point de vue sur les environs, un endroit parfait pour notre pique-nique car midi est proche.
Nous retirons nos plaques de cadre, plutôt jolies et plastifiées par Roger; il a du y passer du temps le pauvre. En petit cadeau de bienvenue nous recevons un bandana, idée originale parfaitement appropriée aux longues heures de suée occasionnée par le Raid, ça change du traditionnel Tee-Shirt finissant toujours en pyjama ou chiffon pour le vélo
.
On discutera quelques instants avec Fred BATAIL, le laissant bien vite à ses multiples préparatifs pour le Raid. En ressortant du stade on croise Albike et Dodie qui sortent tout juste de la sieste. Courageux les Chablisiens de venir avec leurs semi-rigide.
En soirée nous rejoignons La Taverne pour y retrouver une partie des organisateurs dont Alain DELFINO le président de VTT RANDO 04 et Fred BATAIL, nous dînerons ainsi en compagnie de Jean-Paul Stephan en passant une très bonne soirée, devisant de VTT bien sûr, menus sportifs au menu, sauf pour Mary qui en avait marre de manger des nouilles.
Si l'avenir du Raid des Terres Noires s'avérait incertain l'an dernier, un seul homme pouvant difficilement concilier la vie de famille avec les nombreuses heures et contraintes liées à une grosse organisation comme le Raid, les témoignages de soutien apportés par les participants conquis ont contribués au renforcement du comité d'organisation constitué autour d'Alain DELFINO et Fred BATAIL pour que perdure ce bijou du VTT. La bonne mine d'Alain lors du dîner reste de bon augure pour la pérennité de cette épreuve
.
Dimanche 15 juin
Portable et montre programmés pour 6h, je suis déjà réveillé à 5h45. Nous prenons le petit-déjeuner dans la chambre, on a tout prévu pour ça puisque l'hôtel ne pouvait les servir qu'à partir de 7h. Tenue du jour ; cuissard court + maillot sans manche, même pas envie de trimbaler le moindre coupe-vent ni de manchettes car la météo s'annonce belle
. Le Camelbak est rempli de ses trois litres de Carbu Synergix arôme Coco, goût frais sans l'impression de sucré écoeurant au bout de plusieurs heures.
Je commence à recharger la voiture avec le barda et mon VTT. Mary part avec Franck rejoindre le site départ en vélo, pendant ce temps j'emmène la voiture sur le parking proche du stade, il est 7h passé.
Pour info, Jean-Charles est parti à 4h00 du mat' pour vérifier le balisage et rebaliser les parties malheureusement débalisées dans la nuit !! Respect et milles merçi !
Mes jambes semblent bien répondre, je ne ressens pas cette sensation de fatigue comme nous avons à l'issue d'un long voyage; Cool. La méthode de scinder le voyage semble profitable.
Coté compétition, les jeunes vététistes vont en démordre sur les Raids de 18km et 28km, tandis que les plus âgés d'au moins 19 ans s'alignent au départ du Raid 60km annoncé pour 2700m de dénivelé positif. Le plateau de coureurs s'annonce plutôt relevé cette année, avec plusieurs Teams présents. Même Jean-Paul Stephan (qui n'avait pas prévu de revenir) a finalement craqué pour disputer de nouveau ce Raid qu'il apprécie particulièrement, emmenant dans son sillage de nouveaux compétiteurs comme Thibaut Vassal.
Pour ceux que le chrono rebute, l'organisation permettait de découvrir en randonnée les environs de Digne au travers de parcours 'Découverte' de 15km et 35km plus accessibles, les vététistes mieux entraînés pouvant quant à eux se confronter aux difficultés des deux parcours 'Expert' de 45km et 60km, ce dernier étant celui du Raid. Des échappatoires permettaient aux organismes fatigués ou aux mollets moins entraînés de squizzer les grosses difficultés.
Pour occuper les familles en attendant le retour de leurs vététistes, deux promenades pédestres à caractère thématique étaient proposées gratuitement par l'organisation pour découvrir musées et réserve Géologique du pays Dignois.
Le village départ et ses stands permettait aux participants de découvrir les vélos et accessoires exposés par les différents partenaires de l'épreuve.

Le tracé du Raid cette année sera identique à celui de l'an dernier, permettant aux coureurs de voir s'ils ont progressés entre deux éditions, ou de finir le Raid s'ils avaient bâché l'an dernier, mais surtout en raison d'un hiver particulièrement long dans la région qui n'a pas permis aux organisateurs d'ouvrir de nouvelles voies et de faire suffisamment de recos en vue de faire évoluer un tracé déjà bien aboutit.
A 8h04, le départ est donné depuis le Stade Jean Rolland, retardé de quelques minutes par un concurrent ayant rencontré quelques soucis mécanique dans le parc coureurs... La voiture ouvreuse trace la route à bonne allure, poursuivie par une horde de vététistes roulant à plus de 38km/h durant les cinq minutes de traversée de Digne menant à l'entrée du premier chemin. D'emblée le ton de l'édition 2009 est donné avec ce départ plus rapide que l'an dernier car j'arrive difficilement a rester devant, chaque compétiteur essayant de se placer au mieux afin d'aborder bien placé le début de la piste caillouteuse annonçant la première longue bosse du parcours, petite mise en bouche que les randonneurs pouvaient esquiver en poursuivant par la route.
Nous passerons plus de vingt minutes à mouliner dans cette première ascension de 3km sur la piste du Pigeonnier montant vers Le Cousson, chemin que les bénévoles ont pris soin de ratisser durant 4 heures pour nous faciliter la montée qui en temps normal s'avère plus que sportive avec plein de cailloux roulants sous les roues. Cette première mise en jambe va rapidement mettre tout le monde à sa place et éclaircir les rangs avant la première descente. J'ai de bonnes jambes et monte à bonne allure sans m'exploser, le cardio reste tout de même bien haut, remontant petit à petit plusieurs concurrents. Sur le dernier quart de la montée, lorsque la piste redevient faux plat, $eboss me dépasse, alors que d'habitude il caracole loin devant moi dans nos XC franciliens. En fait il est partit de derrière et s'est fait bouchonner dès le début puis dans la montée.
Le flux calmé je remonte en selle pour la suite de la descente qui pose moins de problème sur un joli sentier étroit qui ondule en suivant les courbes de niveau, puis se met à descendre régulièrement.
On ressort du sous bois pour terminer la descente sur un terrain plus gris et rocailleux, je bloque encore cette année au niveau des deux épingles serrées du bas, là où le léger vide d'en face me gêne plus que la technicité même du passage en S, puis le sentier file entre les herbes.
Moment de répit dans la vallée où cette année plutôt que de suivre le chemin gris longeant le torrent, nous longeons la lisière des bois en bordure d'un champ de hautes herbes, pour rejoindre 500m plus loin la petite route des Bains Thermaux. Une portion plus jolie je trouve. Retour sur la petite route, les bénévoles sécurisent parfaitement tous ces passages bitumeux et nous guident sur la bonne voie. Le petit escalier en rondins à passer à pied, puis le sentier qui remonte un peu plus fort pour rattraper la route que l'on suit en faux plat montant quelques instants, mode récup, puis à gauche toute pour attaquer le joli sentier qui grimpe en sous bois, de plus en plus, pour nous emmener au pied du premier portage montant vers Le Feston.
Avant le haut je m'arrête prendre quelques clichés, puis repart pour profiter du beau sentier ombragé qui monte tout doucement en suivant les courbes de niveau du versant Sud du Feston, l'allure un peu bridée par un gars de VTT Rando 04, lui même bouchonné par un vététiste portant protège tibia et qui roule plutôt dans un rythme de rando sportive, dans cette portion où l'on peut avoiner en s'amusant des relances à produire au gré des légères courbes du relief, prenant garde de ne pas bloquer la roue sur les rares petits blocs rocheux et souches bordant le sentier. On commence ensuite la descente, rien de bien dur, ça secoue un peu par endroit, je passe les deux gars qui sont moins techniques.
La descente nous ramène sur la route, que l'on quitte de suite pour repartir dans un sentier plus rocailleux montant vers les cascades, on y alterne séances de roulage avec passages de légères marches rocheuses et courts moments de poussage, parfois le vide sur notre droite. On arrive alors au rétrécissement du chemin où l'organisation demande de porter le vélo et passer à pied, une main courante en fil d'acier tressé accrochée à la paroi. Un peu stressé par mon léger vertige je ne me fais pas prier, passant les 3m de sentier étroit en dévers en tenant le câble de la main droite tandis que je serre le cadre du SPARK de la droite. Je contourne la paroi en poursuivant à pied, le sentier s'élargit un chouilla et longe la paroi, le vide toujours à droite je préfère poursuivre un peu à pied, me rangeant pour laisser passer les gars en VTT, de toute façon quelques mètres plus loin ça ne passe pas en vélo et on doit descendre à pied pour traverser la gorge où s'écoule un filet d'eau, pour remonter en face en mode pédestre, pour passer l'épingle du sentier.
Je m'arrête de nouveau pour un shoot photos de ce passage marquant du Raid, ça me permet de perdre quelques pulses, Franck me passe à ce moment en lâchant au passage un "c'est dur !", je l'encourage et remonte en selle, pour moi c'est un peu plus facile car je connais déjà le parcours et sait par avance ce qui nous attend par la suite, ça permet de mieux gérer les périodes de repos avant les zones plus difficiles. Le sentier continue de monter, quelques marches de dalles rocheuses et amas de cailloux nous forcent parfois à déchausser pour passer ces difficultés que les petits gars du coin savent franchir comme de vraies chèvres, je l'ai constaté cet été en suivant Roger et Éric.
Le parcours nous emmène ensuite au travers de chemins un peu plus reposant, j'y dépasse Guibert SAGER qui roule bien plus cool que sur les courses franciliennes du 95 où il squatte souvent le top podium dans ma catégorie Vétérans A, je l'encourage au passage et continue ma progression. Je savoure les sentiers alternant passages ombragés et marnes grises où l'on joue des montagnes russes, manque de bol en prenant des photos j'ai un peu plus de monde devant moi, avec certainement des randonneurs car je dépasse Christian Caihol qui devait zapper la première bosse, et le rythme est trop cool là où l'on peut rouler bien plus vite sans le payer.
On remonte vers Le Feston par un joli sentier à l'ombre des arbres, puis on plonge par une belle descente avec passages techniques. On revient sur la D569 que l'on remonte sur un kilomètre, période de répit à mettre à profit, je m'arrête quelques secondes au ravito disposé au bout de la route, avalant un verre d'eau et quelques fruits sec. La table est super bien pourvue et variée, avec même du salé et je ne résiste pas à l'appel des Pailles d'Or à la Framboise qui me narguent.
La suite du parcours allait nous mener, au gré du relief accidenté par de multiples sentiers et chemins faisant la part belle à la technique et au ludique, en montée comme en descente, parsemé de moult portages occasionnés soit par la pente ou les roches, avec quelques passages aériens parfois vertigineux, vers le point sublime
du parcours, dans la zone si caractéristique des Terres Noires. Tout un enchaînement mis en place l'an dernier au travers des robines de marnes grises, succession physique de petites marches, de coup de cul courts, de
micro portages, de toboggans, qui sont usant à la longue dans leurs répétitions et pour lesquels nos muscles de parisiens ne sont pas assez entraînés.
Quelques passages aériens parfois vertigineux; l'étroit sentier coincé entre la paroi et le vide où un léger vertige incite à passer prudemment à pied les deux mètres d'un sol en léger dévers. C'est là que l'on cogite le plus: 'et si ma pédale cognait dans la paroi et m'envoyait dans le vide'. 'Est-ce que m'aligner au départ de la TransV l'an prochain reste une bonne idée'.
Cette année nous bénéficions d'une météo idéale, point trop chaude, sous un ciel bleu parfois légèrement voilé empêchant les rayons du soleil de cuire les pilotes traversant les grises zones minérales à découvert. Un petit mistral venant nous rafraîchir en sortie des combes.
La beauté des paysages venait alors ravir les yeux, avant de combler les pilotes par une longue descente ponctuée de passages raides, de cassures du relief, de saut de marches en série, où le pilotage prenait tout son sens. Passé les appréhensions de se jeter dans les courtes descentes de buttes bien pentues du début (cool j'ai réussi à passer de nouveau la première où il ne faut pas avoir peur de se jeter dans la pente grise), on se prend à laisser filer le spad. J'ai rattrapé Fabien qui lui passe en VTT les deux/trois zones très raides qui me causent du souci à cause de mon léger vertige. Il disparaîtra de ma vue lors de mon arrêt photos au point sublime, mais par la suite je le doublerais dans une des dernières bosses du parcours; il avait alors un peu chaud à ce moment et sûrement pas récupéré totalement de sa TransV.
Passé la descente venait la séparation des parcours du Raid, on retrouvait le quatrième et dernier ravito après la traversée d'un léger gué. Je m'y arrête pour remplir de nouveau le Camelbak, car il n'y aura plus de ravito par la suite. En repartant de ce ravito nous allons remonter assez longuement par à coups, en essuyant une volée de raidillons sur les marnes grises, sur des chemins et des sentiers, un passage que je ne me rappelais pas aussi difficile pour les jambes, je monte la majorité de ces passages sur le VTT en bec de selle, sauf au début j'ai préféré soulager les gambettes en poussant le VTT à partir du 4/5 de la bosse la plus forte.
Petite descente sympathique sur un sentier un peu caillouteux, avec deux lacets, puis plus rapide et lisse ensuite en revenant sur la route où était planté le dernier ravitaillement l'an dernier.
Voici venir la dernière difficulté du parcours, qui réside en une longue bosse de plus de 4km nous ramenant à plus de 1000m d'altitude, soit plus d'une heure de moulinage débutant par 1,8km de piste. J'ai passé le SPARK en position 70mm pour récupérer du rendement. Seulement à peine démarré la grimpette je ressens des amorces de crampes; pas cool car généralement ça s'arrange pas avec le moulinage, alors je déclipse le pied gauche, pose le talon sur la pédale, descend de deux pignons et commence la montée en tirant un peu plus de braquet, ce qui semble me réussir car les crampes ne se re-manifestent pas, j'en profite pour fortement m'hydrater et j'avale un tube de sucres rapides censé réduire les crampes (mode Pipeau). Du coup je reviens doucement sur un concurrent qui mouline dans la montée sur la piste.
La piste se termine et on bascule dans la courte descente ramenant au pied du sentier, j'ai pas les jambes super et je sens les crampes toutes prêtes à me sauter sur les muscles des cuisses au moindre pas de travers. J'attaque le très beau sentier traversant régulièrement les courbes de niveaux à l'ombre providentielle des sapins. La remontée se passe plutôt bien, prudence dans les quelques lacets où les cassures de relief impose de déchausser, la crampes guette, je tête régulièrement la tétine du Camelbak. Légère appréhension en longeant au ralenti d'un enroulé-freiné le filet de plastique orange -présentant à mes yeux une bien frêle protection face au précipice- bordant la gauche du sentier.
Enfin le sommet est proche, cette fois je ne tente pas de passer le dernier coup de cul du réservoir sur le VTT, je pousse 10m puis remonte en selle, encouragé par deux bénévoles annonçant la récompense de ces efforts par une fin de parcours en cerise sur le gâteau; Descente.
Une longue et belle descente s'offre désormais au devant de nous; débutant en sentier offrant un beau panorama sur Digne, pour plonger sur un chemin copieusement pavé de cailloux et grosses racines, puis plus rapidement le temps de reprendre une petite partie de la piste déjà empruntée en montée au début du Raid. Un vététiste m'a dépassé, puis s'arrête sur le bord, je trace. La session technique et ludique d'un joli sentier aux multiples lacets, émaillés de nombreux passages de petites marches rocheuses, de gouttières poussiéreuses vient clore cette descente finissant par une partie plus caillouteuse et trépidante qui nous ramène au bitume des rues de Digne. Super content cette année je passe tout sur le vélo, hormis une marche caillouteuse placée dans une épingle où je ne suis pas arrivé par la bonne trajectoire.
Il ne me reste plus qu'un kilomètre à parcourir, en longeant La Bléone avec le mistral dans la truffe, pour revenir au point de départ où je passe la ligne d'arrivée à 13h23'41, bouclant le Raid 60km en 5h15'18 avec 5h00 en temps de roulage, soit presque 17 minutes de plus que mon temps de roulage de l'an dernier. Mais la perf n'était pas l'objectif du jour, qui était de terminer le Raid en profitant au maximum de ce beau tracé, tout en ramenant quelques beaux clichés pour mes articles. Mission remplie, j'ai pris grand plaisir dans les descentes à passer bien plus de passages durs cette année.
La ligne d'arrivée passée, on me colle un sticker de 'Finisher' sur la plaque de cadre, sympathique nouveauté et souvenir de cette année.

Redevenus propres, la reconstitution des forces des pilotes pouvait ensuite être envisagée en se dirigeant vers le stand du ravitaillement final, et pour ceux qui l'avait choisi lors de l'inscription s'asseoir à table sous l'ombrage bienvenu des tentes pour dévorer le plateau repas comprenant une assiette de Paella Fideau, un morceau de fromage et un fruit. Un peu juste en quantité, surtout les coquillettes que j'aurais bien avalé en plus gros volume, le tout rapidement dévoré.
Alors que plusieurs organisations VTT comme le Raid Cassis voient leurs parcours s'aseptiser pour contenter toujours plus de 'clients', les Dignois continuent sur la voie qu'ils se font fixés consistant à privilégier la qualité d'un beau parcours de Raid mêlant toutes les facettes de la pratique du vrai VTT, pimenté d'assez de difficultés techniques et physiques autolimitant le nombre de participants d'une épreuve ne souhaitant pas atteindre la taille des épreuves de masse pour préserver son caractère. Les témoignages des compétiteurs présents sur le podium conforte les organisateurs dans leur choix, louant la convivialité et le sérieux d'une épreuve dotée d'un tracé de pur VTT dans un cadre sublime.
Malgré la fatigue, une fois passé la ligne d'arrivée compétiteurs et randonneurs n'avaient qu'encouragements et remerciements à prodiguer à tous les bénévoles ayant oeuvrés pour leurs offrir cette belle épreuve ; accueil et convivialité, beauté des paysages, qualité du tracé, fléchage irréprochable, variété et qualité des ravitaillements. Et pour nourrir et hydrater 270 compétiteurs et plus de 700 randonneurs, ce sont pas moins de 5 tonnes de victuailles et boisson qui ont été acheminées par l'organisation vers les différents points de ravitaillement.
Un seul regret pour ma part; le nombre -inacceptable- d'emballages de barres énergétiques et de tubes jetés par certains des compétiteurs et/ou randonneurs qui me précédaient, ces tristes individus ne semblant pas encore comprendre que leur conduite est susceptible de remettre en question l'attribution des autorisations permettant le déroulement de toute organisation VTT dans des sites aussi magnifiques que celui des Terres Noires.
Comme annoncé par l'organisation, le parcours de cette année était quasi identique à celui de 2008, avec quelques variantes minimes ; la première au bas de la première descente, la seconde mineure se faisait en redescendant du Feston coté Nord, où l'on coupait les quelques dizaines de mètres du gauche-droite D19/D569 qui se faisait sur le bitume auparavant. La dernière variante du tracé 2009 arrivait peu avant la dernière montée, nous faisant suivre le canyon jusqu'au bout, puisque le terrain très sec cette année le permettait.
Franck arrivera moins de vingt minutes après moi, trouvant le parcours plus physique que ce qu'il pensait trouver, mais conquis lui aussi par ce superbe tracé.
Mary avale son plateau repas, on discute avec Bernard de VTT, de la Transvésubienne qui me titille grave, des épreuves à venir; on risque de se revoir à la rando de Chorges à la mi-juillet.
Avec 270 participants inscrits sur le Raid et plus de 700 randonneurs, les Terres Noires dépassent cette année les mille vététistes, une progression constante par rapport aux 900 vététistes de l'an dernier. Espérons que cet évènement ne grossisse pas trop pour préserver la qualité et la convivialité de ce Raid.
Le classement scratch du Raid 60km récompense le jeune Espoir Freddy BETREMIEUX pour sa première participation. Jean-Paul Stephan lui monte sur la première marche du podium Masters 2. Du coté des Dames inscrites sur le 60km, Mary se hisse sur la 3ème marche du podium comme l'an dernier, recevant un beau Trophée et en cadeau une potence XLC; sympa les lots.
![]() Podium Masters 1 60km 1er Olivier LAMARQUE |
![]() Podium Masters 2 60km 1er Jean-Paul Stephan |
![]() Podium Masters 3 60km 1er J.F. PINONCELY |
Franck repart en VTT chercher sa navette, nous quittons ciel bleu et soleil Dignois à 16h14. Trajet retour effectué sans encombre, averses de pluie avant Lyon. Nous effectuons chacun deux séances de conduite pour reposer un peu les yeux et la nuque. De retour chez nous à 0h18; pose des sacs, puis plongée immédiate dans le bon lit douillet avant 1h du mat
.
Lundi matin, grasse matinée jusqu'à 9h, nous émergeons tardivement d'un sommeil récupérateur, la tête encore remplie de ces splendides images de paysages Dignois, le dos endolori et les muscles des cuisses raidis de courbatures que nulle autre épreuve de VTT -hormis la TransV- n'est susceptible de nous laisser comme souvenir... et ça va durer ainsi durant trois jours, marchant comme un pantin désarticulé... Pour sûr, le Raid des Terres Noires "On s'en souvient" ...
Et nous reviendrons bien sûr cet été profiter de nouveau de cette belle région Dignoise, en vélo de route, en VTT et à pied : "On y revient !"
Pédalator
| POLAR CS600 | GARMIN Edge705 | |
|---|---|---|
| Départ : | 8h02'04 | 8h01'42 |
| Temps roulé : | 5h00'10 | 5h00'32 |
| Temps déplacement : | - | - |
| Temps total : | 5h21'37 | - |
| Moyenne: | 10,9km/h | 10,5 km/h |
| Vitesse max.: | 40,5km/h | 39,6 km/h |
| Distance: | 54,0km | 52,81 km |
| Réglage compteur : | 2020 mm | |
| ODO | 630,42km (582,4km) | |
| Dénivelée positif cumulé: | +2300m | +2367 m |
| Dénivelée négatif cumulé : | -2310m | -2375 m |
| Dénivelée positif Training Center | - | +2344m/-2342m |
| Dénivelée positif CartoExploreur | - | |
| Température Min/Moy/Max: | 13/23/33°C | - |
| FC Min/Moy/Max: | 66/158/181 | sans ceinture |
| Calories | 3585kcal | 2926 cal |
| Période échantillons : | 5s | Auto |
| Démarrage compteur : | manuel | Auto-Start |
| Fichiers échantillons 2009: | 09062101.hrm | TRK (prive) |
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| Distance/dénivelée annoncés : | Raid 60km / +2700m Raid 28km / +900m Raid 18km / +700m | |
| Vélo du jour : | SCOTT | SPARK07 | ||||
| Pneumatiques : | ||||||
| Avant : | MAXXIS | Ignitor LUST | 26"x2.10" | 1.8 bars | 2020mm | |
| Arrière : | MAXXIS | Larsen TT LUST | 26"x2.0" | 2.0 bars | ||
| Suspensions : | ||||||
| Fourche : | ROCK-SHOX | REBA World Cup | 100/100Psi | 100mm débattement | ||
| Amortisseur: | DT-SWISS | NudeTc | 90Psi | |||
| Transmission : | 22/32/44 et 11-32 | |||||
| DATE | A/R | Désignation | Prix |
|---|---|---|---|
| 19/06/2009 | Aller | 19h00 - Péage APRR - A6 : Fleury-en-Biere -> Villefranche-Limas: 412km | 30,80€ |
| 20h05 - Péage AREA: St-Quentin -> Voreppe : 90km | 9,60€ | ||
| Hôtel 'La Clé des Champs' - Claix (38) - 1 nuit 2p + 1 menus 26€ + petits déjeuners | 137,00€ | ||
| 20/06/2009 | Péage AREA: Le Crozet | 3,00€ | |
| 11h14 - Péage ESCOTA: Sisteron-Nord -> Peyruis | 2,20€ | ||
| 11h21 - Gasoil - Intermarché 'Les Mees' : 41,55L à 1.04€ | 43,21€ | ||
| Hôtel Central - Digne - 1 nuit 2p. 51€ + taxe séjour | 52,22€ | ||
| 21/06/2009 | Retour | Péage AREA: Le Crozet | 3,00€ |
| 16h51 - Péage ESCOTA: Sisteron-Nord -> Aubignosc-Est | 1,20€ | ||
| Péage AREA: Voreppe -> St-Quentin : 90km | 9,60€ | ||
| 23h27 - Péage APRR - A6 : Villefranche-Limas -> Fleury-en-Biere: 412km | 30,80€ | ||
| Auchan - Plaisir - 54,43L à 1,009€ | 54,92€ | ||
| TOTAL : | 377,55€ | ||
Les Clayes-sous-Bois (78) -> Digne-les-Bains (04) + trajets locaux -> = 782km
Digne-les-Bains (04) -> Les Clayes-sous-Bois (78) = 760km en 8h04
Kilométrage TOTAL= 1542km
photos des filles du Saucisse-Team : Galerie 1 et Galerie 2
photos de l'organisation par Fred
La vidéo de Christian Caihol sur Randos VTT Videos
Le CR de Wombatsly sur son Raid des Terres Noires 2009
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Dernière mise à jour : lundi 27 juillet 2009 20:28 |
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